La catégorie morale de péché structurel. Essai de systématique
Nebel Mathias
CERF
53,90 €
Epuisé
EAN :9782204080880
Il était impossible à une personne habitant l'Allemagne en 1938 d'échapper au nazisme. Son triomphe politique et sa prétention totalitaire le rendaient alors omniprésent. Chaque situation de la vie publique mettait l'individu - sans possibilité d'échappatoire - en présence du régime politique. Chaque Allemand eut alors à prendre position ; chacun fut astreint à spécifier la nature du rapport qui le liait au nazisme et surtout à trancher entre l'acceptation ou le refus. Pour certains, l'adhésion était ancienne - celle-là même qui permit aux nazis d'accéder au gouvernement - mais pour une majorité d'Allemands, ce ne fut qu'une fois le National-Socialisme installé au pouvoir qu'ils se trouvèrent contraints à un choix : soit s'accommoder du nazisme, soit souffrir la répression ou l'exil. C'est la simplicité de ce choix qui est terrifiante. Pour sauvegarder son "âme immortelle", comme la nomme Haffner, fallait-il vraiment sacrifier le lieu de son enfance, la famille, les proches et les amis, une position sociale, un travail et tous ces biens qui font d'un lieu quelconque une maison et un pays ? Mais surtout, aujourd'hui, se peut-il qu'on doive encore sacrifier tout cela à des convictions politiques, morales ou religieuses ? Car en fin de compte que valent des convictions intangibles à l'encontre du caractère si concret de notre enracinement social ? Le fait qui retient notre attention durant tout ce livre est que ce choix a existé et qu'il se pose, ou plutôt s'impose toujours encore à un grand nombre de personnes. " (Mathias Nebel) -- 'It was impossible for anyone living in Germany in 1938 to escape from Nazism. At that period, its political triumph and totalitarian aims rendered it omnipresent. Every situation in public life brought the individual face to face with the political regime, with no avenue of escape. Every German was obliged to take sides; everyone was compelled to specify the exact nature of their relationship to Nazism and especially to decide they were for or against the party. Some had been members for a long time - those who had allowed the Nazis to reach government - but, for the majority of Germans, it was only when the National Socialists came to power that they found themselves confronted with a choice: either put up with Nazism, or suffer repression or exile. It is the simplicity of this choice that is so terrifying. In order to save one's 'immortal soul', as Haffner put it, is it really necessary to sacrifice the place of one's childhood, family, kin and friends, social status, employment and all those things that transform an ordinary place into a home or country? But more especially today, could we once again be asked to sacrifice all those things for our political, moral or religious convictions? For, when all is said and done, just how much do we value something as intangible as our convictions when confronted with the possible loss of something as concrete as our social roots? The thing which retains our attention most in this book is that the choice did exist, and that a large number of people are still being called upon - or rather compelled - to make it.' (Mathias Nebel)
Lemoine Laurent ; Favier Anthony ; Nebel Mathias ;
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Décembre 2016, Une porte s'ouvre, Flot de paroles libérées, Pensées inspirées. Chaque jour, La poésie m'habite, Peu importe La météo du ciel Ou de mon coeur, La poésie m'habite, Infusée, distillée Partagée...
Un soir, un sourire Un jour, une idée Le lendemain, un poème... Peu importe La météo du ciel Ou de mon coeur La Poésie m'habite Infusée, distillée Partagée... Un soir, un sourire Demain un poème ! Après "l'Infini des possibles" Voici "Ribambelle d'ondes"
Charles Henri Hüssy ouvre ici une perspective historico-théologique sur quatre types d'alliance qui se sont succédé tout au long de l'histoire. Cette contribution, loin de prétendre " dévoiler " le projet de Dieu, offre des points de comparaison entre l'écologie classique et l'écologie intégrale chrétienne. Quelles sont les perspectives de vie après l'effondrement qui ne manquera pas de se produire un jour ? C'est l'objet de ce petit livre, qui traduit en termes d'attente l'inquiétude ambiante, et explore les quelques éléments connus d'un projet que Dieu a conçu, et qui sont contenus dans les visions et les prophéties.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.