Nettle Daniel ; Romaine Suzanne ; Guilbault Marion
AUTREMENT
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EAN :9782746703896
Toute personne à qui l'on demanderait de citer le nom des langues qu'elle connaît en trouverait probablement une vingtaine? Un linguiste professionnel est habituellement capable d'en nommer 80. Pourtant, ce nombre représente à peine 1 % du nombre total de langues dans le monde (entre 5000 et 6700 !). Mais cette diversité est fragile et la légère tendance à l'extinction des siècles passés se transforme à présent en catastrophe. La large diffusion de quelques langues comme l'anglais, le français, l'arabe ou le chinois, en condamne une multitude d'autres. Bien que la menace pèse davantage sur les langues de peuples à la culture et aux modes de vie traditionnels, la mort des langues concerne aussi les pays dits ? développés ?.Comment en sommes-nous arrivés là ? Mort naturelle ou suicide ? Les langues dérivent et meurent dans des circonstances difficiles de tension sociale, économique, politique, qui ne laissent d'autre choix que l'abandon. Pourtant, la diversité linguistique est signe de diversité culturelle. Chaque langue est un musée vivant, le monument de chaque culture dont elle permet la transmission mais c'est surtout un précieux indicateur : lorsqu'une langue est en danger, l'identité de ses locuteurs l'est aussi. Pour la première fois, un ouvrage rassemble des témoignages exceptionnels des derniers locuteurs de langues d'Afrique, d'Océanie, mais aussi du Groenland, des États-Unis, d'Europe. Une enquête passionnante pour comprendre les mécanismes qui mènent à l'extinction d'une langue, la perte culturelle qu'elle représente, ? notamment dans la connaissance de l'environnement ? et la nécessité de préserver la spécificité de chaque langue, véhicule d'une culture unique et irremplaçable.
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Nombre de pages
230
Date de parution
30/08/2003
Poids
315g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782746703896
Titre
Ces langues, ces voix qui s'effacent
Auteur
Nettle Daniel ; Romaine Suzanne ; Guilbault Marion
Editeur
AUTREMENT
Largeur
152
Poids
315
Date de parution
20030830
Nombre de pages
230,00 €
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Résumé : Claudio est un exilé cubain de New York dont la seule passion semble consister, justement, à vouloir les éviter. Cécilia est une jeune mexicaine mélancolique installée à Paris, vaguement thésarde, vaguement éprise de son voisin, mais profondément solitaire. Chapitres après chapitres, leurs voix singulières s'entremêlent et invitent le lecteur à les saisir dans tout ce qui fait leur être au monde : goûts, petites névroses, passé obsédant. Chacun d'eux traîne des deuils, des blessures, des ruptures. Lorsque le hasard les fait se rencontrer et s'aimer à Paris, nous attendons, haletants, de savoir si ces êtres de mots et de douleurs parviendront à s'aimer au-delà de leurs contradictions. En plaçant le lecteur au c?ur du dispositif narratif et sentimental,Guadalupe Nettel nourrit une proximité et un attachement à ses personnages sans pareil. Poursuivant ses obsessions littéraires pour les marges, les personnages bancals et leurs destins étranges, l'auteur s'affirme, avec ce roman acclamé, comme une figure incontournable et absolument originale des lettres latino-américaines.
Résumé : Dans un monologue tendre et cocasse, une jeune femme retrace pour un thérapeute imaginaire les faits marquants de son existence. L'élément fondateur de sa singularité : le cache qui recouvrait un de ses yeux quand elle était enfant, la livrant à la curiosité d'autrui. Ce roman, qui emprunte son titre à Allen Ginsberg, exhale les acides de la Beat Generation. Communautés hippies, engagement politique, liberté des moeurs : la famille de la narratrice a embrassé les idéaux de l'époque. La fillette fréquente une école Montessori, joue avec "Krouchevna" ou "Lenin", connaît tout, en théorie, de la sexualité. Le "couple ouvert" conduit ses parents au divorce, et le cocon familial se désintègre. La mère gagne la banlieue d'Aix-en-Provence et l'enfant se voit confiée à une grand-mère revêche, en total désaccord avec une éducation permissive. La synthèse ne se fera pas sans mal, à l'heure du regroupement familial. Du Mexico de l'enfance, avec ses exilés latino-américains fuyant les dictatures, à la Ville aux mille fontaines des années 1980, qui abrite derrière la splendeur des vestiges romains une foule bigarrée de Roms et de Maghrébins, la marginalité originelle est devenue un territoire physique et mental dans lequel on peut construire une vie, enfin réconciliée avec ce corps qui reste à jamais le plus étrange et le plus obsédant des mystères.
Par les différentes facettes de sa personnalité, énergique et sensible, penseur et femme d'action, plus encore peut-être par son rôle d'opposante à ceux qu'elle tenait pour responsables du ralliement en 1914 des socialistes à l'Union sacrée, par son assassinat enfin, précurseur des massacres à venir, Rosa Luxemburg a suscité au cours des dernières dizaines d'années nombre d'interprétations et de créations. Pourtant, il reste difficile de trouver en français une biographie qui rende compte non seulement de son existence, mais du contexte où elle s'est déroulée et de la signification des orientations politiques qu'elle a défendues, souvent déformées pour servir telle ou telle cause sans rapport avec les conditions dans lesquelles elle les a élaborées. Il y a 40 ans que François Maspero a publié l'édition française du Rosa Luxemburg de John Peter Nettl. Dès sa parution en anglais en 1966, ce livre de plus de 900 pages s'est imposé comme une référence : il s'agissait en effet de la première biographie systématique consacrée à Rosa Luxemburg, fondée sur la recherche et l'utilisation du plus grand nombre de sources possible. Le seul recensement des publications où l'on retrouve ses écrits et ses discours y occupe une cinquantaine de pages. En 1968, peu de temps avant sa mort accidentelle, John Peter Nettl a terminé une version abrégée de son livre pour le rendre accessible à un plus large public ; elle fut publiée l'année suivante en anglais et en allemand. Depuis, bien des livres ont été consacrés à Rosa Luxemburg ; pourtant, son ouvrage, y compris dans sa version abrégée qui, comme on le voit, reste substantielle, conserve un intérêt tout particulier car il rend compte des débats et des combats qui ont accompagné la naissance et la croissance des organisations de masse du mouvement ouvrier socialiste, contribuant ainsi à notre compréhension des succès relatifs et des défaites effroyables que celui-ci a connus au cours du XX siècle. Rosa Luxemburg a appartenu à une époque où la révolution socialiste, à la fois désirable et inéluctable, semblait à portée de la main, et, comme d'autres fortes personnalités de l'époque, au caractère souvent solitaire, elle a consacré son existence à l'avènement d'un pouvoir collectif, d'une société où "le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous". De cette existence, de cette réflexion tournée vers l'action on ne tirera pas de recettes ; mais John Peter Nettl, en combinant récit et analyse, fournit d'amples matériaux à tous ceux qui pensent que des échecs mêmes du mouvement socialiste des leçons sont à tirer pour oeuvrer à cet avènement.
Comment les histoires que nous racontons - et celles que nous taisons - façonnent-elles notre perception du monde ? C'est la question que Ta-Nehisi Coates, l'un des écrivains américains majeurs de son époque, pose dans son nouvel essai, en arpentant trois lieux de conflits. A Dakar, au Sénégal, il explore la problématique de l'identité africaine et se réapproprie son histoire familiale ; à Columbia, en Caroline du Sud, il analyse les répercussions de la récente prise de conscience d'un pays marqué par l'héritage de la ségrégation ; en Palestine, enfin, il observe le contraste tragique entre l'histoire présentée par les récits nationalistes et la réalité du terrain. Essai vibrant et incarné, Le Message interroge intimement le pouvoir de la littérature et met en évidence la nécessité impérative de nous défaire de l'emprise destructrice des mythes. Il nous rappelle que, face à la frénésie guerrière qui agite le monde, il est urgent d'embrasser le pouvoir libérateur des vérités, même les plus difficiles à entendre.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
La promesse est une passion altruiste, il s'agit de partager comme de vivre une émotion commune". Pourquoi promettons-nous ? Que mettons-nous en jeu lorsque nous nous engageons à tenir parole ? La promesse revêt une vertu sacrificielle, absolue, mais se vide de sens lorsqu'elle est énoncée sans sincérité. Mêlant réflexions philosophiques, littéraires et expériences personnelles, Philippe Vilain ausculte ce que la promesse d'amour, la parole politique, le serment à soi-même révèlent de notre humanité : notre rapport à l'autre, à nous-même, à la morale, au temps. Il interroge le geste simple de dire Je promets dans le vacarme assourdissant de notre époque et s'attache à la promesse pour redonner de la valeur au langage.