Charles Lutwidge Dodgson, révérend, photographe amateur et professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, n'a jamais songé à prendre pour pseudonyme Lewis Carroll. D'ailleurs, il n'a jamais songé à écrire des contes pour enfants. Mais il a rêvé d'Alice, trop sans doute, plus que la société n'est prête à tolérer: Le voilà contraint de s'embarquer pour Novascholastica, une colonie anglaise entre Afrique et Océanie, avec, pour seul compagnon d'infortune, un noir précepteur , mage d'état chargé d'une besogne indicible... A Novascholastica, colons, indigènes, bêtes et entités fraternisent par-delà la mort ; une situation contre nature à laquelle il serait bon de mettre un terme. Ce qui n'est pas vraiment le problème de Charles qui a ses propres chimères photographiques à poursuivre... . . Jérôme Noirez, finaliste du Grand Prix de l'imaginaire en 2006, a publié trois romans, une quinzaine de nouvelles, une Encyclopédie des fantômes et fantasmes et un album jeunesse, Tout froissé. Leçons du monde fluctuant, d'une originalité foudroyante, n'évoque guère que le corpus de Tim Powers et les élégantes uchronies de Xavier Mauméjean.
Nombre de pages
335
Date de parution
06/09/2007
Poids
355g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207259733
Titre
Leçons du monde fluctuant
Auteur
Noirez Jérôme
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
355
Date de parution
20070906
Nombre de pages
335,00 €
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De son père, celui qui incarna la légende de Robin des bois quelques années plus tôt. Diane de Loxley a hérité le caractère fougueux et un refus catégorique de l'injustice. La grouillante et cosmopolite Londres de 1212, où elle se rend à ses côtés, va lui offrir un terrain de jeux à la mesure de son goût pour l'aventure. Mais les ennemis de son père, eux, ne jouent pas, et Diane se retrouve à son corps défendant au coeur d'une conspiration mortelle. Pour sauver sa vie et celle de Robin, la jeune femme va devoir se confronter à la plus sombre des réalités. Heureusement, elle n'est pas seule.
Fichée au milieu de l'En-Dessous comme une lèpre, Caquehan la noire brille d'une sombre lueur. On y entend tout à la fois le fracas de la technole qui régurgite les colifichets mal digérés d'une époque plus faste, les râles du moribond, les soupirs de la putain et, parfois, les rires qui s'échappent des palais. Dans cette ogresque et orgasmique Babylone se débattent Obicion l'officieur, qui enquête sur une jeune fille si sauvagement mutilée qu'on lui voit les os - des os en plastique -, Malgasta la bouffeuse de tyran, Orbarin le roi-charcutier, Meurlon l'esmoigné, Mesvolu le fraselé, ou encore Grenotte et Gourgou, les deux orphelins aux orifices bavards...
La guerrière se languit de regagner les grâces de son ancien amant. dont la morphologie abrégée gît dans les geôles gelées du royal logis. Aussi prend-elle aussitôt l'océan pour occire quelque ostensible horreur sise sur un isthme isolé. Sur ces entrefaites, une troupe contrefaite entreprend un périlleux périple à bord d'une voiture plus véloce que le vent, du moins le prétend-on. Et tandis qu'un rimeur revenu à la raison se carapate enfin de sa triste prison, deux enfants entêtés entendent entourlouper leur encombrante amie.
Déjà mise au supplice par Barugal le Fou et ses chevaliers lépreux, la région du Centre court un péril encore plus grand : nantie des horribles reliques de l'empereur Chincheface, l'Inquisition sainterelloise marche sur elle. Oblicion se dresse seul sur son chemin ; son vieil ennemi, l'excrucieur Repurgue, compte bien se débarrasser de lui une bonne fois pour toutes. En cas de défaite, l'ancien officieur de justice se verrait contraint de se réfugier chez les rioteux, où Grenotte cherche à noyer son chagrin dans l'Intrafond, au risque de se perdre elle-même...
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...