Qui, jeune, n'a pas aimé Rimbaud ? Et qui n'a pas rêvé d'aller sur ses traces ? Evidemment, certains préfèrent regarder la télé… Françoise Nunez, en 1980, avait 23 ans, et, après ses années flamenco de feu, la voilà avec un appareil photo et l'envie de voir le monde, de retrouver ses amis à Djibouti, de prendre le train fameux qui mène en Ethiopie. La voilà sur les routes de l'Afrique où Rimbaud était allé ne pas écrire ses poèmes de sable et de vent. Instinctivement, elle n'a pris que le 50 mm comme objectif sur son appareil, pressentant que la photo doit être simple et directe. Sans effets, pour bien parler, bien dire ce qu'on voit, bien faire passer les sens qui entourent le voyage avec mille odeurs neuves… Et, peut-être à cause du flamenco si rigoureux, elle sent que c'est le noir et blanc qui peut traduire le mystère de ce qu'elle cherche, de ce qu'elle veut découvrir… Cela s'appelle un voyage initiatique. Tout simplement. Et, en regardant ces images, on est vraiment dedans : on les sent, on les voit, on les entend, on les respire. Elle est, dès la première seconde, une vraie photographe, et pas une faiseuse. Elle ne fait pas ça pour plaire, mais pour être. Bernard Plossu
Nombre de pages
80
Date de parution
17/05/2018
Poids
120g
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EAN
9782873404253
Titre
De Djibouti à Addis. 1980
Auteur
Nuñez Françoise ; Le Breton David
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
120
Date de parution
20180517
Nombre de pages
80,00 €
Disponibilité
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Je ne photographie pratiquement qu'en voyage. Et quand je pars, je ne pense qu'à ça. Je veux être réceptive à tout, loin d'un quotidien et d'endroits que je connais trop bien. J'aime l'inattendu, la surprise, l'émotion de la découverte. Et j'essaye de faire ressentir toutes ces émotions."DiscetaSensibleEscacha la vidaElle écoute avec les yeuxEll voudrait ne pas être vuPero es latinaTranquila et CurieuseJe connaissais Françoise Nuñez en photo.Je ne connaissais pas les photographies de FrançoiseRodrigo, Valaparaiso 2012
Découvrez le monde à travers les yeux et le pinceau de Françoise Nuñez dans cet ouvrage, "Aquarelles dessinées". Photographe et artiste passionnée, Françoise a capturé l'essence de lieux aussi divers que la Syrie, l'Éthiopie, la Tunisie, et l'Andalousie, transformant ses expériences en aquarelles délicates et profondément personnelles. Née à Toulouse en 1957 et d'origine espagnole, Françoise a commencé sa carrière photographique en 1975, se formant au tirage noir et blanc et assistant des figures emblématiques de la photographie française. Son mariage avec Bernard Plossu, un autre photographe de renom, et leurs voyages ont enrichi son oeuvre d'une dimension internationale. Ce livre rassemble une sélection de 33 aquarelles petit format (10 x 15 cm) réalisées avec une minutie qui caractérise si bien Françoise. Chaque pièce, qu'elle dépeigne des scènes de rue syriennes en teintes de gris et de bleus discrets, ou des portraits de la vie quotidienne en Éthiopie en teintes brunes, est un témoignage de sa capacité à saisir l'émotion et la beauté des cultures qu'elle a rencontrées. Bernard Plossu, dans sa préface, décrit ces oeuvres comme des "vraies petites merveilles" ? photographiques, mais aussi empreintes d'une simplicité qui ne tombe jamais dans l'exotisme facile. Rigoureuse et exigeante, Françoise a toujours cherché à transmettre l'émotion pure de ses découvertes, loin du quotidien trop familier. "Aquarelles dessinées" est une invitation à voir le monde à travers l'art subtil et sincère de Françoise Nuñez, une artiste qui a vécu pour capturer l'instant et l'émotion, et qui continue de nous inspirer par delà son absence.
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.