Cet ouvrage présente l'objectif de la République fédérale de Russie en Afrique centrale, qui est de mettre cette région sous son giron stratégique afin de profiter de ses diverses ressources et revêtir à nouveau la posture d'une puissance mondiale tenue à l'époque soviétique par l'URSS. La pleine conscience du « péril russe » explique les réponses énergiques des États-Unis et de la France. L'auteur suggère des pistes pour assurer une autonomie stratégique aux pays d'Afrique centrale. Il milite pour une harmonie entre les hommes et les femmes qui composent les différents États centrafricains afin qu'ils se réapproprient les projets géostratégiques étrangers et la construction de systèmes productifs locaux garants d'une industrialisation durable.
Nombre de pages
233
Date de parution
13/06/2022
Poids
380g
Largeur
155mm
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EAN
9782140269677
Titre
La Russie face aux occidentaux en Afrique centrale. Pour un arrimage des Africains aux enjeux de pui
La défense populaire, en plus de s'inspirer de la guerre révolutionnaire, est originairement l'oeuvre d'autorités françaises qui, voulant préserver leurs intérêts dans cet Etat-pivot de la région Afrique centrale, l'instituèrent et contribuèrent à sa perpétuation en soutenant les régimes politiques pre et post indépendance dans sa mise en oeuvre. N'étant jusqu'ici l'objet d'aucune réforme, la défense populaire n'intègre pas les problématiques d'épanouissement qui préoccupent les populations souhaitant s'arrimer aux enjeux de développement du XXIe siècle. Dans un système international où chaque acteur, qu'il soit national, régional ou international, adopte une stratégie pour mieux se positionner en fonction de ses capacités propres, le Cameroun, s'il veut se développer et se projeter vers l'extérieur, doit faire preuve d'ingénierie cognitive pour s'arrimer à "la guerre des intelligences" en cours sur la scène internationale, afin de n'être point une victime potentielle de la "stratégie d'encerclement cognitif" mise en uvre par des acteurs mondiaux tels les Etats-Unis et la Chine. Ce sursaut débute par un diagnostic de la défense populaire afin qu'elle innove et propose une meilleure connaissance des enjeux du monde actuel aux Camerounais.
Cet essai propose une relecture critique de L'espérance de la raison de Jean Ladrière à partir de la notion d'altérité. Dans un monde marqué à la fois par les menaces qui accompagnent le progrès et par la croissance de l'indifférence religieuse, la question d'une espérance pour notre temps se pose avec une urgence nouvelle. N'étant ni un état intérieur de la conscience ni un moment situé dans un au-delà du temps, l'espérance ne doit plus être pensée comme une simple disposition de la raison humaine. Elle apparaît plutôt comme l'expérience au cours de laquelle celle-ci découvre sa propre finitude et se laisse rencontrer par une présence autre que la sienne, qui l'appelle et l'ouvre à nouveau au sens et à la vie. Ainsi, sans altérité, l'espérance devient impossible : privée de l'alter-présence, l'homme s'enferme dans l'angoisse, voire dans la mort. En dialogue avec la phénoménologie et la pensée de l'altérité, cet ouvrage esquisse ainsi les conditions d'un possible réenchantement de l'espérance au coeur même des inquiétudes de notre temps, marquées par un déficit de présence - à soi, aux autres, au monde et à la Transcendance.
Au soir du 11 septembre 2001, le président George Bush déclare : " Nous sommes en guerre. L'Amérique est en guerre et le reste de la Communauté internationale avec. Mais, il reste à défier l'ennemi... " ...qui n'a pas tardé à se manifester à ciel ouvert. Al Qaïda prit position en face, revendiquant ainsi les attentats et se positionnant comme chef de file devant conduire le front du terrorisme dans ce combat du XXIe siècle. Ainsi, la guerre du terrorisme contre l'impérialisme est donc réelle ; elle se mène chaque jour comme nous le constatons et sur plusieurs fronts : armée américaine contre les insurgés en Irak, coalition internationale contre les talibans en Afghanistan, armée pakistanaise contre les talibans dans la vallée de Swat, Schebabs contre l'armée régulière en Somalie. Cette guerre, qui a déjà fait d'innombrables victimes et d'importants dégâts matériels, tire à sa 10e année et enregistre de nouveaux rebondissements. Le dernier en date étant la tentative d'Oumar Abdou Farouk, le Nigérian qui a tenté de faire exploser un avion au-dessus de la ville d'Atlanta aux USA, ce qui confirme l'analyse selon laquelle la guerre du terrorisme contre l'impérialisme est à coup sûr le conflit du XXIe siècle.
50 ans après les indépendances, l'Afrique court toujours derrière les valeurs nobles et universelles que sont la démocratie, le respect des droits de l'homme, la bonne gouvernance, etc. Ces credo que réclament les peuples africains, à coeur et à cri, sont détruits par les dirigeants africains. Ils sont pour la plupart des dictateurs du XXIe siècle qui ne manquent pas de violer les constitutions pour instaurer des régimes à vie et des dynasties familiales (régimes politiques de père en fils). Leurs abus ont fait passer les pays africains du statut d'Etats néocoloniaux à celui de pays pauvres très endettés. Les dirigeants africains n'en sont pas les seuls responsables. Les métropoles coloniales, et surtout la France, leur apportent leur caution. Cette synergie négative contribue à rétrograder davantage l'Afrique au rang de continent le plus pauvre et la condamne à subir le diktat des pays riches et des institutions internationales dont certaines recommandations réduisent les populations à la mendicité et aux abus de toute sorte.