En nous focalisant sur la seule échéance des " 35 heures légales en l'an 2000 ", nous commettrions une véritable erreur : nous réduirons considérablement le champ des opportunités qui nous sont offertes et risquerions de payer par la suite le prix d'une étroitesse de vue mécaniste. Ne nous y trompons pas. Nous n'avons pas affaire à une énième mesure gouvernementale, mais à un chantier social sans précédent, à un chois de civilisation. Il y est, entre autres, question de création d'emplois, d'organisation du travail, de qualité de vie. Reste à savoir si nous voulons être en mesure de peser sur cet avenir, si nous préférons être spectateurs ou acteurs de ce projet de société. C'est v "ers la deuxième hypothèse que cet ouvrage nous propose d'aller. Il est le fruit des convictions et de l'expérience de l'organisation qui a été à la pointe du combat pour une réduction du temps de travail solidaire, depuis de nombreuses années : la CFDT. Signataire de l'écrasante majorité des accords d'entreprise conclus à ce jour, elle dispose dans ce domaine d'un savoir-faire unique. Ce livre constitue une invitation à le partager et à l'enrichir. Ses objectifs sont d'expliquer, d'illustrer, de démystifier, bref, d'informer.
Nombre de pages
132
Date de parution
02/09/1998
Poids
165g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020352314
Titre
Du bon usage des 35 heures
ISBN
2020352311
Auteur
Notat Nicole
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
165
Date de parution
19980902
Nombre de pages
132,00 €
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Dans cet essai, Hervé Hamon interroge Nicole Notat. Au coeur de cet entretien, l'agence Vigeo, créée par l'ex-directrice de la CFDT. Fondée en 2002, Vigeo s'est rapidement imposé comme un des premiers experts européen de l'analyse, de la notation et de l'audit-conseil des organisations.Cette agence se démarque des autres par des valeurs claires et appliquées quotidiennement. Ses conclusions sont donc parfois différentes de celles mises en avant par d'autres agences.À travers cet entretien, on entend mieux le rôle d'une agence de notation, d'autant plus quand celle-ci se montre totalement indépendante et désireuse de prôner des principes autres.
Elle dérange, Nicole Nota. Ce n'est pas seulement son caractère, c'est sa fonction. Elle rejette vigoureusement l'image d'un syndicalisme frileux, un syndicalisme qui subit les mutations plutôt que de s'appuyer sur elles pour préparer l'avenir. Elle conteste le mirage de politiques tout-puissants, incapables de dénouer les crises sans le libre jeu des acteurs sociaux. Elle refuse la fatalité et la résignation, elle parle d'espoir. Le changement est toujours inquiétant. Mais c'est aussi une chance, si l'on ne laisse pas filer l'occasion. L'occasion de raviver l'emploi, de créer de la solidarité dans une société qui se fragmente, de profiter de la mondialisation pour susciter des libertés nouvelles, et ne pas se contenter d'échanger des marchandises. Sans tabou ni langue de bois, Nicole Notat dit sa vérité. De syndicaliste, de femme.
Alors que nous n'avons que le terme d'inclusion à la bouche, le marché du travail génère une exclusion massive, résumée d'un chiffre?: entre intérim, CDD et autres contrats précaires, ce sont aujourd'hui 5?millions de travailleurs qui sont privés en France d'un CDI. Pourtant, cette réalité n'a rien d'une fatalité?: il est au contraire possible de remplacer ces emplois précaires subis par des CDI choisis. Utopique?? Sûrement pas. Simplissime, même. Comment?? Par la mutualisation de ces emplois au sein d'une même entreprise, sur le modèle déjà ancien des groupements d'employeurs. Un système gagnant-gagnant pour tout le monde?: le salarié, qui gagne en protection?; l'entreprise, qui conserve de la souplesse?; l'État, dont les comptes sociaux sont soulagés par cette mécanique vertueuse. C'est tout le potentiel du «?CDI d'employabilité?»?: créer demain plus d'1?million de CDI dans ce pays, sans dépenser le moindre euro. Alors, qu'attendons-nous?...Philippe et Valérie Bazin, chefs d'entreprise, sont les fondateurs de la plate-forme Moncdi.fr.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...