« Si j'avais eu le bonheur d'être le gardien du Jardin des Plantes, pendant une journée, j'aurais voulu emmener mon visiteur là où je le souhaite, là où tout avance comme dans une chanson ou un poème. Sans volonté éducative, sans respectabilité scientifique. Dans une invitation à la dérive, aux rencontres hypothétiques, aux réconciliations des univers, dans des mots et des sons, du vent et du rêve. À regarder, écouter et découvrir la magie du monde. Rien ne serait sérieux, mais tout important. »Il y a les grilles qui enferment et celles qui libèrent. Il y a les chemins tout tracés et ceux qui se devinent dans l'ombre. Il y a les vents qui dévastent et ceux qui soulèvent. Il y a la pierre, l'herbe, l'animal? et l'ange. Ce texte est un voyage, une traversée entre lumière et obscurité, entre souvenirs d'enfance et fureur de vivre, entre la forêt d'hier et l'incertitude des jours à venir. Avec une langue vibrante, sensorielle, mêlant contemplation et révolte, Fanny Ardant nous invite à écouter le monde autrement, à prêter attention aux signes que seuls les rêveurs et les insoumis savent percevoir. Dans les méandres de ses pensées, elle convoque les voix de l'enfance, le murmure des arbres, le silence des bibliothèques interdites, le tumulte des révoltes intérieures. Elle interroge la mémoire, la perte, la liberté, et ce pacte mystérieux qui lie les vivants à l'invisible. Un texte habité, envoûtant, porté par des images puissantes extraites du documentaire éponyme. Une ode à la nature, à l'indocilité, à ce qui résiste et renaît toujours. Écoutez le vent. Il a le bruit des ailes.
Nombre de pages
80
Date de parution
07/11/2025
Poids
250g
Largeur
280mm
Plus d'informations
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EAN
9791094886588
Auteur
Ardant Fanny
Editeur
SELENA
Largeur
280
Date de parution
20251107
Nombre de pages
80,00 €
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« Le Français devina que, dans ce désert, sur ce rocher entouré par la mer, la religieuse s'était emparée de la musique pour y jeter le surplus de passion qui la dévorait. Était-ce un hommage fait à Dieu de son amour, était-ce le triomphe de l'amour sur Dieu ? Questions difficiles à décider. Mais, certes, le général ne put douter qu'il ne retrouvât en ce coeur mort au monde une passion tout aussi brûlante que l'était la sienne. » H.d.B. En 1833 Honoré de Balzac écrit La Duchesse de Langeais, avec le désir de se venger d'une femme dont il était amoureux et qui l'avait joué. Dans cette transmutation de la réalité en fiction, l'idée de vengeance se perd, et s'élève un chant qui porte l'amour au-delà des règles communes. Texte de passion sur la passion, où aimer et être aimé-e se joue à contretemps dans la cruauté du monde, La Duchesse de Langeais donne à l'amour la grandeur du sublime.
C'est en 1847 que Charlotte, l'aînée des trois soeurs Brontë, publia Jane Eyre. Son succès fut immédiat et immense. La petite orpheline, privée d'affection, élevée dans une institution pour adolescentes pauvres, entrant comme gouvernante au château de Thornfield, est en effet une des figures les plus fascinantes du roman romantique. Et Rochester, qu'elle aime et dont le destin la sépare, est sombre, sarcastique, le double du héros né de l'imagination de la soeur cadette, Emily, dans Les Hauts de Hurlevent. L'amour et l'indépendance de la jeune fille, les préséances sociales et les revanches sur le passé, l'attirance pour les idéaux généreux, les messages de la passion triomphant du temps et de l'espace, les flammes de la folie, sont quelques-uns des thèmes qui se détachent d'une observation à la Dickens et sont emportés par un puissant souffle romanesque.
« Vous devriez ne pas la connaître, l'avoir trouvée partout à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre, dans un film, en vous-même, en vous, en toi, au hasard de ton sexe dressé dans la nuit qui appelle où se mettre, où se débarrasser des pleurs qui le remplissent. Vous pourriez l'avoir payée. Vous auriez dit : il faudrait venir chaque nuit pendant plusieurs jours. Elle vous aurait regardé longtemps, et puis elle vous aurait dit que dans ce cas c'était cher. » M.D. La Maladie de la mort, éditions de Minuit, 1983 Le spectacle La maladie de la mort a été créé sur la scène du Théatre de la Madeleine le 6 juin 2006. Mise en scène : Bérangère Bonvoisin
Ce sont des gens qui divorcent, qui ont habité Evreux au début de leur mariage, qui s'y retrouvent le jour où leur divorce est prononcé. Tous les deux dans cet hôtel de France pendant une nuit d'été, sans un baiser, je les ferais parler des heures et des heures. Pour rien d'autre que pour parler. Dans la première partie de la nuit, leur ton est celui de la comédie, de la dispute. Dans la deuxième partie de la nuit, non, ils sont revenus à cet état intégral de l'amour désespéré, voix brisées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés". M. D.
Guillaume Tell traverse les siècles, les idéologies et les frontières. Peu importe que son existence historique fasse encore débat : le mythe, lui, n'a jamais cessé de vivre, de voyager, d'inspirer. Depuis plus de trente ans, Uli Windisch explore les usages innombrables du symbole Tell dans la culture, la politique, les arts, les médias, la publicité et la vie quotidienne. Cette enquête unique en son genre, menée sur le terrain comme une véritable anthropologie visuelle, rassemble une extraordinaire collection d'images et d'objets tirés du monde entier. Le livre en propose plus de 250, choisies parmi les plus frappantes et surprenantes. Tell est partout : héros politique, icône publicitaire, figure morale, objet kitsch ou emblème de liberté dans des pays aussi éloignés que les Etats-Unis. Le récit mythique - le chapeau, la pomme, le tir, la fuite, la mort de Gessler - continue d'irriguer l'imaginaire collectif. Uli Windisch montre comment ce symbole touche à la fois la raison, l'émotion, le mythe et l'affect. Il révèle ce que l'on voit rarement : la puissance d'une figure capable de parler à la fois à l'enfant, au citoyen, au consommateur et au spectateur. Ce livre rappelle à quel point Tell demeure un miroir des valeurs humaines fondamentales, un outil de compréhension de nos sociétés et un fascinant révélateur de notre rapport aux images, au pouvoir et à la liberté.