Le personnage, le mouvement et l'espace chez Jacques Tati et Robert Bresson. Mon Oncle, Playtime, Pi
Obadia Paul
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782296965744
Pour très différentes que soient, aux plans de la tonalité comme du contenu, les oeuvres de Jacques Tati et de Robert Bresson, elles partagent une similaire exigence. Celle-ci regarde autant à la facture des films qu'ils proposent qu'à ce qui, en parallèle, est attendu du spectateur dont les deux auteurs, chacun à sa façon, s'emploient à construire un regard neuf et lucide. "Fais apparaître ce qui sans toi ne serait peut-être jamais vu" : le mot de Robert Bresson extrait de ses Notes sur le cinématographe convient en ce sens à définir aussi bien le projet de l'auteur de ces lignes que celui de Tati. Cela établi, c'est un aspect particulier de ces oeuvres singulières qui intéresse l'étude qui est proposée ici. Les quatre films qui composent cette étude, tout divers qu'ils soient, s'articulent autour d'une période particulière qui court des années 50 à la fin des années 60. Au coeur des "Trente Glorieuses", cette période voit émerger la modernité telle que notre début de vingt-et-unième siècle la continue. Si l'ancrage des films de Tati dans la société française de l'époque s'impose d'évidence, celui des films de Bresson peut sembler plus discret, moins immédiatement sensible. Pour autant, à leur manière propre, ceux-ci également rendent compte d'une situation de l'homme contemporaine de leur réalisation. C'est cette situation, telle que les quatre films considérés ici en tracent le dessin, que l'on se propose d'approcher, situation qui fait aux êtres un paradoxal devoir : celui d'habiter un monde en voie de devenir inhabitable... ou d'ores et déjà devenu tel.
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Nombre de pages
277
Date de parution
22/06/2012
Poids
355g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296965744
Titre
Le personnage, le mouvement et l'espace chez Jacques Tati et Robert Bresson. Mon Oncle, Playtime, Pi
Auteur
Obadia Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
355
Date de parution
20120622
Nombre de pages
277,00 €
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Diffusée sur le réseau CBS aux Etats-Unis de 2002 à 2009, FBI : portés disparus (Without a trace dans sa version originale) se distingue de la majorité des séries US qui lui sont contemporaines par bien des aspects. De tonalité résolument libérale, au sens étasunien du terme, elle accuse volontiers, au gré des quelque cent soixante épisodes qui la composent, le trait de ce qu'il est convenu de nommer le "rêve américain", en pointant tout à la fois les prestiges et les défaillances, les tares, en un mot, qui sont consubstantielles de ce rêve aux bien sombres accents. L'univers humain dont la série dresse le tableau n'est dans son ensemble pas moins sombre, les êtres que l'on y croise y formant une drôle de communauté que réunissent quelques syndromes plus particulièrement, le mal-être largement familial, le sentiment de culpabilité, de sorte que ce qui y rassemble (et fait se ressembler) est simultanément ce qui isole et sépare les êtres les uns des autres. Dans cet univers qui décline le principe d'une universelle et commune solitude, les policiers qui forment la brigade du FBI affectée à la recherche des personnes disparues ne sont pas en reste. Bien au-delà de la notification, conventionnelle dans la plupart des séries policières, de leur non indifférence à l'égard de ce sur quoi ils enquêtent, c'est une relation d'intimité essentielle, pour ainsi dire de projection, qui fonde le rapport des enquêteurs aux sujets de leurs enquêtes. De la sorte, il est bien possible que le motif de la disparition, qui est au coeur du dispositif de Without a trace, menace autant les policiers eux-mêmes que les personnes qu'ils recherchent, voire que dans les faits il les menace en priorité.
De longue date loué pour la grande qualité de ses décors, de ses costumes et maquillages, de sa lumière, célébré pour le soin apporté à l'adaptation d'un conte fameux du XIXe siècle, LaBelle et la Bête que réalise Jean Cocteau au sortir du second conflit mondial est remarquable également pour les libertés, apparemment discrètes mais dans les faits profondément subversives, que le film prend avec son modèle littéraire. Quand celui-ci, en conformité avec ce que dispose l'ordinaire des contes, promeut, via un parcours semé d'embûches et comme récompense ultime, un bonheur conjugal que conditionnent la grande vertu, les qualités morales et la soumission du personnage de la jeune fille, le film de Cocteau vient bousculer l'édifice en livrant dans la relecture qu'il propose une redéfinition parfaitement différente du féminin autant que du masculin et de leurs rôles respectifs. D'autant plus notable dans les années d'après-guerre où une grande partie du cinéma français s'emploie à restaurer dans ses représentations et schémas un patriarcat dont les fondements ont été fortement ébranlés par les temps qui ont précédé, pareille redéfinition ouvre à l'inverse à un questionnement de fond sur la notion de genre. A travers une étude détaillée du film, l'ouvrage se propose d'envisager précisément la manière dont s'y opère la subversion du modèle patriarcal, sa mise à bas, et dont s'y dessine la perspective - ou, à l'époque, l'utopie - de nouveaux rapports entre les sexes.
Confronté dans le cours de films plus ou moins anciens à certaines transparences, à des toiles peintes ou autres effets notoirement visibles du même type, le spectateur contemporain, habitué qu'il est à ce qu'autorisent les plus sophistiqués des modernes effets spéciaux, déclare volontiers qu'en ces endroits au moins le film est mal fait, que la procédure est grossière, vieillotte, en définitive qu'il n'y croit pas. Majoritairement les procédures en question visent à dessiner un cadre, un décor, et il est vrai que les personnages qui sont censés s'y inscrire apparaissent souvent davantage comme se mouvant devant qu'à l'intérieur de l'espace ainsi livré, à rebours de ce que prescrivent les règles de la représentation réaliste. Ce sont ces modes d'appartenance que l'on se propose d'explorer ici.
Sorti sur les écrans en 1964, Marnie (Pas de printemps pour Marnie) est un film dont l'intrigue explore, parmi d'autres, les voies de la psychanalyse. De cette exploration certains critiques, outre-Atlantique comme en France, tinrent rigueur à Alfred Hitchcock, estimant que l'auteur s'y adonnait à une analyse sans précautions et livrait avec son film une approche sommaire de la discipline. En réalité, bien loin de se contenter de tenter une illustration de la démarche psychanalytique, Hitchcock en interroge plus sûrement, et de manière très critique, les fondements aussi bien que les effets. Improbable (introuvable ? ) romance amoureuse, Marnie se présente comme un objet sombre dans lequel le personnage-titre, lui-même objet d'étude, se voit progressivement dépouillé des maigres, et souvent illusoires, résistances qu'il tente d'opposer à son environnement spatial autant qu'humain. Dans la véritable entreprise de traque à laquelle elle est de fait soumise, Marnie verra son territoire, réel ou fantasmatique, aller s'amenuisant, son espace physique autant que mental se réduire de façon drastique. C'est à l'étude de cet espace, considéré donc au regard de Marnie et de ses mouvements, que se consacre en large partie l'étude.
Pourquoi n'ai-je plus de désir alors que je l'aime toujours ? Pourquoi le désir s'épuise-t-il ? Quelles sont les conséquences pour notre couple ? Comment se retrouver ? Perçue comme indispensable à l'équilibre du couple, la sexualité y occupe pourtant une place mal estimée. Les couples qui pratiquent des activités sexuelles sans désir réciproque, "pour faire plaisir ou pour rassurer", finissent paradoxalement par malmener leur lien. Le désir s'épuise et l'expression de la tendresse s'amenuise. Une distance émotionnelle se forme en semant te doute sur ta stabilité du couple. Ce processus de désengagement intime se nomme te burn-out sexuel. Ce livre fait le point sur tes attentes psychologiques, relationnelles, culturelles et sociales qui pèsent sur la sexualité des couples. A partir de témoignages et d'une analyse systémique de l'intimité des couples, la sexualité peut être redéfinie comme le fruit d'une relation réinvestie et non plus comme une ressource acquise et inépuisable. Libérés des contraintes du désir à tout prix, tes couples peuvent retisser un lien apaisé et à nouveau propice aux plaisirs d'être ensemble.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Plongez dans l'univers passionnant de l'intelligence artificielle grâce à cet ouvrage à la fois accessible et complet. Que vous soyez débutant, curieux ou professionnel, vous y découvrirez une exploration approfondie des données, véritable carburant de l'IA, ainsi qu'un voyage captivant à travers son histoire. Les multiples visages de l'IA - apprentissage automatique, réseaux de neurones, IA générative - y sont expliqués de manière claire et structurée. Chaque chapitre s'appuie sur des cas concrets, des exemples réels et des réflexions sur les enjeux éthiques et sociétaux liés à ces technologies. L'ouvrage se conclut par une réflexion stimulante sur le futur de l'IA et ses impacts possibles, tout en constituant un guide essentiel pour mieux comprendre cette révolution technologique. Partez à la découverte de l'IA et percevez comment elle transforme déjà notre présent et pourrait bien façonner notre avenir.
Enfin un livre qui présente la langue et la culture ukrainiennes. Certes, l'ukrainien est une langue slave écrite avec l'alphabet cyrillique, mais les différences avec le russe sont nombreuses et l'intercompréhension n'est pas spontanément possible entre locuteurs des deux langues. Cet ouvrage présente aussi bien un rappel de l'histoire de l'Ukraine que des caractéristiques de la grammaire de l'ukrainien, des éléments de conversation courante, des textes typiques de la culture ukrainienne et toutes les explications souhaitables sur les thèmes les plus divers de cette culture (noms de personnes et de lieux, instruments de musique, etc.). Quelques textes bilingues ainsi que des lexiques ukrainien-français et français-ukrainien complètent cet ouvrage.