Problématique foncière et trajectoires de développement en Afrique subsaharienne. L'exemple du Camer
Nnomenko'o Joseph-Eric
L'HARMATTAN
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EAN :9782343197388
Appréhender le développement ne relève pas uniquement d'approches économiques susceptibles de livrer la clé du progrès technique et du bien-être. La facette culturelle, voire traditionnelle est également déterminante. Sa prise en compte apparaît nécessaire, en tant que fondement de la cohésion sociale. Il s'avère donc nécessaire à l'échelle du Cameroun que l'on songe fondamentalement à une gouvernance foncière prenant en compte les diversités et la complexité sociales dans la perspective du développement. C'est-à-dire une gestion qui s'inscrit dans la quête permanente de meilleurs systèmes de gouvernante des hommes et des ressources et qui repose sur la conduite de processus décisionnels qui doivent résulter d'une négociation permanente entre les acteurs sociaux. De multiples enjeux motivent la mise en place des politiques liées au foncier, notamment : les enjeux économiques, sociaux, politiques, etc. Certains peuvent apparaître contradictoires, par exemple entre productivité, équité et durabilité. Il faut pourtant réussir à construire des politiques qui intégreront complémentairement les différents enjeux, auxquels s'ajoutent des enjeux émergents qui sont rarement explicités dans les débats sur le foncier, notamment au Cameroun. Or, débattre des enjeux et s'entendre sur leur diversité est indispensable pour deux misons : d'une part, cela aide à mieux comprendre la complexité de la question foncière dans un contexte donné, en particulier les différents intérêts en présence et leur logique ; d'autre part, cela est indispensable pour pouvoir choisir des outils et mesures qui correspondent mieux aux enjeux prioritaires partagés. Le domaine foncier est une source de revenus et même la principale source de revenus dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, notamment au Cameroun : d'où les luttes entre les populations et les pouvoirs publics, la corruption dans la distribution des terres, l'appropriation des terres pour des raisons économiques qui ne tiennent pas souvent compte de l'avis des occupants des terres rurales. Joseph-Eric Nnomenko'o est docteur en géographie-aménagement de l'université Jean Moulin Lyon 3 (France).
Nombre de pages
112
Date de parution
03/03/2020
Poids
153g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343197388
Titre
Problématique foncière et trajectoires de développement en Afrique subsaharienne. L'exemple du Camer
Auteur
Nnomenko'o Joseph-Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
153
Date de parution
20200303
Nombre de pages
112,00 €
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Dans de nombreux pays d'Afrique francophone à l'instar du Cameroun, du Gabon et du Congo-Brazzaville qui polarisent l'attention de cet ouvrage, les décideurs publics réfléchissent depuis plusieurs années à de nouvelles politiques, lois et réglementations pour redéfinir les modes d'accès à la terre et aux ressources naturelles, ainsi qu'aux modalités de gestion, d'exploitation et d'appropriation des terres et des ressources naturelles. Cependant la réflexion des Etats est souvent centrée sur la recherche de l'outil miracle alors qu'il est nécessaire de définir préalablement des orientations foncières, à partir desquelles on pourra ensuite identifier les mécanismes de sécurisation et de régulation foncière les plus adaptés ; en partant du principe que de multiples enjeux motivent la mise en place des politiques liées au foncier, dont certains peuvent apparaître contradictoires.
Le vaste patrimoine fonder camerounais constitue plus que jamais une source de convoitise. Que ce soit dans la région du Centre, du Nord-ouest, du Sud-ouest, du Sud ou du Littoral, des compagnies agro-industrielles étrangères exploitent de vastes superficies de terres arables. Les élites locales ne sont pas en reste. En effet, celles-ci se livrent également à des achats compulsifs des terres rurales. L'ouvrage qui porte sur un sujet aussi sensible, voire périlleux, mais bien utile, riche et stimulant, questionne avec minutie, finesse et circonspection, la gouvernance foncière au Cameroun, à l'aune des jeux et enjeux d'acteurs qui structurent l'écosystème des transactions foncières agro-industrielles dans ce pays. Avec l'adoption par l'Etat camerounais de la politique économique axée sur l'attractivité des investissements directs étrangers pour atteindre ses objectifs de développement, l'on assiste ces dernières années au Cameroun, à une intensification des investissements dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles et spécifiquement de la ressource foncière. Cette situation n'a pas manqué d'attirer l'attention des médias et ONG tant locaux qu'internationaux, qui accusent d'accaparements des terres les firmes agricoles étrangères qui y sont actives. A l'aune de ce grief d'accaparement des terres, l'ouvrage postule que, se focaliser sur les compagnies agricoles internationales comme étant les princes de la turpitude, alors que les acteurs étatiques locaux en charge des politiques publiques en matière foncière seraient, par nature, des parangons de vertu, n'est pas la bonne approche encore moins le bon débat. Nourrie par un travail de terrain mené au Cameroun, la recherche contenue dans cet ouvrage invite à sans cesse interroger les grilles d'analyse de la réalité foncière au Cameroun.
Lorsque les Etats membres des Nations Unies se réunissent en septembre 2010 à New York aux Etats-Unis, c'est pour mettre sur pied des politiques de réduction de la pauvreté dans plusieurs pays de la planète, notamment ceux d'Afrique, dont les populations connaissent des conditions de vie exécrables. Cette rencontre avait donné lieu à la "Déclaration du millénaire pour le développement". Déclaration qui se décline en huit objectifs principaux : 1) Réduction de l'extrême pauvreté et de la faim ; 2) Education primaire pour tous ; 3) Promotion de l'égalité des sexes et autonomisation de la femme ; 4) Réduction de la mortalité infantile ; 5) Amélioration de la santé maternelle ; 6) Lutte contre le VIH sida, le paludisme et d'autres maladies ; 7) Préservation de l'environnement ; 8) Mise en place d'un partenariat pour le développement. Lors d'une réunion d'évaluation tenue le 22 septembre 2010 à New York, l'ancien Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, avait fait remarquer aux acteurs étatiques présents que les avancées en termes de concrétisation sur le terrain des objectifs retenus sont insuffisantes. Selon ce dernier, cette situation est induite par le déficit d'engagement des chefs d'Etats et de gouvernements dans l'amélioration des conditions de vies de leurs populations. C'est ce que tente de mettre en relief ce travail qui a comme cadre territorial d'analyse le Cameroun. Sous-tendu par son approche triangulaire entre théorie, terrain et recherche, cet ouvrage est une interpellation adressée aux décideurs publics dans la perspective de l'amélioration de la conduite des politiques publiques de développement.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.