Dans les années 1960, Adorno confie, dans une note biographique: "J'ai étudié la philosophie et la musique. Plutôt que choisir entre les deux, j'eus toute ma vie durant le sentiment d'être, dans ces deux domaines divergents, à la recherche d'une chose identique." Quelle est donc cette "chose identique" que dissimuleraient dans une totale complicité philosophie et musique? Adorno ne le précise pas. Seule une immersion en profondeur dans les textes du philosophe peut livrer la réponse. II s'agit d'une gageure et c'est précisément celle que relève ici magistralement Jean Paul Olive, exégète attentif, lecteur subtil et interprète exigeant d'Adorno. Mais l'auteur n'entend pas pour autant céder aux sortilèges de la dialectique adornienne. Soucieux de marquer une juste distance critique vis-à-vis d'une pensée qui pourtant le fascine, Jean Paul Olive n'hésite pas à stigmatiser l'intransigeance de certaines positions du penseur francfortois. Habile démarche qui confère à son propre texte, Un son désenchanté, une totale autonomie et lui permet d'autant plus librement d'insister avec force sur l'actualité de la Théorie critique et sur l'urgence d'une relecture de Theodor Adorno.
Nombre de pages
382
Date de parution
03/10/2008
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252036822
Titre
Un son désenchanté. Musique et théorie critique
Auteur
Olive Jean-Paul
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
610
Date de parution
20081003
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
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Provenant d un séminaire universitaire, la thématique de ce volume concerne la notion de dialectique, telle qu on la rencontre sous la plume d Adorno. Le concept d oeuvre musicale est demeuré au centre des préoccupations de ce séminaire; un tel concept indique qu on a affaire ici à un champ bien particulier - l art - constitué de comportements, de matériaux, de processus singuliers qui, pour être en étroit contact avec les autres sphères de la société, ne sont pas si facilement solubles en elles.
La modernité viennoise, avec un raffinement rare et une violence surprenante, a profondément marqué notre siècle. Alban Berg occupe une place singulière qu'il convient d'interroger à nouveau. Par une conception de l'unité qui intègre l'hétérogène, par l'invention constante de processus compositionnels croisés, par une acuité exceptionnelle aux faits de langage et au matériau musical, l'écriture de Berg développe une narrativité spécifique qui, au fil des oeuvres, se réfléchit elle-même jusqu'à devenir problématique du sens. L'essai de Jean-Paul Olive, prenant pour centre la partition de la Suite Lyrique, plonge au sein de cette écriture pour s'efforcer d'en dégager le mouvement et rendre compte de l'immense réflexion sur les signes et le temps que constitue l'oeuvre d'Alban Berg.
L'essai de Jean-Paul Olive rend compte de cette action du montage dans l'art du début du siècle, puis traite plus spécifiquement du montage musical et de ses opérations: décomposition du matériau traditionnel, juxtapositions, superpositions, torsions, inserts et citations y sont analysés comme les opérations et procédures locales à partir desquelles la forme musicale s'avère entièrement repensée.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.