Les trois Scudéry. Actes du Colloque du Havre, 1-5 octobre 1991
Niderst Alain
KLINCKSIECK
85,00 €
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EAN :9782252028407
Les Scudry furent longtemps mconnus et mpriss par l'Universit et l'ensemble des lettrs franais. On considrait Georges de Scudry comme un matamore, qui s'tait fourvoy dans la querelle du Cid , et sa sur Madeleine comme une prcieuse ridicule , qui avait crit d'interminables et invrasemblables romans pour l'amusement de pecques de province. Quant Marie-Madeleine, l'pouse de Georges, ses lettres se rencontraient au dtour des ditions de Bussy-Rabutin, mais on ne s'y attardait pas. Depuis une trentaine d'annes, on est revenu de ce discrdit simpliste et injuste. On a vu paratre des rditions des uvres de Georges et de Madeleine, des analyses de leurs livres, des biographies, de nombreux articles. On a dcouvert en Georges un homme de thtre et un amatuer d'art passionnant, en Madeleine un des gnies de la littrature romanesque franaise, en Marie-Madeleine une pistolire de talent, fort comparable Mme de Svign. Ainsi vnement qui et paru totalement impossible il y a quelques lustres plus de cinquante chercheurs se sont runis en octobre 1991 au Havre (la ville de Scudry) pour clbrer ce renouveau et confronter leurs analyses. Ce colloque international fut pluridisciplinaire (l'on y traita du thtre, de la posie, du roman, de la critique artistique, de la politique, de la philosophie) et fait date dans l'histoire de la critique littraire.
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Nombre de pages
700
Date de parution
03/05/2000
Poids
1 264g
Largeur
160mm
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EAN
9782252028407
Titre
Les trois Scudéry. Actes du Colloque du Havre, 1-5 octobre 1991
Auteur
Niderst Alain
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
1264
Date de parution
20000503
Nombre de pages
700,00 €
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Toute vie, et singulièrement celle d'un grand artiste ou d'un grand écrivain, a quelque chose de mystérieux. Il n'est pas facile de comprendre et de faire comprendre comment un fils de fonctionnaire, d'artisan ou d'ouvrier, a pu créer une oeuvre qui intéresse tous ses contemporains, et même les générations à venir.
L'exil a t une punition dans les rpubliques antiques et dans les despotismes modernes. Ovide, du ct de Constantza, Victor Hugo Jersey, Napolon Saint-Hlne, Stefan Zweig Rio, sont d'illustres figures d'exils. D'autres, tels Du Bellay ou Lamartine, se sont dits exils par abus, pour se plaindre et se situer dans cette chane de victimes. L'exil tourne vers soi. L'exil mne aux vrais biens et peut-tre Dieu. D'ailleurs, nous sommes tous des exils tels l'Albatros de Baudelaire, le Cygne de Mallarm, le dieu tomb qui se souvient des cieux . L'exil finit tt ou tard chez les sages par signifier une immersion salutaire dans les eaux de la solitude et du recueillement. Et comme toutes les grandes expriences que commentent les potes et les philosophes, l'exil est une synecdoque de la condition humaine. C'est--dire tout et rien. Un tunnel gris ou blanc, qui mne vers la mort et convie s'y prparer.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.