Les sorciers et leurs tromperies. (La fourmilière, livre V)
Nider Jean ; Céard Jean ; Houdard Sophie ; Préaud
MILLON
26,40 €
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EAN :9782841371839
Le théologien dominicain Jean Nider rédige dans les années 1436-1438 un livre intitulé La Foumilière (Formicarius) ; il lui donne la forme d'un dialogue entre un Théologien et un profane, qui, ayant besoin d'être affermi dans sa foi, est désigné du nom de Paresseux. Le dernier livre de cette ?uvre de théologie morale, consacré aux sorciers et à leurs tromperies, est l'ancêtre abondamment utilisé des nombreux ouvrages de démonologie qui vont fleurir pendant deux siècles, à commencer par le célèbre Marteau des sorcières. Nourri de la Bible et de ses commentaires, des grandes ?uvres théologiques modernes, notamment de celle de Thomas d'Aquin, curieux d'histoire et de médecine, il est aussi très attentif à l'actualité, rapporte quantité de curieuses aventures advenues de son temps et fournit, par exemple, l'un des premiers témoignages sur Jeanne d'Arc. Rendre accessible cet ouvrage méconnu et fondateur est le but de cette édition : au texte latin révisé de la première édition publiée à Cologne vers 1480, elle joint une traduction intégrale et une annotation qui identifie les sources de l'auteur et dégage les grandes lignes de sa pensée.
Nombre de pages
281
Date de parution
28/10/2005
Poids
466g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371839
Titre
Les sorciers et leurs tromperies. (La fourmilière, livre V)
Auteur
Nider Jean ; Céard Jean ; Houdard Sophie ; Préaud
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
466
Date de parution
20051028
Nombre de pages
281,00 €
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Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.