Ouvrières parisiennes. Marchés du travail et trajectoires professionnelles au 20ème siècle
Omnès Catherine
EHESS
29,00 €
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EAN :9782713212260
Les femmes au travail du premier 20e siècle, la région parisienne et ses usines, la société ouvrière de l'entre-deux-guerres, tel est le paysage dont ce livre décrit les traits saillants. Mais, s'il nous donne à voir leurs portraits, à l'intersection d'une histoire des femmes et d'une histoire ouvrière, c'est pour mieux s'interroger sur les logiques sociales qui structurent les marchés du travail et construisent les mobilités professionnelles. Pourquoi et comment travailler ? Longtemps ? Dans quelles branches ? Et avec quelles qualifications ? À ces questions, ce travail répond en privilégiant une approche biographique. Le recours à des sources quantitatives originales, systématiquement dépouillées, comme les fichiers d'entreprises ou les dossiers de retraite, permet de croiser les itinéraires professionnels avec le milieu d'origine et l'histoire familiale, avec les stratégies des employeurs, les politiques publiques et les rythmes de la conjoncture. Ainsi se trouve éclairée la pluralité des cycles de vie et de travail des ouvrières parisiennes. Cette démarche biographique, longitudinale et générationnelle, permet de rompre avec l'outillage traditionnel grâce auquel l'historiographie a longtemps pensé le monde ouvrier et ses rapports au travail. En montrant la vigueur de la segmentation des emplois et le poids de contraintes inaltérables, en révélant l'enfermement de nombreux destins individuels mais aussi la progressive ouverture du milieu ouvrier, elle contribue à faire mieux comprendre le fonctionnement réel des marchés du travail et à renouveler notre connaissance de la mobilité sociale dans la France du 20e siècle.
Nombre de pages
374
Date de parution
12/12/1997
Poids
514g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713212260
Titre
Ouvrières parisiennes. Marchés du travail et trajectoires professionnelles au 20ème siècle
Auteur
Omnès Catherine
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
514
Date de parution
19971212
Nombre de pages
374,00 €
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Biographie de l'auteur Catherine Omnès, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Saint-Quentin-en-Yvelines. Anne-Sophie Bruno, AMN d'histoire contemporaine à l'Université de Saint-Quentin-en-Yvelines
Après avoir défriché l'histoire de l'inaptitude au travail, le Groupe d'Histoire Travail et Santé (GHTS) prolonge son investigation historique de la santé au travail en abordant la thématique du risque au travail. L'enjeu est de comprendre pourquoi le risque professionnel demeure un fléau humain et financier et une source d'aggravation des inégalités sociales dans les économies occidentales un siècle après les lois relatives à la réparation des accidents du travail. Les contributions présentées dans cet ouvrage donnent à voir les figures multiples et souvent méconnues des métiers du risque ; tour à tour apparaissent inspecteurs du travail, médecins d'usine, surintendantes d'usine, ingénieurs de sécurité, psychotechniciens, médecins du travail, ergonomes..., autant de professions à la culture et au positionnement différents, qui se concurrencent et qui s'entrechoquent plus qu'elles ne coopèrent, jusqu'à ce que le droit communautaire les astreigne à travailler ensemble dans la pluridisciplinarité. L'observation se focalise sur les instances spécialisées dans la gestion du risque. À la fois lieux de concertation et lieux de l'expertise, ces instances laissent voir le jeu des acteurs, la volonté patronale de garder la main mise sur la sécurité, les outils qu'elles produisent et des pratiques qui n'échappent pas à l'influence de l'environnement, aux stéréotypes sociaux et à la logique longtemps dominante qui attribue 80 pour cent des risques au " facteur humain ". Enfin, en interrogeant les terrains des luttes sociales, les historiens revisitent l'idée généralement admise d'un consentement des travailleurs au risque professionnel, voire le goût de la prise de risque, leur prédilection pour la valorisation financière du risque et pour la réparation aux dépens de la prévention. Peu visible, la revendication de la sécurité au travail a souvent été minorée, minimisée, car elle s'exprime, semble-t-il, à une échelle locale ou individuelle. Il faut attendre les années 1970 pour que des mouvements sociaux et juridiques de type nouveau fassent du droit à la sécurité et à la santé au travail un enjeu central des luttes et cherchent au-delà à redéfinir la place des hommes et des femmes dans le système productif comme d'autres avaient tenté de le faire au début du siècle face au défi du taylorisme.
Sous les lumières de Manchester, Agatha, jeune serveuse passionnée d'astronomie, rêve d'astres et d'une vie plus vaste que son quotidien épuisant. William, héritier d'une famille aisée, se débat avec un destin tracé d'avance. Leur rencontre improbable bouscule les convenances et expose les failles d'une société où l'apparence prévaut. Entre secrets, mensonges et désirs inavoués, chacun cherche à s'émanciper du carcan familial et social. Quand les sentiments s'en mêlent, reste-t-il encore un choix sans douleur ...
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.