Nelson Kangni est un étudiant en deuxième année de droit. Il partage un deux-pièces avec deux autres étudiants: Jojo, sapeur, obsédé par les filles et l'argent, et Malcolm, intellectuel panafricain. D'ordinaire studieux, le jeune Nelson est perturbé par Josiane, fille d'ancien ministre, beauté fatale. La belle est farouche, et son père vigilant. Tandis que l'affreux Jojo trombine à qui mieux mieux la jeune bonne de la famille da Silva, Malcolm rumine de sombres pensées: les Libanais sont la gangrène du pays, explique-t-il à un Nelson dubitatif, ils sont avides, racistes, sans foi ni loi. Un commerçant libanais est attaqué, battu. La boutique d'un autre incendiée. Un troisième est enlevé, retrouvé mort. Nelson soupçonne Malcolm. Alors que Nelson progresse lentement dans son entreprise de séduction, un groupe clandestin, le Calice noir, revendique les agressions contre des Libanais... Voici le cadre posé de ce premier roman foisonnant, avec pour question centrale: Où commence la xénophobie? Un texte drôle, cruel et ironique. Une langue qui vaut le détour. Un portrait subtil et cru du Bénin d'aujourd'hui.
Date de parution
11/03/2010
Poids
377g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782268069111
Titre
LE PIMENT DES PLUS BEAUX JOURS
Auteur
NOUHOUAI JEROME
Editeur
SERPENT A PLUME
Largeur
129
Poids
377
Date de parution
20100311
Disponibilité
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Gainsi Grégoire-Sylvestre ; Nouhouayi Albert Jovit
L'urgence est à la recherche de l'Homme dans un monde où la technique a presque tout déshumanisé. Une théorie de la connaissance s'avère nécessaire pour découvrir l'Homme comme un artisan de soi et du monde, pour construire éthiquement son humanité, en privilégiant la réflexion et la liberté. Pour découvrir cet Homme, il faut donc rechercher celui qui use de son intellect. En effet, cet usage lui permet de connaître en comparant et en unifiant sa pensée et ses actes. C'est cette unité qui l'autorise à s'élever et à tenir ferme dans son humanité. L'Homme est donc humain quand il se fait lui-même. Ainsi, la technique doit se fonder sur sa technique d'humanisation.
Gainsi Grégoire-Sylvestre ; Nouhouayi Albert Jovit
La réflexion philosophique est toujours axée sur le monde, l'Homme et Dieu. Même si le sujet principal en est l'Homme, les deux autres se révèlent aussi comme incontournables. Et il arrive que l'Homme tente d'ignorer l'Incontournable et même de lui refuser toute existence. Mais le caractère incontournable de cet objet philosophique se révèle encore plus quand le philosophe lui dit «non». Dans tous les cas, l'Incontournable reste toujours incontournable et se manifeste comme les mêmes moyens et lieux de la réflexion philosophique à travers l'être, la pensée et la vie. Philosophe, athée, croyant, au coeur de toute réflexion, n'échappent point à cet Incontournable. Il est en eux, il est pour eux et il est avec eux. Il est l'Incontournable philosophique, nous le nommons Dieu.
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?