Vincent Ogier, étudiant parisien en géologie, débarque en Guyane pour effectuer un stage dans une société d'exploitation aurifère : Cayenor. Son goût pour le danger et un culot à toute épreuve vont pousser le jeune ingénieur à s'associer avec le "parrain de l'or", Antoine Serra, qui règne sur le village perdu de Saint-Elias. Vincent croit avoir trouvé un filon d'or mythique : une mine abandonnée depuis 120 ans, nommée "Sarah Bernhardt". En apparence paternel et amical, Serra accepte de l'exploiter et embarque Vincent au fin fond de la jungle guyanaise. En quelques semaines, Vincent va passer du statut de stagiaire à celui d'aventurier - apprenant à jongler avec les règles locales. Et, avec l'intervention des épouses, maîtresses, filles, prostituées ou guerrières, cette aventure entre hommes ne le restera pas longtemps. Nouvelle série de genre pour Canal +, Guyane est peuplé de personnages féminins hauts en - couleur, qui marquent l'histoire par leur intensité et leur originalité. Série écrite par Fabien Nury, auteur de bandes dessinées à succès (Il était une fois en France, Je suis légion, La Mort de Staline, Fils du soleil.) et sacré "maestro du scénario" par le festival d'Angoulême. En collaboration avec Sabine Dabadie.
Extrait Né en 1975, Bruno commence ses études à l'école Estienne, à Paris, avant d'obtenir une maîtrise d'arts plastiques à Rennes. En 2001, il publie le premier tome de Nemo, libre adaptation de vingt mille lieux sous les mers. À partir de 2003, il publie avec Fatima Ammari-B une série policière, Inner City Blues, puis anime sur Internet de 2003 à 2006 avec Pascal Jousselin un feuilleton à quatre mains, les aventures de Michel Swing. En 2007, il publie avec Appollo chez Dargaud biotope et la série commando colonial, puis en 2011 avec Fabien Nury Atar Cull ou le destin d'un esclave modèle. Fabien Nury est né en 1976. Il se lance dans la bande dessinée en 2003, encouragé par le scénariste Xavier Dorison, avec lequel il travaille sur w.e.s.t. De 2004 à 2007, il signe la série fantastique je suis légion, avec le dessinateur John Cassaday, avant d'écrire le scénario d'il était une fois en France, dessiné par Sylvain Vallée (prix de la meilleure série à Angoulême en 2011). Chez Dargaud, il publie deux séries, le maître de Benson Gate (avec Renaud Carreta) et la mort de Staline (avec Thierry Robin), avant de travailler avec le dessinateur Bruno sur Atar Cull.
La bande son de tes rêves : tronçonneuse et hache. Morceaux de corps à la flotte. La valse des requins, au pied du ponton. Et la mer était rouge. Tu oublieras. Tu en as oublié tellement d'autres.
American Sniper Chris Kyle est un vétéran. Ancien Navy Seal, il est le meilleur sniper de toute son histoire. De retour d'Irak, il aide les soldats traumatisés par la guerre à reprendre goût à la vie. Il est marié et père de deux enfants. Eddy Ray Routh est un vétéran.américain. Ancien marine, il sombre dans l'alcool, la drogue et la folie. Célibataire, il vit chez sa mère. Lorsque ces deux hommes se rencontreront, le raté abattra le héros national. À travers cette histoire, les auteurs dissèquent tout un pan de la société américaine du XXIe siècle. Une certaine Amérique traumatisée par des guerres qui n'ont plus rien de glorieuses, et qui se cherche encore plus des modèles à suivre, des héros à admirer, une mythologie à laquelle se raccrocher. Une société où tout le monde possède une arme et s'en sert selon la façon qu'il juge la meilleure. Nüry et Bruno ont le grand talent de nous offrir une histoire haletante dont on connaît pourtant la fin dès la couverture et une description sans parti pris d'un monde à la fois si proche et si lointain du nôtre. Au lecteur de juger. Ou pas.
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.
La croissance est présentée comme la solution à tous nos problèmes, mais elle en est devenue l'une des causes : facteur de crise, menace écologique, obstacle au progrès. Jean Gadrey refuse pour autant l'austérité et défend une société du " mieux-être ", capable d'assurer plein-emploi et protection sociale. Il esquisse ainsi une prospérité plus juste, moins violente et réellement durable. Gadrey défend une prospérité durable fondée sur le mieux-être.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle ? et aujourd'hui encore. L'histoire qui est contée ici est celle de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), la branche la plus secrète du trotskisme français. Une histoire en partie de l'intérieur, puisque dans leur jeunesse les auteurs ont eux-mêmes été " lambertistes " (du nom du leader de l'organisation, Pierre Boussel, dit Lambert). Ils livrent une enquête politico-historique sur ce mouvement peu connu en dépit de son influence sur la vie publique des dernières décennies. Il suffit, pour le comprendre, de citer les personnages qui, à visage découvert ou caché, en ont été membres, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon, sans parler de nombreux syndicalistes comme Marc Blondel ou Jean-Claude Mailly. Cette plongée dans le passé donne des clés pour comprendre la crise que traverse la gauche aujourd'hui. Elle permet de connaître le rôle d'un clan qui, rassemblé autour de Cambadélis, a pris d'assaut la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), avant, plus tard, de prendre le contrôle du Parti socialiste et de contribuer à son déclin historique. Elle permet enfin d'identifier certaines des origines de la crise qui déstabilise La France insoumise. Car s'il y a une personne qui a préempté le legs du lambertisme, c'est bien Mélenchon, qui reproduit culturellement les traits les plus caractéristiques de ce courant du trotskisme : un rapport problématique avec la démocratie, une hostilité envers les médias, un imaginaire géopolitique de guerre froide.