Les pratiques et théories queers ont mené une large critique de la normalisation des dominations cisgenres et hétéropatriarcales. Mais à cette critique a pris le relai une position purement déconstructrice des normes de la sexualité, au point que la nouvelle norme est devenue le refus de toute norme. En distinguant normalisation et normativité, Pierre Niedergang avance que la critique de la normalisation, bien légitime, n'implique pas l'anti-normativité mais au contraire une "normativité queer" . Cette inventivité normative permettrait d'élaborer une perspective queer féministe consciente de la dimension matérielle des oppressions et des rapports de pouvoir qui se nouent au coeur de nos relations.
Nombre de pages
176
Date de parution
21/04/2023
Poids
188g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782492642104
Titre
Vers la normativité queer
Auteur
Niedergang Pierre
Editeur
BLAST
Largeur
130
Poids
188
Date de parution
20230421
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment répondre aux discours réactionnaires qui voient dans les théories queers, féministes et décoloniales un dangereux obscurantisme ou une nouvelle religion « woke » qui gangrènerait l'Université ? Dans cet essai percutant, Pierre Niedergang propose de relire les pratiques et les théories queers à l'aune des thèmes et des grandes valeurs des Lumières telles que l'humanisme, l'universalisme, l'émancipation, la science, l'éducation et la critique de l'autorité religieuse. Il montre comment ces valeurs ne sont pas abandonnées, mais retravaillées et réactivées de manière subversive par les savoirs critiques minoritaires. En faisant l'hypothèse que les théories et pratiques queers peuvent être lues comme de « nouvelles Lumières pour le XXie siècle », il ouvre un horizon original pour la pensée critique contemporaine et nous rend attentif·ves à ces lueurs queers qui vibrent dans l'obscurité inquiétante du présent.
Dans ce recueil brûlant, habité par la nuit autant que la lumière, Joyce Rivière conte une histoire partagée et commune rythmée par le sensible, et parfois par une sensualité brute et puissante. Les dynamiques butch/fem nourrissent le poème, la poète défendant ardemment les implications politiques de ces identités, contre une esthétisation vide de sens et d'engagement. C'est la vie translesbienne qui se déploie et avec elle, les élans de lutte révolutionnaire mais aussi les mécanismes d'oppression, jusqu'au plus subtil et intégré au sein des groupes communautaires. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : (re)construire nos communautés politiques et leur reconnaître leur pouvoir séditieux et incendiaire.
Dans ce recueil bilingue français-arabe, Ghosoun Qtifan, Gazaouie exilée, porte un message d'espoir et de justice pour la Palestine. Elle met en mots l'extrême de la violence coloniale et génocidaire à l'Å?uvre, celle de ces deux dernières années mais aussi celle des décennies d'occupation par Israël. Par la puissance et la justesse de sa poésie, elle raconte sa terre et son peuple. Ghosoun Qtifan a dû quitter Gaza et sa famille pour que l'un de ses fils, mutilé par les frappes israéliennes, reçoive des soins essentiels ? et c'est aussi depuis cet arrachement qu'elle écrit. La mort, la blessure et la perte apparaissent dans le creux des mots, mais elles s'accompagnent d'une force de vie, d'une résilience et d'une résistance inépuisables et ô combien nécessaires.
Au-delà du feu" est une respiration brisée, un murmure venu du fond. Le roman dit la mort, le désir, la chute et les murs qu'on subit. Écrit depuis un point de vue queer et anarchiste, il se construit en miroir avec le parcours d'Aleksander, ami d'enfance suicidé en prison, avec celui du·de la narrateurice fol et psychiatriséx. Sol Netra écrit comme on saigne doucement, avec une lucidité tendre et implacable. Chaque page creuse, effleure, dérange. On avance à tâtons dans une parole nue, aussi vulnérable que le corps et qui ne fait aucunement fi des violences systémiques. Tous les verbes restent longtemps en nous, comme un silence qu'on n'arrive plus à refermer.
Années 1973 et 1974, à la suite du procès de Bobigny. Le mouvement pro-IVG prend de l'ampleur en France. A Paris, Jane se demande pourquoi ses parents ont éloigné sa soeur, Louisa, en Espagne. Aux côtés de Pierre, jeune médecin du Groupe Information Santé, elle cherche des traces de Louise et s'engage dans la lutte pour l'avortement, non sans crainte car son père soutient ouvertement l'association conservatrice Laissez-les vivre. Jane apprend tout de même à pratiquer l'IVG clandestinement. Entre enquête et roman historico-politique, ce texte offre un éclairage contemporain sur les années 70, leur effervescence et l'intensité d'un combat toujours d'actualité : la libre disposition de son corps.