Juin 2010, Reykjavik, capitale de l'Islande : l'élection municipale porte à la tête de la ville l'humoriste Jón Gnarr à l'issue d'une campagne électorale punk initialement lancée comme un canular. Pour se moquer de la langue de bois des partis politiques en place, Gnarr a créé " Le Meilleur parti ", qui promet tout et surtout n'importe quoi, puisqu'aucun élu ne tient jamais ses promesses. Finalement engagé dans une démarche sincère, l'humoriste développera la démocratie directe et participative au cours de son unique mandat. "Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux", écrivait Debord en 1967 dans La Société du spectacle. En contant cette fresque loufoque, constituée d'éléments réels et fictionnés, Faustine Noguès offre une partition théâtrale déjantée pour une distribution large et modulable. Dans cette comédie politique, on croise à la fois des fêtes de zombies et le plan de sauvegarde d'une société municipale d'électricité. Décoiffant.
Nombre de pages
96
Date de parution
03/01/2020
Poids
136g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842608194
Titre
Surprise parti
Auteur
Noguès Faustine
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
136
Date de parution
20200103
Nombre de pages
96,00 €
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D'abord, il y a la montagne et ses sommets qui séparent la France de l'Italie. Puis il y a trois coupables. Suzanne, coupable d'avoir enseigné, au lieu de la devise française, des faits inventés à ses élèves de CM1. Xavier, coupable, malgré son attachement au Front national, d'aide à l'entrée d'un étranger sans autorisation de séjour sur le territoire français. Cataleya, coupable d'avoir installé des tentes sur un terrain laissé à l'abandon, afin d'héberger des personnes sans domicile. Tous trois s'engagent dans une lutte contre l'inadéquation entre la réalité et les règles de l'administration. Malgré leurs divergences idéologiques, ces protagonistes vont s'allier pour faire reconnaître légalement le principe de Fraternité par le Conseil constitutionnel, et obtenir leur relaxe.
Un jour au collège, Talia voit débarquer Jade, intervenante en méditation. En suivant les conseils de Jade, Talia tente de faire le vide en elle pour atteindre le but suprême : ne penser à rien. Seulement, il y a une voix à l'intérieur de Talia qui n'est pas prête à se taire : c'est Taliabis, qui n'arrête jamais de parler, d'imaginer, d'interroger, d'analyser, de juger, de questionner. Moi c'est Talia, nous fait entrer dans la tête d'une collégienne et observe le tournant de l'adolescence du point de vue de la pensée.
Ce jour-là, sur la chaîne de découpe de l'abattoir, il n'y a pas que des vaches. Ce jour-là, il y a une femme suspendue la tête en bas au milieu des bovins, une employée de l'abattoir qui n'a rien à faire là. Ses collègues protestent : c'est à cause de la rapidité des cadences qu'elle s'est retrouvée dans cet état. Une grève se profile, mais personne n'en a jamais fait et surtout, personne n'est prêt à endosser le rôle de porte-parole. Sous l'oeil las des vaches attendant la reprise des cadences, les ouvriers et ouvrières improvisent un soulèvement aux méthodes inaccoutumées.
Faustine Noguès est née dans une famille de républicains espagnols. En cherchant à se réapproprier l'histoire de ses ancêtres, victimes de la répression franquiste, elle se heurte à un phénomène troublant : une amnésie persistante l'empêche de retenir la moindre information liée à ce passé. Psicofonía, conçu autour d'une expérience sonore immersive, fait surgir des fantômes espagnols - traces vivantes d'un passé qui ne passe pas. Entre humour, fantaisie et conscience politique, l'autrice mène une enquête sensible sur la transmission, l'oubli et la nécessité de se souvenir.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.