
Le château allégorique. Image mentale et paysage d'autorité de l'Antiquité à nos jours
Le château représente un archétype de l'imaginaire collectif. Au-delà de son omniprésence dans le décor des contes de fées, de sa valeur symbolique dans l'espace médiéval et de son remploi littéraire, artistique et cinématographique, il contribue à la construction d'un paysage mental d'autorité, auquel la tradition occidentale se réfère, pour y adhérer ou pour le questionner. La finalité scientifique de cet ouvrage consiste avant tout à le considérer comme la composante essentielle d'un réseau d'images qui a assuré la perception du paysage dans la tradition culturelle européenne. Les études ici réunies visent également à interroger le mouvement qui dynamise cette image dans le paysage allégorique : la quête du château (soit une quête de la connaissance), l'arrivée au château (soit l'accomplissement d'un parcours initiatique), l'enfermement ou la destruction du château... Ce deuxième axe implique d'ailleurs l'existence d'une grammaire reliant entre eux les objets de la topique, complément nécessaire de leur interprétation : le chemin jusqu'au château, la montagne couronnée par le château, l'auberge de l'étape (la quête inachevée), face à la demeure éternelle et au sanctuaire du sens que figure le château. Ce volume évalue enfin, par une approche diachronique et interdisciplinaire, l'apport des différentes réflexions sur le château à la tradition européenne de la pensée allégorique, tradition qui s'érige comme un château de Mémoire, sur lequel les hommes de culture ont aujourd'hui la tâche de veiller.
| Nombre de pages | 340 |
|---|---|
| Date de parution | 09/09/2021 |
| Poids | 468g |
| Largeur | 154mm |
| EAN | 9782753582286 |
|---|---|
| Titre | Le château allégorique. Image mentale et paysage d'autorité de l'Antiquité à nos jours |
| Auteur | Noacco Cristina ; Imbert Christophe ; Cocula-Vaill |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 154 |
| Poids | 468 |
| Date de parution | 20210909 |
| Nombre de pages | 340,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

CORSE - LA ROUTE DES CIMES
NOACCO CRISTINAA l'été 2018, Cristina Noacco s'élance sur le GR20. Elle s'apprête à traverser pour la deuxième fois la Corse, du nord-ouest au sud-est, parle sentier réputé le plus dur et le plus beau d'Europe. Cette aventure, qui la conduira par des variantes alpines jusqu'à des sommets vertigineux, est l'occasion d'évoquer l'histoire et les mutations du chemin, l'enchantement des sens au contact de la nature, et des rencontres avec des personnalités au caractère bien trempé. Histoire d'amitié et de solidarité entre montagnards pour qui le partage dépasse la quête du plaisir personnel, Corse, La route des cimes s'enrichit au fil des étapes des souvenirs d'autres marches sous le même ciel. Le récit se fait alors hymne à l'île de Beauté, aux enseignements du chemin et aux dons de cette montagne si particulière, qui conduisent à une transformation de soi.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,90 € -

La force du silence. Petites notes sur le bruissement du monde
Noacco CristinaLa collection "Petite philosophie du vouge" invite Cristina Noacco, maître de conférences, à méditer sur la portée du silence. En réponse au déferlement contemporain d'images et de décibels, d'agitation et de sollicitations, cette vacance du bruit, synonyme de sagesse et de solitude choisie, reflète la part d'éternel qui côtoie le murmure de la vie.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER8,00 € -

La métamorphose dans la littérature française des XIIe et XIIIe siècles
Noacco Cristina ; Ferlampin-Acher ChristineLa métamorphose est omniprésente au Moyen-Âge: on y recourt pour penser les relations entre l'homme et la nature, entre l'homme et Dieu, pour représenter les fluctuations de l'âme et la destinée de l'homme, les variations de la nature et la stabilité de l'Être. Puisant dans un fonds mythologique païen, les auteurs français des XIIe et XIIIe siècles ont construit une poétique de la muance qui intègre une représentation chrétienne de changements de forme et de règne. La métamorphose connaît une première adaptation avec la moralisation courtoise des récits d'Ovide; elle est aussi considérée comme instrument d'initiation à l'amour et à la connaissance (dans les histoires de femmes-guivres et de loup-garou) et peut enfin témoigner d'une maîtrise de la nature (par exemple, à travers les enchantements féeriques et l'exploitation" scientifique "de la fontaine de jouvence). Christianisée, la métamorphose inclut transformations diaboliques, théophanies et miracles de métamorphose. Le pouvoir de modifier l'ordre de la Création y est réservé à Dieu; le diable ne peut qu'en produire une illusion éphémère. Biographie de l'auteur Cristina Noacco est maître de conférences en Littérature médiévale à l'Université Toulouse II-Le Mirail."Impression à la demandeCOMMANDER20,00 € -

L'homme sauvage dans les lettres et les arts
Noacco Cristina ; Duhem SophieLa figure de l'homme sauvage est un archétype de l'imaginaire universel et n'a cessé d'être revisitée et renouvelée par l'iconographie et la littérature de tous les temps. Mais quels sont les termes que les textes ou les didascalies utilisent pour se référer à l'imaginaire de l'homme sauvage ? Quel langage visuel en a construit l'image ? Et à quoi le reconnaît-on ? A son aspect physique ? A ses actions ? A son (manque de) langage ? Comment évolue cette figure à travers l'espace et le temps et quelle est la finalité de son (r)emploi ? Peut-on parler encore, enfin, à l'époque post-industrielle, de l'existence d'un homme sauvage et, si oui, à quel imaginaire renvoie-t-il ? Les contributions ici réunies visent à cerner et à définir le motif de l'homme sauvage, ainsi qu'à retracer l'histoire et la complexité de sa représentation, dans une perspective résolument diachronique et transdisciplinaire, afin de comprendre les modalités de construction et d'utilisation d'une figure perçue comme une émanation des origines ou des confins du monde ou un retour à un espace inexploité, capable d'éveiller un sentiment de continuité existentielle entre l'homme et la nature. De la Préhistoire à l'Age contemporain, l'homme sauvage pose à l'homme civilisé la question de sa nature et des limites de son acculturation et lui renvoie, par le miroir de la représentation, l'image de ce qu'il n'est pas ou une vérité ontologique à assimiler.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER32,00 €
Du même éditeur
-

Monde(s) N° 28, novembre 2025 : Capitales diplomatiques
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-SopA l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.PréventePRÉCOMMANDER24,99 € -

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 €
