L'invention du marché. Une histoire économique de la mondialisation
Norel Philippe ; Aslangul Claire ; Bouba-Olga Oliv
SEUIL
27,90 €
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EAN :9782020410915
Présentation de l'éditeur On pense souvent la mondialisation comme un nouvel ordre du monde qui verrait les Etats céder le pouvoir aux forces du marché. De la première mondialisation reconnue (fin du XIXe siècle) à la réalité contemporaine des firmes transnationales, de la globalisation financière et des régulation supranationales, c'est la libéralisation des échanges qui s'imposerait. On ne peut pourtant identifier la mondialisation à la victoire planètaire, soudaine et programmées du libéralisme. Elle est d'abord l'aboutissement provisoire d'un synergie historique de longue durée entre expansion géographique des échanges et progrès de la régulation marchande. Aujourd'hui réunis, ces deux processus sont ici étudiés dans leur interaction heurtée depuis 1492, mais aussi dans leur balbutiement durant l'Antiquité ou le Moyen Age, européen et asiatique. Il apparaît alors que l'Invention du marché, plus précisément l'émergence des systèmes de marchés, est longuement bloquée en Europe et ne progresse sensiblement que si le pouvoir politique s'en mêle : Venise au XIIIe siècle ou Amsterdam au XVIIe en témoignent. Dans cette dynamique, l'instrumentalisation du commerce lointain par les pouvoirs politiques est centrale. Les forces de marché préexistant à l'Etat moderne semblent, par elles-mêmes, ne pouvoir construire qu'un commerce lointain de nature opportuniste. C'est l'Etat qui canalise ces forces au service d'un dessein ambitieux : la création de systèmes de marchés nationaux permettant l'essor du capitalisme à la fin du XVIIIe siècle. Ensuite, les puissances hégémoniques successives poussent au libre-échange dans la mesure où ils entrent immédiatement leurs intérêts. Il n'est pas sûr pour autant que cette libéralisation soit aujourd'hui irréversible : l'entre-deux-guerres a bien montré comment le libéralisme hérité du XIXe siècle a fait long feu et, dans la douleur, cédé la place au " fordisme " des Trente glorieuses. L'histoire révèle combien l'économie de marché demeure une utopie toujours réinventée et permet de préciser les conditions dans lesquelles sa contestation peut se déployer. Etant aussi une invention politique, le marché restera sous influence politique
Nombre de pages
580
Date de parution
05/02/2004
Poids
725g
Largeur
153mm
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EAN
9782020410915
Titre
L'invention du marché. Une histoire économique de la mondialisation
ISBN
2020410915
Auteur
Norel Philippe ; Aslangul Claire ; Bouba-Olga Oliv
Editeur
SEUIL
Largeur
153
Poids
725
Date de parution
20040205
Nombre de pages
580,00 €
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Sommaire de l'ouvrage Chap. 1 Sous-développement et développement Les écoles de pensée Chap. 2 L'approche libérale du développement Chap. 3 L'approche "structuraliste" Chap. 4 L'approche marxiste Chap. 5 La mise en cause du développement Les questions stratégiques Chap. 6 Développement équilibré ou déséquilibré ? Chap. 7 Que faire du secteur traditionnel ? Chap. 8 Agriculture ou/et Industrie ? Chap. 9 La gestion des ressources humaines Chap. 10 Financer le développement Problématiques Contemporaines Chap. 11 L'éclatement du tiers-monde Chap. 12 L'ajustement structurel des économies rentières traditionnelles et des économies substitutives Chap. 13 Le mirage des économies rentières pétrolières Chap. 14 Les atouts des économies industrielles-exportatrices Chap. 15 La réussite des économies à tendance fordiste
L'histoire économique n'est pas d'abord celle de l'Europe. La genèse de l'économie moderne est aussi orientale, comme le montre, bien avant notre Renaissance, la circulation afro-eurasienne des biens, des hommes et des techniques. Ce livre analyse les réseaux commerciaux asiatiques plurimillénaires, la technicité financière du monde musulman entre VIIIe et XIe siècle, le poids récurrent d'une Chine qui, la première, conçut à peu près toutes les techniques productives de base. Il cherche à comprendre les institutions de ces premiers échanges globaux, notamment les diasporas qui, après l'effondrement de l'empire romain, continuent d'animer les faibles échanges intra-européens sur un modèle pratiqué de longue date sur les routes de la soie. Notre eurocentrisme spontané n'en sort pas indemne: l'Europe est longtemps dépassée par l'Orient, en matière de PIB par tête, de croissance démographique, d'urbanisation, de techniques. Si l'histoire économique globale cherche à comprendre ces inégalités à travers le concept de "système-monde", elle est surtout confrontée à un paradoxe de taille: comment l'Europe, économiquement plus fruste, peut elle connaître cet essor spectaculaire à partir du XVIe siècle? C'est le défi que relève cet ouvrage en construisant pas à pas l'originalité du capitalisme européen, de fait largement fondé sur l'économie globale qui l'a précédé.
Résumé : L'histoire économique n'est pas d'abord celle de l'Europe ; la genèse de l'économie moderne est aussi orientale. Ce livre analyse les réseaux commerciaux asiatiques plurimillénaires, la technicité financière du monde musulman entre VIIIe et XIIIe siècle, le poids récurrent d'une Chine qui, la première, conçut l'essentiel des techniques de base. Il cherche à comprendre les institutions des premiers échanges de longue distance, notamment les diasporas qui, à l'effondrement de Rome, continuent d'animer les échanges intra-européens. Notre eurocentrisme spontané n'en sort pas indemne : l'Europe est longtemps devancée par l'Asie sur bien des plans. L'histoire économique globale analyse ces écarts à travers le concept de système-monde mais doit résoudre un paradoxe de taille : si l'Europe occidentale est longtemps plus fruste au plan économique, comment expliquer son essor spectaculaire à partir du XVIe siècle ? C'est le défi que relève cet ouvrage en construisant pas à pas l'originalité du capitalisme européen, de fait largement fondé sur l'économie globale qui l'a précédé.
Résumé : Voici un outil relativement inédit par le champ couvert. C'est en effet l'un des rares ouvrages à traiter des deux grandes branches de la discipline souvent abordées séparément : les théories de l'échange international (1re partie) et celles de la finance internationale (2ème partie). De plus, la théorie est ici complétée par l'étude des mutations historiques des relations commerciales ou financières internationales. Enfin, le champ de l'économie internationale est considérablement élargi par la troisième partie de l'ouvrage qui traite les problèmes de gestion des politiques macroéconomiques dans une économie mondialisée. En alliant ainsi la synthèse des théories, la présentation des faits, la discussion des enjeux politiques contemporains, cet ouvrage offre une analyse très complète des questions soulevées par les relations économiques internationales.
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Un jour d'hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d'un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s'appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l'a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s'est écroulé. Monroe s'affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s'interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d'une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu'il a perdu - ou sauvé - de son humanité.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?