Obrist Hans Ulrich ; Parreno Philippe ; Boeri Stef
MANUELLA
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EAN :9782917217009
Ce livre réunit 79 conversations avec des artistes, des écrivains, des architectes des musiciens, des philosophes, des photographes, des designers, des scientifiques et des cinéastes, menés depuis le début des années 90 par Hans Ulrich Obrist. En suivant le modèle encyclopédique de l'entretien conçu comme un fructueux échange d'idées, ces conversations dessinent un paysage de trajectoires, de pensées, de projets, de faits et de récits qui produisent une histoire inédite de l'art et de la culture au tournant des XXe et XXIe siècles. En fin d'ouvrage, un index permet une navigation transversale et une bibliographie étendue donne des pistes d'approfondissement. Conversations a obtenu la Mention Spéciale du Prix Artcurial 2008. Entretiens avec Marina Abramovic, J. G. Ballard, Matthew Barney, Björk, Christian Boltanski, Luc Boltanski, Pierre Boulez, Louise Bourgeois, Daniel Buren, Leonora Carrington, Henri Cartier-Bresson, Maurizio Cattelan, Gregory J. Chaitin, Carlos Cruz-Diez, Merce Cunningham, Manoel De Oliveira, Tacita Dean, Jamel Debbouze, Claire Denis, Raymond Depardon, Olafur Eliasson, Arlette Farge, Didier Fiuza Faustino, Martine Franck, Gabriela Fridriksdottir, Yona Friedman, Gloria Friedmann, Hans-Georg Gadamer, Liam Gillick, Edouard Glissant, Felix Gonzales-Torres, Dominique Gonzalez-Foerster, Douglas Gordon, Dan Graham, Loris Gréaud, Raymond Hains, Richard Hamilton, Lucien Hervé, Thomas Hirschhorn, Pontus Hulten, Pierre Huyghe, Carsten Höller, Alexandro Jodorowsky, François Jullien, Rem Koolhaas, Jeff Koons, Bertrand Lavier, Helen Levitt, M/M (Paris), Ernest Mancoba, Marylin Manson, Roberto Matta, Charles de Meaux, Annette Messager, Moebius, Maurice Nadeau, Toni Negri, Oscar Niemeyer, Lygia Pape, Claude Parent, Philippe Parreno, Huang Yong Ping, Ricardo Porro, Melvil Poupaud, Cedric Price, Ilya Prigogine, Gerhard Richter, Israel Rosenfield, Jean Rouch, Anri Sala, Nathalie Sarraute, Kazuyo Sejima, Jesus-Rafael Soto, Nancy Spero, Karlheinz Stockhausen, Roger Tallon, Tatiana Trouvé, Agnès Varda, Paul Veyne, Jacques Villeglé, Yohji Yamamoto, Anton Zeilinger, Chen Zhen
Nombre de pages
943
Date de parution
02/10/2007
Poids
685g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782917217009
Titre
Conversations. Tome 1
Auteur
Obrist Hans Ulrich ; Parreno Philippe ; Boeri Stef
Editeur
MANUELLA
Largeur
133
Poids
685
Date de parution
20071002
Nombre de pages
943,00 €
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Hans Ulrich Obrist est co-directeur des programmes et directeur des projets internationaux à la Serpentine Gallery de Londres. Son projet Conversations a été distingué par le Van Alen Institute qui lui a décerné le New York Prize Senior Fellowship.
Hans Ulrich Obrist a enregistré des milliers d'entretiens avec les meilleurs créateurs, artistes, musiciens, écrivains, penseurs, philosophes. Il est un des curateurs d'exposition les plus réputés à l'échelle internationale. Dès son adolescence, il s'est mis à écumer l'Europe, en trains de nuit, pour visiter des ateliers - là où s'approche l'essentiel de l'art et de ses mystères. "J'ai toujours été inspiré par l'idée d'être au milieu des choses mais au centre de rien". Pourtant, qui connaît Hans Ulrich Obrist ? Curieux et enthousiaste de tout, il est resté très discret sur lui-même. Dans ce livre événement, il accepte enfin de s'exposer. Tout part de l'enfance, en Suisse, à deux pas des frontières allemande et autrichienne, à même d'inspirer une conception fluide de la notion d'identité. Et puis, vers l'âge de six ans, c'est un très grave accident : renversé par une voiture, il passe plusieurs semaines entre la vie et la mort. Il en tire le sentiment persistant que chaque jour pourrait être le dernier. Sa frénésie de découvertes, de rencontres, de lectures, en fait un infatigable bourlingueur. Mais, tout à coup, c'est la pandémie, le confinement. Un arrêt brutal. Et l'occasion de prendre le temps d'un retour sur soi. Entre rituels, croyances, convictions, fulgurances, on comprend la cohérence des choix, et la volonté de toujours se renouveler. Hans Ulrich Obrist (né en 1968 à Zurich) est directeur artistique de la Serpentine à Londres et conseiller principal de la Fondation LUMA à Arles. Il a également été curateur au musée d'Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition World Soup (The Kitchen Show) en 1991, il a été le commissaire de plus de 350 expositions.
Le Louvre, avant d'être musée, fut atelier d'artistes. Il demeure aujourd'hui leur résidence. Pendant plusieurs mois, Hans Ulrich Obrist, personnalité majeure du monde de l'art, a cheminé au travers des collections avec de grandes figures de la création actuelle. Celles-ci évoquent les oeuvres qui les ont marquées, les espaces qui, encore maintenant, les saisissent d'admiration. Chaque artiste interroge, suivant sa sensibilité contemporaine, les défis que rencontre le musée au XXIe siècle. La séparation fréquente entre patrimoine et création, entre art du présent et art du passé, est désormais dépassée : par la pluralité de voix qui s'expriment à chaque fois face aux oeuvres, le Louvre s'affirme comme le lieu du dialogue entre les temps de l'art - lieu au miroir duquel chacune et chacun vient refléter ses propres projets. Au final, les onze conversations suscitent avant tout un puissant désir : celui d'aller voir et revoir les oeuvres, évoquées ici ou d'autres, dans ce fourmillement magique d'un musée sans cesse réinventé par ses visiteurs.
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.