L'amour à l'américaine. Une nouvelle police des sentiments
Nehring Cristina ; Petit Amélie
1ER PARALLELE
10,00 €
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EAN :9791094841136
Émanciper les femmes, telle était l'ambition initiale du féminisme américain. Il s'est transformé en mouvement surprotecteur d'inspiration paternaliste. Quelle place reste-t-il au désir quand toute interaction entre hommes et femmes représente une menace potentielle ? L'amour, qui compte parmi les plus précieux des risques, s'évanouit dès qu'on cherche à le contrôler, affirme Cristina Nehring dans ce recueil d'articles parus aux États-Unis. Héritière de la grande tradition du journalisme littéraire, Cristina Nehring livre la fadeur des sentiments mode une critique féroce et enlevée d'une société sécuritaire et puritaine. À la fadeur des sentiments modernes, elle oppose des figures littéraires passionnées. Un plaidoyer vivifiant pour une conception intrépide de l'amour.
Nombre de pages
88
Date de parution
13/10/2015
Poids
110g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9791094841136
Titre
L'amour à l'américaine. Une nouvelle police des sentiments
Auteur
Nehring Cristina ; Petit Amélie
Editeur
1ER PARALLELE
Largeur
125
Poids
110
Date de parution
20151013
Nombre de pages
88,00 €
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Résumé : "Les gens qui souffrent de trisomie 21 n'ont pas moins de gènes que les autres, ils en ont davantage. Alors que nous possédons 23 paires de chromosomes, les trisomiques en possèdent une demi-paire supplémentaire. Dans ce bonus accidentel se trouve la source de la brièveté de leurs vies et - peut-être - de leur plus grande capacité à aimer, à être heureux, à endurer, à se relever, à conquérir l'adversité. J'ai tout de suite compris que si je voulais surmonter les nombreux obstacles qui s'érigeaient soudain devant moi, il me faudrait étudier soigneusement toutes ces qualités que ma fille m'inculquait." Cristina Nehring, essayiste américaine vivant à Paris, raconte, avec un rare sens du rythme et de la narration, les neuf années passées avec sa fille, Eurydice, atteinte de trisomie 21. "Eurydice est bien plus apte au pardon que n'importe quel stoïque, bien plus digne d'intérêt que Montaigne, Emerson ou Simone de Beauvoir. Et ce n'est pas avec de l'encre qu'elle écrit, chaque jour, ses leçons, mais avec le sang de la vie qui coule dans ses veines."
Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.
Dans les pas des anthropologues, des écrivains, des designers et des naturalistes du quotidien.Retrouver une sensibilité au monde, aux êtres et aux choses qui le composent, cultiver l'art d'observer. Cette invitation, aussi nécessaire que louable, est sur toutes les lèvres. Les manuels abondent, de la botanique à l'analyse de paysages en passant par l'anthropologie ou l'urbanisme. Mais dans ces ouvrages, les modalités d'observation tiennent en général en quelques pages de conseils ; comme si les manières de construire l'attention perceptive au monde étaient déjà acquises. Or, il s'agit là d'une capacité cognitive qui s'apprend, se cultive et se nourrit.Dès lors, comment faire concrètement ? Par où démarrer ? Avec quoi se lancer ? Ce livre répond à ces questions au moyen d'une série d'exercices inspirés des façons de faire des écrivains, des anthropologues, des ethnographes, des designers ou des artistes. Présenté sous la forme de consignes à mettre en pratique, ce livre-ressource invite le lecteur à devenir lui-même un explorateur de ce que Georges Perec appelait l'" infra-ordinaire ".
Donner à manger " : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l'autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d'une " obligation éternelle " ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l'autre. Pourtant, l'humanité est malade de son alimentation. Famine, malnutrition, obésité, nourriture dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu'ils ne mangent pas, ou de ce qu'ils mangent trop. Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos modes de vie, Joëlle Zask observe l'environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la distribution alimentaire en passant par les cantines scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de production agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c'est s'orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.