C'est un talent rare de pouvoir ainsi se placer dedans et dehors, participer à l'exaltation (et à la peur) commune aux manifestants de Maïdan, tout en gardant le recul nécessaire pour éviter le simplisme d'une opposition manichéenne entre deux forces, et pour donner au lecteur/spectateur non ukrainien de quoi alimenter son propre jugement critique". Ecrit au printemps 2014, au moment des événements en Ukraine, Maïdan Inferno s'inscrit dans plusieurs réalités. La première est celle de l'Euromaïdan, avec des étudiants, un musicien, une journaliste, une infirmière, un prêtre qui participent aux actions de protestations contre les crimes du gouvernement alors en place. La seconde est celle des monologues intérieurs des personnages, leurs sentiments et leur réflexion sur la situation. Enfin la troisième réalité, virtuelle, est celle des réseaux sociaux. Derrière les combats et les destins croisés, un mouvement d'évolution qui va modifi er profondément les mentalités de tous. Neda Najdana est née en 1971 à Kramatorsk, en Ukraine. Incontournable ambassadrice du théâtre ukrainien, elle est chargée de cours à l'université Tarass-Chevtchenko à Kyïv, responsable de projets au centre Less-Kourbas, présidente de l'Union des dramaturges d'Ukraine, marraine de l'Ukraine à la Biennale de Wiesbaden, collaboratrice de nombreuses anthologies, mais surtout dramaturge. Ses textes ont reçu de nombreux prix et sont régulièrement mis en scène en Ukraine et dans de nombreux autres pays, notamment en France par Clément Peretjatko. Préface de Michel Corvin.
Nombre de pages
104
Date de parution
24/02/2016
Poids
142g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915037876
Titre
Maïdan Inferno
Auteur
Nejdana Neda ; Delavennat Estelle ; Corvin Michel
Editeur
ESPACE INSTANT
Largeur
140
Poids
142
Date de parution
20160224
Nombre de pages
104,00 €
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L'Ukraine, terra incognita pour le théâtre français, l'affaire est désormais classée. Après des décennies de silence, une fenêtre s'ouvre sur un théâtre. Nous voilà en terre de catastrophes : le Holodomor, la famine génocidaire organisée par Staline dans les années 1930, plusieurs millions de victimes, un événement longtemps dissimulé au reste du monde ; Tchernobyl, à l'inverse, un nom assuré de passer à la postérité. Et puis l'effondrement de l'Union soviétique, l'indépendance, la transition, la révolution orange et celle du Maïdan, enfin l'annexion des territoires du sud-est par la Russie. Terrain de Grand Jeu... Avec notamment le premier texte dramatique traduit du tatar de Crimée, ainsi que le texte lauréat du domaine étranger aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Avec Au début et à la fin des temps, de Pavlo Arie ; Les Fugitifs égarés, de Neda Nejdana ; L'Hymne de la jeunesse démocratique, de Serhiy Jadan ; Miel sauvage, d'Oleh Mykolaïtchouk ; En direct, d'Oleksandr Irvanets ; Le Labyrinthe, d'Oleksandr Viter ; En détail, de Dmytro Ternovyi ; Arzy, légende tatare, de Rinat Bektashev ; L'Evangile selon Lucifer, d'Anna Bagriana. Textes traduits de l'ukrainien, du russe et du tatar de Crimée par Estelle Delavennat, Maxime Deschanet, Iryna Dmytrychyn, Bleuenn Isambard, Shirin Melikoff, Aleksi Nortyl, Iulia Nosar, Omer Özel et Tatiana Sirotchouk.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.