Entre 1981 et 1983, à l'époque doctorant à l'EHESS, Fabrice Ney a parcouru, observé et photographié, les cités de La Busserine, de Saint-Barthélémy III et de Picon dans les quartiers nord de Marseille. L'ouvrage ZUP n°1 propose des extraits des archives conservées par l'auteur. En 2019, ces images photographiques surprennent par l'association d'un propos méthodique rigoureux avec une poétique affirmée du point de vue. L'attention portée sur les détails de l'environnement urbain et leur organisation révèle avec insistance l'état des relations sociales. L'ouvrage s'achève sur la présentation d'extraits d'une étude systématique de 68 portes traitées en 1983 avec le logiciel Eurista (EHESS). Le texte du chercheur Jordi Ballesta introduit à l'« amplitude documentaire » de ces archives.
Nombre de pages
64
Date de parution
21/11/2019
Poids
354g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782369801917
Titre
ZUP N°1
Auteur
Ney Fabrice ; Ballesta Jordi
Editeur
ARNAUD BIZALION
Largeur
240
Poids
354
Date de parution
20191121
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
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Qui sont ces ados qui adorent Ben Laden et nourrissent une admiration sans faille aux gangsters, aux terroristes, à Mohamed Merah et à Scarface ? Qui sont ceux qui s'identifient à la cause palestinienne et importent ce conflit en France ? Parmi eux, des jeunes hommes désemparés, à bout de souffle, que seul les religieux extrémistes reçoivent avec bienveillance, parmi eux, des jeunes désespérés, préférant mourir loin de la France, en Irak ou en Syrie, nouvelles terres de djihad... L'auteur a plongé discrètement pendant plusieurs années au coeur des gangs, des cités, des prisons, des lieux de culte et des services de police pour mieux comprendre : émeutes, braquages, embuscades, voyoucratie, guerre des gangs, trafics... Il fait ici un rapport sans concessions de ses multiples reportages en immersion totale. Il évoque le face à face avec une jeunesse perdue dans des messages de violence et qui s'identifie elle-même comme "étrangère" à la France. Face à eux, une génération d'identitaires ultra-violents, qui ont pour idole Anders Behring Breivik, terroriste aux yeux bleus. Une majorité plus silencieuse et discrète qui est partie en croisade. Les médias en parlent moins, les spécialistes aussi, mais elle est toute aussi dangereuse...
Un avertissement perturbant qui s'impose à la conscience, la sensation que quelque chose est annoncé. Une prémonition. La vision récurrente d'une très jeune enfant courant dans les dédales d'un labyrinthe sombre ou en équilibre sur les anneaux de Saturne, sont un cheminement aux confins du réel, avec la nostalgie de la douleur de l'avant, mais aussi la peur de l'après qui fait revenir en arrière. Le travail de Cécile Menendez, inspiré d'événements survenus dans sa propre vie, nous ouvre les portes d'un univers, mystérieux, onirique. Le temps y est suspendu, le récit est flottant, entre prophétie et réalité.
Bourret Eric ; Cogne Olivier ; Spillemaecker Chant
En réponse à l'invitation du musée Dauphinois (Grenoble), animé par la découverte de nouveaux espaces, il a consacré les hivers 2015-2016 à arpenter, photographier les montagnes situées en Belledonne, Dévoluy, Oisans et Vercors, quatre massifs emblématiques de l'Isère et des Alpes. Nées de cette collaboration, ses images transcrivent cette nature remarquable.
Entre 1975 et 1995, alors que les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles sont en pleine adolescence, Pierre-Jean AMAR, tout jeune homme côtoie les plus grands photographes du monde. Débats, stages, soirées au théâtre antique, réceptions, vernissages, .. le monde (alors petit) de la photographie se retrouve, discute, s'aime, invente, innove, ... Dans ces photographies nous retrouvons toute l'ambiance de ces fortes années, quand les Rencontres d'Arles s'appelaient RIP.
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.