
L'ennemie
Il y a un peu moins d'un siècle paraît pour la première fois L'Ennemie, petit bijou d'une jeune romancière encore inconnue du public. Dans ce roman, publié sous le nom de Pierre Nerey, Irène Némirovsky dissèque sous couvert de la fiction toutes les ambivalences de sa relation avec sa mère. Ici, Irène devient Gabri, une jeune fille de dix-sept ans en révolte, avec toute la violence confuse de l'adolescence, contre une mère indifférente, vieille coquette sur le déclin aux prises avec son dernier amour. Ce conte cruel du Paris des années folles suit le terrible apprentissage par Gabri d'une féminité déchirée entre désirs naissants et solitude irréductible, où le visage de l'être détesté devient d'autant plus haïssable pour la jeune fille que ces traits se confondent peu à peu avec les siens. Telle une nouvelle Electre, Irène Némirovsky n'épargne pas cette mère qui ressemble furieusement à la sienne et dont elle dresse le portrait-charge sous les traits d'une coquette aussi vaine que cruelle. Toute une société déboussolée renaît ainsi sous la plume acide d'une auteure emblématique de l'entre-deux-guerres.
| Nombre de pages | 158 |
|---|---|
| Date de parution | 16/05/2019 |
| Poids | 206g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782207143889 |
|---|---|
| Titre | L'ennemie |
| Auteur | Némirovsky Irène |
| Editeur | DENOEL |
| Largeur | 140 |
| Poids | 206 |
| Date de parution | 20190516 |
| Nombre de pages | 158,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Suite française
Némirovsky IrèneÉcrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent... Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation, enrichi de notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.En stockCOMMANDER11,20 € -

Ida. Suivi de La comédie bourgeoise
Némirovsky IrèneIrène Némirovsky naît à Kiev en Ukraine en 1903 dans une famille de banquiers juifs. Son père fait partie de l'entourage du tsar et la jeune Irène connaît une enfance privilégiée quoique solitaire. Très jeune, elle apprend, entre autres, le français et découvre la littérature. Lorsque que la révolution éclate en 1917, son père, menacé par les soviets, décide de quitter le pays et s'installe, après quelques années d'errance, en France avec sa famille. Après une licence de lettres à la Sorbonne, Irène Némirovsky épouse Michel Epstein, un homme d'affaires russe, et donne naissance à deux filles, Denise et Élisabeth. Son premier roman, Le Malentendu, paraît en 1923, suivi en 1929 par David Golder, adapté au cinéma et au théâtre, puis Le Bal en 1930 dont l'adaptation cinématographique révélera Danielle Darrieux. Elle fréquente les milieux littéraires et se lie d'amitié avec Kessel et Cocteau. Jusqu'en 1940, la parution des romans et nouvelles - dont Films parlés en 1934 - se poursuit régulièrement et avec succès. Pourtant en 1938, la nationalité française est refusée à sa famille et l'horizon s'obscurcit à nouveau. Victime de l"" aryanisation "de l'édition, Irène n'a plus le droit de publier sous son nom tandis que Michel, son mari, se voit interdit d'exercer sa profession. Par mesure de sécurité, Irène et Michel envoient leurs filles loin de Paris avant de les rejoindre en 1941 après la promulgation des lois antijuives. C'est à Issy-l'Évêque, un petit village du Morvan, qu'Irène Némirovsky, persuadée qu'elle vit ses derniers jours, écrit Suite française. Malheureusement, l'histoire lui donne raison: elle est arrêtée en juillet 1942 et déportée à Auschwitz où elle meurt du typhus. Son mari, lui aussi déporté, est gazé. Ce n'est qu'en 2004 que leur fille Denise reprend le manuscrit de Suite française qu'elle avait conservé précieusement et décide de le publier. Le succès est immédiat et le livre récompensé par le prix Renaudot."EpuiséVOIR PRODUIT2,00 € -

Jézabel
Némirovsky IrèneProcès d'une très belle femme, plus très jeune, qui écoute dans le box des accusés le récit de sa propre vie : l'enfance, l'exil, l'absence du père, le mariage, les relations houleuses avec sa fille, l'âge et le déclin, jusqu'à l'acte irréparable. Un huis clos qui questionne aussi la culpabilité du temps, l'érosion des sentiments et l'illusion passionnelle.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER5,40 € -

Le Vin de solitude
Némirovsky IrèneHélène se mit debout devant la fenêtre, regarda la rue. Là passait parfois, dans une vieille calèche traînée par deux lents chevaux, conduite par un cocher habillé à la mode polonaise (gilet de velours, manches rouges bouffantes et plumes de paon sous son chapeau), la tante de Bella, une Safronov de la branche aînée, de celle qui était restée riche, qui n'avait pas dilapidé sa fortune, qui n'avait pas eu besoin de marier ses filles à de petits Juifs obscurs, gérants d'une fabrique de la ville basse. Mais seul, ce jour-là, un fiacre passait lentement sous la fenêtre ; une femme y était assise ; elle tenait serré contre elle, comme un ballot de linge, un cercueil d'enfant ; on évitait les frais d'enterrement dans le peuple. "EpuiséVOIR PRODUIT8,75 €
Du même éditeur
-

Nous, amants au bonheur ne croyant...
Moreau MarcelCe livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.EpuiséVOIR PRODUIT16,25 € -

Des hallalis dans les alléluias. Regard sur une vie secouée de Verbe, outre ses mouvements de bascul
Moreau MarcelDonc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...EpuiséVOIR PRODUIT22,30 €
De la même catégorie
-

Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinEpuiséVOIR PRODUIT68,30 € -

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaÀ la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 €

