Des esprits et des hommes. L’invention de l’histoire de l’art par Paul Delaroche et Johann Friedrich
Nerlich France
FAGE
45,00 €
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Sortie prévue le 6 novembre 2026
EAN :9782849758144
Comment penser sa place dans l'histoire de l'art lorsqu'on est peintre ? Et comment prendre part à son écriture par les moyens mêmes de l'image ...Autour de 1840, Paul Delaroche et Johann Friedrich Overbeck conçoivent deux ?uvres-manifestes qui proposent chacune une réponse à ces questions. En retraçant leur genèse et leur retentissement, France Nerlich nous plonge dans un monde artistique profondément transnational, où les ?uvres et les idées voyagent, où les amitiés se nouent et les savoirs se croisent, mais où s'exacerbent aussi craintes, doutes et controverses.L'Hémicycle des beaux-arts et Le Triomphe de la religion dans les arts ne se contentent pas de représenter l'histoire de l'art : ils la réinventent. Overbeck imagine une communauté transhistorique unie par la foi, où les maîtres du passé deviennent des contemporains spirituels ; Delaroche rassemble des artistes venus de temps et de lieux différents, liés par affinités plutôt que par filiation ou hiérarchie. Tous deux dessinent ainsi une histoire de l'art horizontale : chez l'un, par l'abolition des distances du temps ; chez l'autre, par le choix de ses pairs plutôt que par la soumission à ses maîtres.France Nerlich montre ainsi comment, par les moyens propres de l'image, ces deux ?uvres ont pris une part active aux débats qui ont contribué à façonner une conception moderne de l'histoire de l'art.France Nerlich est professeure à l'université de Tours. Spécialiste de l'art du XIXe siècle, elle montre dans ses travaux comment hommes, objets, images et idées circulent, se lient, se transforment et se reconfigurent. Ses publications explorent les dynamiques transnationales de la production artistique et de l'histoire de l'art. Ancienne directrice des études et de la recherche à l'Institut national d'histoire de l'art, elle travaille actuellement à la création du Centre de ressources et de recherche Daniel Marchesseau du musée d'Orsay et du musée de l'Orangerie.
Nombre de pages
256
Date de parution
06/11/2026
Poids
300g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782849758144
Auteur
Nerlich France
Editeur
FAGE
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230
Date de parution
20261106
Nombre de pages
256,00 €
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Où apprenait-on à peindre à Paris au XIXe siècle ? Cette question pourtant cruciale n'a jusqu'à maintenant guère été approfondie par les historiens de l'art dont l'attention était surtout tournée vers le fonctionnement de l'Ecole des beaux-arts. Or les classes de peinture n'y furent introduites qu'en 1863. De la fin du XVIIIe siècle à 1863, c'est dans l'espace hybride des ateliers privés d'enseignement, entre ancienne cellule artisanale et structure académique, que s'inventent et se développent de nouvelles approches du métier de peintre. Au-delà des aspects techniques et esthétiques, c'est le statut même des artistes qui se redéfinit à l'aune d'une autonomie inédite. Le caractère professionnel des formations se précise, tandis que la relation entre le maître et l'élève gagne en complexité. Si la nostalgie du lien intime entre patron et apprenti de l'Ancien Régime apparaît comme un leitmotiv de la réflexion artistique, la situation nouvelle des ateliers privés favorise l'émancipation des jeunes peintres par rapport à l'autorité du maître. La liberté nouvelle face aux modèles, à la fois source d'angoisse et d'enthousiasme, transforme ainsi les ateliers privés en laboratoires expérimentaux de la modernité.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.