Cultures du risque au travail et pratiques de prévention au XXe siècle. La France au regard des pays
Omnès Catherine ; Pitti Laure
PU RENNES
19,00 €
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EAN :9782753508132
Après avoir défriché l'histoire de l'inaptitude au travail, le Groupe d'Histoire Travail et Santé (GHTS) prolonge son investigation historique de la santé au travail en abordant la thématique du risque au travail. L'enjeu est de comprendre pourquoi le risque professionnel demeure un fléau humain et financier et une source d'aggravation des inégalités sociales dans les économies occidentales un siècle après les lois relatives à la réparation des accidents du travail. Les contributions présentées dans cet ouvrage donnent à voir les figures multiples et souvent méconnues des métiers du risque ; tour à tour apparaissent inspecteurs du travail, médecins d'usine, surintendantes d'usine, ingénieurs de sécurité, psychotechniciens, médecins du travail, ergonomes..., autant de professions à la culture et au positionnement différents, qui se concurrencent et qui s'entrechoquent plus qu'elles ne coopèrent, jusqu'à ce que le droit communautaire les astreigne à travailler ensemble dans la pluridisciplinarité. L'observation se focalise sur les instances spécialisées dans la gestion du risque. À la fois lieux de concertation et lieux de l'expertise, ces instances laissent voir le jeu des acteurs, la volonté patronale de garder la main mise sur la sécurité, les outils qu'elles produisent et des pratiques qui n'échappent pas à l'influence de l'environnement, aux stéréotypes sociaux et à la logique longtemps dominante qui attribue 80 pour cent des risques au " facteur humain ". Enfin, en interrogeant les terrains des luttes sociales, les historiens revisitent l'idée généralement admise d'un consentement des travailleurs au risque professionnel, voire le goût de la prise de risque, leur prédilection pour la valorisation financière du risque et pour la réparation aux dépens de la prévention. Peu visible, la revendication de la sécurité au travail a souvent été minorée, minimisée, car elle s'exprime, semble-t-il, à une échelle locale ou individuelle. Il faut attendre les années 1970 pour que des mouvements sociaux et juridiques de type nouveau fassent du droit à la sécurité et à la santé au travail un enjeu central des luttes et cherchent au-delà à redéfinir la place des hommes et des femmes dans le système productif comme d'autres avaient tenté de le faire au début du siècle face au défi du taylorisme.
Nombre de pages
262
Date de parution
30/12/1995
Poids
401g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782753508132
Titre
Cultures du risque au travail et pratiques de prévention au XXe siècle. La France au regard des pays
Auteur
Omnès Catherine ; Pitti Laure
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
401
Date de parution
19951230
Nombre de pages
262,00 €
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Les femmes au travail du premier 20e siècle, la région parisienne et ses usines, la société ouvrière de l'entre-deux-guerres, tel est le paysage dont ce livre décrit les traits saillants. Mais, s'il nous donne à voir leurs portraits, à l'intersection d'une histoire des femmes et d'une histoire ouvrière, c'est pour mieux s'interroger sur les logiques sociales qui structurent les marchés du travail et construisent les mobilités professionnelles. Pourquoi et comment travailler ? Longtemps ? Dans quelles branches ? Et avec quelles qualifications ? À ces questions, ce travail répond en privilégiant une approche biographique. Le recours à des sources quantitatives originales, systématiquement dépouillées, comme les fichiers d'entreprises ou les dossiers de retraite, permet de croiser les itinéraires professionnels avec le milieu d'origine et l'histoire familiale, avec les stratégies des employeurs, les politiques publiques et les rythmes de la conjoncture. Ainsi se trouve éclairée la pluralité des cycles de vie et de travail des ouvrières parisiennes. Cette démarche biographique, longitudinale et générationnelle, permet de rompre avec l'outillage traditionnel grâce auquel l'historiographie a longtemps pensé le monde ouvrier et ses rapports au travail. En montrant la vigueur de la segmentation des emplois et le poids de contraintes inaltérables, en révélant l'enfermement de nombreux destins individuels mais aussi la progressive ouverture du milieu ouvrier, elle contribue à faire mieux comprendre le fonctionnement réel des marchés du travail et à renouveler notre connaissance de la mobilité sociale dans la France du 20e siècle.
Biographie de l'auteur Catherine Omnès, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Saint-Quentin-en-Yvelines. Anne-Sophie Bruno, AMN d'histoire contemporaine à l'Université de Saint-Quentin-en-Yvelines
Francis Bacon, voilà plus de trois siècles, rêvait qu'un jour les principes de la science seraient si proches du coeur des choses qu'il deviendrait possible de refonder sur eux la philosophie. Ce jour est venu, pour la philosophie de la connaissance. La réflexion philosophique sur la science s'est, depuis longtemps, égarée : la mode est à l'incertitude, aux paradigmes sans principes durables, à l'absence de méthode, aux révolutions erratiques. Comment, dès lors, rendre urgemment compte d'une science dont l'étendue et la cohérence sont aujourd'hui sans précédent ? Cette crise de la réflexion philosophique sur la science, Roland Omnès l'explique en retraçant le développement des sciences et de leurs grands principes depuis l'Antiquité, en disséquant le bouleversement que fut, au tournant du siècle, l'irruption irrésistible du formel en logique, en mathématiques et en physique. Les sciences ont alors basculé du visuel à l'abstrait sans image possible, de l'objet observable à la relation postulée, de l'existant représentable à la probabilité calculable. Les philosophes y perdirent leurs principes, ceux d'intelligibilité, de localité (toute chose a un lieu), de causalité (tout effet a une cause). Roland Omnès montre, avec toute la rigueur et la clarté qu'induit sa maîtrise du sujet, comment peut se dénouer la crise de la philosophie des sciences : les principes auxquels la science est désormais parvenue permettent de restaurer le sens commun en même temps que d'en établir les limites et celles de certains principes de philosophie qui en ont découlé. Ainsi, en dépit du formel, la science contemporaine propose une théorie de la connaissance redevenue transparente. Qui nous dit enfin comment l'homme comprend le monde.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Résumé : La de ? sinformation biaise notre relation a` la re ? alite ? au point de la de ? former ou de la faire disparai^tre. Pour notre socie ? te ? actuelle, elle est devenue un grave proble`me, massif, insidieux et permanent. Elle prend des formes diverses et alarmantes : fausses informations, the ? ories complotistes infonde ? es, influenceurs imposteurs, remises en cause de ve ? rite ? s scientifiques, remises en cause de la notion me^me de ve ? rite ? . Re ? agir collectivement et individuellement est alors une impe ? rieuse ne ? cessite ? passant par le de ? veloppement de diffe ? rentes actions sur les plans politique, social et e ? ducatif. Les sciences humaines, sociales, politiques ou juridiques sont le ? gitimement interpelle ? es pour aider a` la compre ? hension d'une telle situation et a` la manie`re d'y faire face. Ce livre est une contribution de la psychologie sociale. Il promeut, comme toutes les sciences humaines mais sur son mode propre, l'esprit critique et l'art du doute. Ce faisant, il se veut un ve ? ritable manuel psychosocial d'autode ? fense intellectuelle.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.