Véritable icône mondiale des loisirs, Las Vegas est généralement associée au strass et aux paillettes du Strip, grand boulevard le long duquel se concentrent les hôtels-casinos et les attractions touristiques. Dans les représentations collectives, la ville se résume à une licence festive et des extravagances architecturales qui font le bonheur des touristes. Ces images d'Epinal sont pourtant bien éloignées du quotidien des deux millions d'habitants qui vivent et travaillent dans cette capitale économique du Nevada. Dans une approche croisant géographies sociale et culturelle, cet ouvrage étudie l'urbanité et la citadinité végasiennes afin de déconstruire l'image monobloc de la Las Vegas touristique. L'auteure identifie l'existence d'imaginaires touristiques qui façonnent les représentations de Las Vegas dans l'opinion commune américaine et qui sont un des facteurs explicatifs des jugements de valeur et des analyses partisanes qui dominent les écrits, universitaires comme grand public, qui lui sont consacrés. Ce travail de décryptage des discours produits sur Las Vegas constitue la première étape d'un examen dépassionné de l'urbanité et de la citadinité végasiennes. L'analyse met alors en évidence une tension fondamentale entre la banalité urbaine et l'exceptionnalité qui résulte de la pratique légale des jeux d'argent et de la spécialisation touristique. En s'appuyant sur une articulation entre données quantitatives et entretiens qualitatifs auprès des habitants, une citadinité de la déficience est identifiée, définie par la faiblesse des relations de voisinage et du sentiment de communauté. En déconstruisant l'image monobloc de Las Vegas, faite d'idées reçues et de préjugés qui en brouillent l'appréhension, cet ouvrage propose de construire sa légitimité urbaine et d'en faire un élément de réflexion pour l'appréhension de la géographie urbaine américaine.
Nombre de pages
270
Date de parution
24/08/2017
Poids
548g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753555280
Titre
Las Vegas dans l'ombre des casinos
Auteur
Nédélec Pascale
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
548
Date de parution
20170824
Nombre de pages
270,00 €
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Nédélec Pascale ; Germaine Marie-Anne ; Libourel E
L'urbanisation généralisée de la planète, avec des prévisions à près de 70 % de citadins dans le monde à l'horizon 2050, est un processus d'une ampleur inégalée. Cet ouvrage vient en analyser les dynamiques et conséquences spatiales et sociales, et examiner le rôle des villes et de leurs habitants dans les évolutions des sociétés. Il s'organise en trois temps forts : - INTRODUCTION : questions essentielles, objectifs de connaissances par chapitre, lectures indispensables et notions clés à maîtriser. - COURS : savoirs fondamentaux assortis d'exemples localisés, de définitions et de focus thématiques, d'une page d'entraînement et d'une étude de cas mobilisant des documents géographiques. - METHODES : méthodologie détaillée de chaque type d'exercice, avec son application commentée.
Nédélec Pascale ; Germaine Marie-Anne ; Libourel E
L’urbanisation de la planète se généralise, et les prévisions annoncent près de 70 % de citadins dans le monde à l’horizon 2050. Cet ouvrage analyse ce processus d’une ampleur inégalée, ses dynamiques et ses conséquences spatiales et sociales, et examine le rôle des villes et de leurs habitants dans les évolutions contemporaines des sociétés. Il s’organise en trois temps forts :• INTRODUCTION : questions essentielles, objectifs de connaissances par chapitre, lectures indispensables et notions clés à maîtriser.• COURS : savoirs fondamentaux assortis d’exemples localisés, de définitions et de focus thématiques, d’une page d’entraînement et d’une étude de cas mobilisant des documents géographiques.• MÉTHODES : méthodologie détaillée de chaque type d’exercice, avec son application commentée. Tous les corrigés et les compléments numériques sont disponibles dans la rubrique "ressources numériques".
S'ils restent la première puissance mondiale, les Etats-Unis traversent une période de profondes mutations, notamment sociales, qui interroge leur position sur l'échiquier mondial. - Des Amérindiens à la conquête de l'Ouest : l'histoire mouvementée d'une nation née dans la violence. - Les richesses incontestées du porte-drapeau capitaliste : agribusiness, ressources énergétiques, innovation, économie de la connaissance, universités... - Racisme, tensions sociales, armes, obésité : la face cachée de l'American way of life. - Concurrence économique croissante et revers militaires avérés : le géant américain domine-t-il encore le monde ? Les 120 cartes et infographies mises à jour dressent le portrait d'une Amérique contrastée, entre mythe et réalité.
S'ils restent la première puissance mondiale, les Etats-Unis traversent une période de profondes mutations, notamment sociales, qui interroge leur position sur l'échiquier mondial. - Des Amérindiens à la conquête de l'Ouest : l'histoire mouvementée d'une nation née dans la violence. - Les richesses incontestées du porte-drapeau capitaliste : agribusiness, ressources énergétiques, innovation, économie de la connaissance, universités... - Racisme, tensions sociales, armes, obésité : la face cachée de l'American way of life. - Concurrence économique croissante et revers militaires avérés : le géant américain domine-t-il encore le monde ? Les 120 cartes et infographies mises à jour dressent le portrait d'une Amérique contrastée, entre mythe et réalité.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.