Obrist Hans Ulrich ; Raza Asad ; Allain Jean-Franç
MANUELLA
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EAN :9782917217634
Ma première visite dans l'atelier de Fischli et Weiss a été pour moi un moment de révélation. je suis né dans leur atelier, c'est là que j'ai décidé que je serais concepteur d'expositions. j'avais déjà vu, au cours de mon adolescence, des oeuvres d'art, des collections et des expositions, mais ces deux maîtres du questionnement ont été les premiers à me demander ce que j'avais vu et ce que j'en pensais, m'obligeant à développer une conscience critique, à expliquer et justifier mes réactions à l'art, à entrer dans un dialogue. En outre, l'extraordinaire diversité de leur oeuvre m'a conduit à penser de façon beaucoup plus ouverte, à élargir ma définition de l'art. Peut-être même est-ce la meilleure définition que l'on puisse donner de l'art : ce qui étend la définition. L'amitié et l'intérêt que m'ont accordés Fischli et Weiss ont déclenché en moi une réaction en chaîne qui se poursuit encore aujourd'hui. " Dans cet essai en forme d'autobiographie, Hans Ulrich Obrist partage sa passion pour son métier de curator qu'il a contribué à inventer. Animé par la curiosité, la mobilité et le questionnement permanent, il s'est inspiré de figures tutélaires telles Félix Fénéon ou Diaghilev pour s'ouvrir à tous les territoires de la création et de la pensée. Les artistes, les architectes ou les scientifiques qu'il a rencontrés l'ont invité à élargir sa conscience du monde et à concevoir sa pratique comme un nouvel humanisme contemporain.
Nombre de pages
197
Date de parution
22/09/2015
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782917217634
Titre
Les voies du curating
Auteur
Obrist Hans Ulrich ; Raza Asad ; Allain Jean-Franç
Editeur
MANUELLA
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
20150922
Nombre de pages
197,00 €
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Hans Ulrich Obrist est co-directeur des programmes et directeur des projets internationaux à la Serpentine Gallery de Londres. Son projet Conversations a été distingué par le Van Alen Institute qui lui a décerné le New York Prize Senior Fellowship.
Hans Ulrich Obrist a enregistré des milliers d'entretiens avec les meilleurs créateurs, artistes, musiciens, écrivains, penseurs, philosophes. Il est un des curateurs d'exposition les plus réputés à l'échelle internationale. Dès son adolescence, il s'est mis à écumer l'Europe, en trains de nuit, pour visiter des ateliers - là où s'approche l'essentiel de l'art et de ses mystères. "J'ai toujours été inspiré par l'idée d'être au milieu des choses mais au centre de rien". Pourtant, qui connaît Hans Ulrich Obrist ? Curieux et enthousiaste de tout, il est resté très discret sur lui-même. Dans ce livre événement, il accepte enfin de s'exposer. Tout part de l'enfance, en Suisse, à deux pas des frontières allemande et autrichienne, à même d'inspirer une conception fluide de la notion d'identité. Et puis, vers l'âge de six ans, c'est un très grave accident : renversé par une voiture, il passe plusieurs semaines entre la vie et la mort. Il en tire le sentiment persistant que chaque jour pourrait être le dernier. Sa frénésie de découvertes, de rencontres, de lectures, en fait un infatigable bourlingueur. Mais, tout à coup, c'est la pandémie, le confinement. Un arrêt brutal. Et l'occasion de prendre le temps d'un retour sur soi. Entre rituels, croyances, convictions, fulgurances, on comprend la cohérence des choix, et la volonté de toujours se renouveler. Hans Ulrich Obrist (né en 1968 à Zurich) est directeur artistique de la Serpentine à Londres et conseiller principal de la Fondation LUMA à Arles. Il a également été curateur au musée d'Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition World Soup (The Kitchen Show) en 1991, il a été le commissaire de plus de 350 expositions.
Le Louvre, avant d'être musée, fut atelier d'artistes. Il demeure aujourd'hui leur résidence. Pendant plusieurs mois, Hans Ulrich Obrist, personnalité majeure du monde de l'art, a cheminé au travers des collections avec de grandes figures de la création actuelle. Celles-ci évoquent les oeuvres qui les ont marquées, les espaces qui, encore maintenant, les saisissent d'admiration. Chaque artiste interroge, suivant sa sensibilité contemporaine, les défis que rencontre le musée au XXIe siècle. La séparation fréquente entre patrimoine et création, entre art du présent et art du passé, est désormais dépassée : par la pluralité de voix qui s'expriment à chaque fois face aux oeuvres, le Louvre s'affirme comme le lieu du dialogue entre les temps de l'art - lieu au miroir duquel chacune et chacun vient refléter ses propres projets. Au final, les onze conversations suscitent avant tout un puissant désir : celui d'aller voir et revoir les oeuvres, évoquées ici ou d'autres, dans ce fourmillement magique d'un musée sans cesse réinventé par ses visiteurs.
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l??uvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l??uvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R.Brunel, A.Marchand et A-L. Vicente)