
Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 58/2019 : Le style de la science
Alors que les émissions de vulgarisation scientifique se multiplient, la Revue de la BnF s'interroge sur le " style de la science " : comment formule-t-elle ses résultats tant auprès des chercheurs que du grand public, comment produire un discours scientifique et pour qui ? " Le style de la science " Tout travail de connaissance passe nécessairement par la production d'un discours. Ce numéro s'interroge sur le style de la science - ou sur son absence revendiquée -, sur la manière dont elle formule ses résultats auprès du grand public et de la communauté des chercheurs. Vulgarisation, communication, valorisation Jean-Marc Lévy-Leblond revient sur l'opposition traditionnelle entre monde savant et monde profane à travers le cliché du savant distrait, aux savoirs inaccessibles... L'opposition entre savant et profane, scientifique et littéraire, correspond toutefois plus à une frontière théorique, historique et institutionnelle, qu'à la réalité des pratiques du savoir, selon Yves Jeanneret. Les sciences, s'exprimant principalement sous forme de textes, produisent elles-mêmes de la littérature, également traversée par l'imaginaire et la rhétorique. Baudouin Jurdant, spécialiste des questions de vulgarisation scientifique, insiste quant à lui sur la nécessité de " parler la science " : si la science est avant tout écrite (accédant par là même au statut de vérité objective et universelle), elle se doit d'être constamment discutée au sein d'une communauté plus large que celle des spécialistes... L'écriture scientifique comme production culturelle/littéraire L'écriture scientifique emprunte-t-elle à la littérature ? Certains objets d'étude nous forcent à penser au-delà d'un simple dualisme entre science et fiction, telle la sphère de Dyson, mégastructure bâtie autour d'une étoile, jamais observée à ce jour, traitée aussi bien dans des articles d'astrophysique que des romans de science-fiction. Thierry Hoquet constate que le xviiie siècle a vu s'opposer deux manières d'écrire l'histoire naturelle : l'extrême concision de Linné et la grandiloquence de Buffon. On aurait tôt fait d'en conclure que l'un serait plus rigoureusement scientifique et l'autre plus littéraire. Leur différence de styles nous renseigne davantage sur le type de public et de science visés par chacun des auteurs, interrogeant par là-même l'idéal d'" objectivité " de la science. L'activité scientifique comme acte de " création " Dans tout projet intellectuel, selon Jean-François Bert, rien n'est anodin, brouillons, lettres, fiches, marginalia... L'étude de ces traces nous révèle comment le savant travaille, mettent en évidence des styles et des modes opératoires personnels. De même, les carnets de thèse en ligne, nouveaux lieux d'expression et de réflexion individuelles pour les doctorants, font émerger des manières différentes d'écrire la science, à la première personne... Les sciences et les arts Un entretien inédit avec Jacques Réda autour de sa Physique amusante nous éclaire sur son choix d'écrire à propos de la physique contemporaine, dans la longue tradition de la poésie scientifique. Alice Leroy retrace quant à elle l'histoire du docteur Jean Comandon, dont l'ambition fut de filmer la science. Ses films microcinématographiques, réalisés en laboratoire, se redécouvrent aujourd'hui tant pour leur qualité scientifique qu'esthétique. Sans jamais renoncer à la valeur didactique de ses images, il en reconnaissait aussi l'enchantement singulier... Représentations scientifiques graphiques Didactisme et enchantement, c'est également ce que vise le courant merveilleux-scientifique, qui se développe au tournant du xxe siècle dans la presse de vulgarisation, empruntant aux motifs du conte de fées. La représentation graphique spécifique au traité d'anatomie que nous révèle Elsa Tadier, illustre parfaitement ce dilemme entre les savoirs et leur nécessaire diffusion sous la forme de discours. Rubriques : " Autour d'une oeuvre " consacrée à la Somme rural de Jean Boutillier La " Découverte " de la collection de photographie japonaise contemporaine de la Bibliothèque nationale de France Une " Galerie " autour des lettres illustrées de Paul Morand à son épouse Hélène La rubrique " Insolite " raconte l'histoire mystérieuse des momies de la Bibliothèque nationale de France Une nouvelle rubrique " Résidences " fait place aux observations de l'écrivain Thomas Clerc, " lecteur-imposteur " à la Bibliothèque
| Nombre de pages | 175 |
|---|---|
| Date de parution | 14/03/2019 |
| Poids | 460g |
| Largeur | 172mm |
| EAN | 9782717727951 |
|---|---|
| Titre | Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 58/2019 : Le style de la science |
| Auteur | Netchine Eve |
| Editeur | BNF |
| Largeur | 172 |
| Poids | 460 |
| Date de parution | 20190314 |
| Nombre de pages | 175,00 € |
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Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 59/2019 : World-building. Création de mondes et imag
Netchine EveA l'heure où la fantasy séduit de plus en plus (Le Seigneur des anneaux, Game of Thrones...), plaçant les "mondes inventés" au coeur de la culture populaire, ce dossier s'interroge sur leurs formes et leurs usages en confrontant le regard des historiens du genre à celui des spécialistes des médias et des créateurs, qu'ils soient écrivains ou concepteurs de jeux. L'invention de mondes imaginaires L'invention de mondes imaginaires est une idée aussi ancienne que l'humanité, depuis l'Atlantide de Platon, ou encore l'Utopia de Thomas More. Mais c'est dans la seconde moitié du XIXe siècle en Angleterre, avec Lewis Carroll et William Morris, que naissent la fantasy et sa pratique, le worldbuilding. Un genre qui connaîtra un succès prodigieux à partir des années 1960, à travers l'oeuvre de Robert E. Howard (Conan le Barbare) et celle de Tolkien (Le Seigneur des anneaux). Anne Besson retrace pour nous l'histoire du genre pour lequel Tolkien tient lieu de modèle, l'écrivain-démiurge qui, pour créer sa mythologie personnelle, dessine des cartes, crée une cosmogonie, élabore des chroniques... Les cartes jouent en effet un rôle spécifique dans la création des mondes imaginaires, ainsi que l'expose Julie Garel-Grislin dans son article. La fantasy connaît en France une apparition tardive (les premières traductions datent des années 1970) : il faut attendre le nouveau dynamisme éditorial de la fin des années 1990, décrit par Marie-Lucie Bougon, pour la voir s'affirmer et se singulariser (avec des éditeurs comme Mnémos, Bragelonne...). Ce succès éditorial, très marqué chez les jeunes enfants et les adolescents, nous conduit à nous interroger, aux côtés de Laurent Bazin, sur les raisons d'une telle fascination au-delà du simple besoin de divertissement. Un succès transmédia L'engouement pour ces imaginaires contemporains s'étend bien au-delà de la littérature, porté par le développement de nouveaux médias (bandes dessinées, pulps, films, séries télévisées, jeux vidéo, jeux de rôle...), chaque support nourrissant l'autre, avec l'ambition de construire un monde complet et consistant, quoique fictif. Les créations de nouveaux univers sont pléthoriques au cinéma (Star Wars, adaptation du Seigneur des anneaux), dans les séries (Game of Thrones ou Westworld), le jeu vidéo (World of Warcraft ou Assassin's Creed) et même les jouets (Lego)... Elles sont aujourd'hui au coeur de la culture populaire au point de faire émerger une nouvelle communauté de fans, les "geeks", qu'ils soient fervents lecteurs de fantasy, de mangas, ou de comics, "rôlistes", gamers, amateurs de séries fantastiques ou de films d'horreur. David Peyron nous dit quelles pratiques se cachent derrière ce vocable, tandis qu'Olivier Caïra revient sur les jeux de rôle sur table, tels que Donjons et dragons. Les genres de l'imaginaire sont également très présents sur le petit écran, depuis Star Trek jusqu'à Game of Thrones, au point de brouiller la frontière avec le cinéma. Une évolution que décrit Florent Favard. Alain Boillat se concentre quant à lui sur le cas de Westworld qui, tout en reprenant les codes du western, explore la problématique de l'intelligence artificielle et tend un miroir à nos préoccupations contemporaines... La parole aux "créateurs" Il s'agit aussi d'entendre la parole des créateurs, de ceux qui donnent corps à ces univers, qu'ils soient écrivains ou concepteurs de jeux. Des écrivains français se sont prêtés au jeu, tels que Jean-Philippe Jaworski, auteur de deux cycles de fantasy, Récits du Vieux Royaume et Rois du monde (éditions des Moutons électriques), Lionel Davoust, auteur des Chroniques d'Evanégyre (éditions Critic), ou encore la Canadienne Karoline Georges, auteur de romans d'anticipation (SF Folio). Côté jeux vidéo, la société Ubisoft expose sa ligne éditoriale et la manière dont elle reconstruit des mondes historiques disparus, comme dans son dernier opus, Assassin's Creed Odyssey (2018), dont l'action se situe en Grèce pendant la guerre du Péloponnèse. Tout doit concourir à l'immersion du lecteur ou du joueur... Rubriques : L'"Actualité de la recherche" mène l'enquête avec Laurent Demanze sur la passion de l'investigation dans la littérature contemporaine La "Découverte" des archives comiques de la photographie relate avec humour comment ce médium a été perçu dans la presse humoristique du XIXe siècle Une " Galerie " autour du typographe Christian Delorme La rubrique " Histoire de la bibliothèque " consacrée à l'Arsenal pendant la première moitié du XIXe siècle Le récit de Gaëlle Obiégly en " Résidence " à la BnFSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 € -

Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 60/2020 : Ne les laissez pas lire ! Censure dans les
Netchine EveSi la lecture apparaît comme une valeur refuge dans l'éducation des enfants, les livres qui leur sont destinés ne font pas toujours l'unanimité. Les discours actuels, de plus en plus impérieux, le confirment, et le débat reste ouvert : où s'arrête la liberté d'expression en regard des impératifs liés à la protection de l'enfance, où commence la censure ? La censure appliquée au livre pour enfants En préambule, Jean-Yves Mollier rappelle qu'au XIXe siècle, au moment même où se constitue une littérature pour la jeunesse, l'Enfant représente, de la même manière que la Femme ou le Peuple, une catégorie sous surveillance, perméable par nature à l'influence néfaste des mauvaises lectures. L'abbé Bethléem (dont les archives sont conservées à la bibliothèque de l'Arsenal) joue un rôle considérable dans la campagne menée dans la première moitié du XXe siècle contre les journaux licencieux et les illustrés pour la jeunesse (Anne Urbain). Ce sont en effet ces illustrés, français (L'Epatant) puis américains (Le Journal de Mickey), qui concentrent dans un premier temps les attaques des censeurs, dont les arguments d'ordre moral ou esthétique constituent paradoxalement l'un des premiers discours critiques sur la bande dessinée (Sylvain Lesage). La même accusation de propager, par l'exemple, la criminalité juvénile se retrouve dans les discours à l'encontre du cinéma (Roxane Haméry). En France s'est mise en place, en juillet 1949, une législation qui encadre les publications à destination de l'enfance et de l'adolescence, qui " ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit [... ] présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse ". Dans le même temps, aux Etats-Unis, est apparue, selon des modalités un peu différentes, la Comics code authority qui régira pendant des décennies la publication des comics américains (Jean-Paul Gabilliet). Le tournant de mai 1968 Mai 1968 bouleverse le paysage bien ordonné de l'édition pour la jeunesse, en initiant un mouvement de libération de l'enfance opprimée par la famille, l'école, et le monde des adultes en général, dont le Petit livre rouge des écoliers et des lycéens, traduit et publié en France par François Maspero en 1971, est emblématique (Sophie Heywood). La plongée de Bernard Joubert dans les archives de la Commission de surveillance des publications pour l'enfance et l'adolescence, instaurée par la loi de juillet 1949, est riche d'enseignements sur la manière dont celle-ci examine au fil du temps les publications pour la jeunesse. Au-delà de la loi et de son application, de moins en moins restrictive, les pressions exercées sur le livre pour enfants restent multiples, qu'elles viennent des responsables politiques ou des parents, et s'expriment tout particulièrement dans les bibliothèques publiques (Véronique Soulé). La parole est aussi donnée aux acteurs de cette histoire contemporaine, à un éditeur (Thierry Magnier) et à des créatrices (Agnès Rosenstiehl et Katy Couprie). Laissez-les lire ! Du XIXe siècle à aujourd'hui, les discours à l'encontre des mauvaises lectures sont révélateurs des angoisses du temps, et des permanences des interdits liés prioritairement à la violence et à la sexualité, dont le livre pour enfants, territoire doublement sanctifié, devrait être protégé à tout prix. " Ne craignons pas trop vite de traumatiser les enfants. Le danger est bien plus grand dans ce qui est mièvre et ennuyeux que dans ce qui est trop fort dans sa vérité " disait pourtant Geneviève Patte dans Laissez-les lire ! en 1978... Rubriques : " Autour d'une oeuvre " mène l'enquête à propos d'un mystérieux jeu de tarot vénitien ; La " Découverte " se penche sur le ballet que Roland Petit (1976) consacre à Nana ; La rubrique " Portrait " autour de Judith Gautier ; La rubrique " Innovation " consacrée au livre augmenté ; Le récit de Nathalie Kuperman en " Résidence " à la BnFSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 € -

Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 61, octobre 2020 : Singeries
Netchine EveSingeries : tableaux représentant des primates déguisés en humains dans des scènes comiques dans la France du XVIIIe siècle ; grimaces des hommes, en référence aux soi-disant mimiques de leurs cousins primates. " Une ressemblance troublante Ce dossier de la Revue de la Bibliothèque nationale de France remonte aux bases de l'histoire naturelle et de la primatologie, avec " Jocko ", petit chimpanzé que Buffon fait naturaliser assis sur un tabouret. D'emblée, c'est la ressemblance physique du singe avec l'homme qui interroge : une autre discipline s'en empare, la physiognomonie, qui entend déduire la personnalité d'un individu à partir de son apparence physique. Pour autant, Lavater, son fondateur, ne s'y intéresse que pour le maintenir à distance. se méfie des comparaisons hâtives avec les animaux et réaffirme au contraire la supériorité de l'homme (du fait de ses convictions religieuses). Il faut attendre les Lumières puis la théorie de l'évolution des espèces de Darwin (1858) pour soustraire l'homme du cadre biblique et l'insérer au sein du règne animal. L'apparition du grand singe en Europe, à travers les circuits de l'esclavage notamment, pose la question des limites de l'humain. Un imaginaire raciste se diffuse alors par l'intermédiaire des zoos humains et des spectacles de freak shows, remplacés à partir des années 1930 par l'industrie du cinéma. Les " singeries " dans les arts Dans les arts picturaux et ornementaux, la représentation du singe et plus largement de l'animal évolue : si le motif simiesque est très apprécié dans l'Antiquité, il devient plus rare dans l'imagerie chrétienne, car associé au péché et très vite relégué à un statut purement décoratif qui annonce les singeries du XVIIIe siècle, comme chez Chardin ou Grandville. Au cours du XIXe siècle, le singe est de moins en moins représenté sous une forme anthropomorphique. Influencé par la société protectrice des animaux (fondée en France en 1845), l'art animalier se renouvelle en profondeur, remettant en cause la suprématie de l'homme dans la hiérarchie naturelle. Le rapport homme-singe a beaucoup inspiré la littérature, brouillant les frontières inter-espèces. Les premiers orangs-outans, exhibés au début du XIXe siècle, comme dans la nouvelle d'Edgar Poe L'Orang-outan, nous renvoient l'image de notre propre bestialité. De même, Pierre Boulle qui publie en 1963 La Planète des singes, adapté au cinéma en 1968, s'interroge sur la nature conflictuelle et mimétique des relations entre l'homme et l'animal. Les singeries du côté des singes Le singe est-il véritablement cet imitateur divertissant que l'on s'est plu à définir au fil des siècles ? L'imitation est un processus essentiel de l'apprentissage chez les primates, comme le démontre l'expérience menée avec Nénette, orang-outan le plus célèbre de la ménagerie du Jardin des Plantes. Pour revenir sur ce mythe de singe imitateur, Sabrina Krief, primatologue et professeure au Muséum national d'histoire naturelle, spécialiste des relations entre humains et grands singes, analyse les comportements de ces derniers en Ouganda, de l'automédication à l'apprentissage. Elle milite pour la reconnaissance de la vulnérabilité des primates et de leur environnement : ces espèces doivent être mieux connues pour être mieux protégées pour leur valeur intrinsèque, et non parce qu'elles répètent des scénettes inculquées sous la contrainte du dressage. Rubriques " Autour d'une oeuvre " dédié à la première " revue du nu ", Le Nu esthétique (1902), à mi-chemin entre académisme et érotisme " Découverte " de l'art des feux d'artifice au XVIIe siècle à partir de manuscrits conservés à la BnF Une " galerie " consacrée à un passionné de théâtre, Guillot de Saix, et à son don au département des Arts du spectacle " Innovation " (à confirmer) : la naissance du patrimoine numérique (E. Bermès)Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 € -

Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 55/2017 : Le mur du son. Quand le son fait sens
Netchine EveRésumé : Le dossier entend mettre en valeur la richesse et l'étendue des recherches qui sont aujourd'hui consacrées au son en traitant de sa dimension sensible, acoustique et technique et de son " historicité ", tant il est frappant de constater que l'on n'entend pas de la même manière selon les lieux et les époques. ".. Comment entendre les sons du passé ? C'est la question que posent certains historiens du sensible tels qu'Alain Corbin dans son ouvrage pionnier Les Cloches de la terre. Ce à quoi tente de répondre également le projet Bretez de reconstitution sonore du Paris du XVIIIe siècle. Ces approches se concentrent sur la question de la " fidélité ", de l'authenticité de la restitution sonore, à l'opposé des pratiques des sound designer, ces " sorciers du son " technophiles qui recherchent davantage l'efficacité émotionnelle. Cette modernité dans la conception du son est d'ailleurs au coeur de l'évolution historique du cinéma et de son écriture contemporaine, ou de l'histoire du jeu vidéo. L'exploration du son dans le temps nous mènera également à confronter nos expériences d'écoute de la musique à celles d'autres aires géographiques : la définition d'une " bonne " écoute lors d'un concert ne sera pas la même en Inde ou en France. Certain sons sont jugés harmonieux ou inacceptables en fonction des époques, des lieux, des contextes. L'hypersensibilisation actuelle au bruit et aux nuisances témoigne par ailleurs d'une volonté nouvelle de s'isoler, souvent au détriment de l'identité sonore des villes. Le dossier permet ainsi de mieux cerner en quoi consiste la révolution des sound studies qui, loin de se limiter à une simple histoire des innovations techniques, font des sons de puissants révélateurs de l'ordre politique, culturel et social d'une époque et d'un lieu donnés. Rubriques : " Autour d'une oeuvre " est consacré au célèbre enregistrement d'Apollinaire aux Archives de la Parole (24 décembre 1913) " Découverte " met à l'honneur les calligraphies de Roger Druet La " galerie " permet de revoir les premières pochettes de disques 78 tours de la collection de la BNF " Histoire de la bibliothèque " raconte comment la Bibliothèque nationale est devenue au XIXe siècle une destination touristique parisienne incontournable Un " Inédit " exhume les rushs de Chronique d'un été de Jean Rouch et nous immerge dans la " fabrique de l'oeuvre " Le " Portrait " de la tibétologue Marcelle LalouSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 €
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