Néo-colonialismes politique et religieux : les africains face à leur nouvelle indépendance. Essai d'
Ndombe Makanga Pierre Damien ; Kilanga Musinde Jul
L'HARMATTAN
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EAN :9782296138414
La théologie politique en Afrique est confrontée à un problème important : le contraste entre la bonne santé spirituelle et la mauvaise santé temporelle des Africains. Deux facteurs sont à la base de ce dualisme de vie : il s'agit du Néo-colonialisme politique et du Néo-colonialisme religieux dont on parle très peu, sinon Pas du tout. Le premier est présenté comme la cause principale du sous-développement de l'Afrique. Pourtant, ces deux Néo-colonialismes constituent un frein pour un développement intégral des Africains. Le combat des Africains devrait donc se concentrer sur la recherche des voies et moyens permettant de lutter contre ces deux fléaux. Réconcilier leur mauvaise santé temporelle avec leur bonne santé spirituelle est un combat important à mener et constitue l'objectif principal de la théologie politique.
Nombre de pages
173
Date de parution
14/01/2011
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296138414
Titre
Néo-colonialismes politique et religieux : les africains face à leur nouvelle indépendance. Essai d'
Auteur
Ndombe Makanga Pierre Damien ; Kilanga Musinde Jul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20110114
Nombre de pages
173,00 €
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Au regard des violences qui caractérisent notre monde actuel, est-il vraiment logique de nos jours de parler de la "théologie de la colère du Dieu d'amour" comme la Bible nous le présente sans risque de tomber dans le terrorisme religieux ? Deux réponses explicitent à ce sujet toute la démarche de notre travail basé sur la théologie de la croix de Hans Urs von Balthasar. A la lumière de cette démarche, nous répondons premièrement par non à la question principale : Non lorsqu'il s'agit de parler de l'être ou de l'immanence de Dieu (dissimilitudo), car l'être de Dieu est amour et non colère. Nous répondons cependant aussi par oui dans le cadre précis de l'économie de Dieu dans l'histoire de sa rencontre permanente avec sa création (similitudo), car en créant le monde et en se faisant homme jusqu'à la croix, Dieu a choisi de vivre et d'agir comme l'homme (similitudo) mais tout en ne se substituant pas en homme (dissimilitudo), afin d'acheminer ce dernier au salut à travers son fils Jésus Christ. Notre réponse à la question de la "théologie de la colère de Dieu" est donc "historico-théologique" , "méta-anthropologique" .
Ancré dans les travaux d'Ernst Cassirer sur la philosophie de la culture et le néokantisme, s'appuyant certes sur les acquis des études phénoménologiques et sur la théorie de la reconnaissance dans la tradition de l'Ecole de Francfort (J. Habermas, A. Honneth), cet essai emprunte quelques considérations au débat contemporain de la phénoménologie, ainsi qu'à la question de l'identité (Kwame Anthony Appiah, O.?Bimwenyi-Kweshi), de la réappropriation de soi (V.Y. Mudimbe), de l'auto-détermination du Muntu (F. Eboussi Boulaga) et de l'humanisme de la traduction, socle du (multi-)latéralisme (Souleymane Bachir Diagne) que discutent maints auteurs africains et d'ailleurs. Leurs paradigmes et outils herméneutiques constituent ici une référence inéluctable. César Mawanzi N. est professeur à l'Université Pédagogique Nationale (UPN) de Kinshasa et à l'Université Catholique du Grand Bandundu à Kikwit (RD Congo). Philosophe et théologien, il y enseigne la philosophie de la culture, la phénoménologie des religions et les théories de la science comparée des religions. Il a fait des études de littérature gréco-latine et française, de philosophie, de théologie, de psychologie et de sciences des religions aux universités de Kalonda (RDC), d'Innsbruck (Autriche), de Marbourg et de Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Membre du Cerclecad (Canada), il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La phénoménologie à l'épreuve de la vie sapientiale africaine. Dominique Kahang'a Rukonkisha à l'école de la philosophie de Michel Henry (Paris, L'Harmattan, 2017) et Jean-Marc Ela : L'humanisme de la raison critique au coeur d'une pensée politique (Paris, L'Harmattan, 2021).
L'ouvrage "Pratique des finances publiques : acteurs, outils, procédures et méthodes" est un ouvrage écrit par des enseignants et praticiens des finances publiques. Il décrit de la manière la plus simple la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo, partant des différentes ressources et charges au processus budgétaire dans toutes ses étapes, en passant par la décentralisation financière et bien d'autres questions d'actualité, comme la gestion axée sur les résultats au moyen de budget programme. L'ouvrage contient également des questions à choix multiples et études de cas résolues pour tester les connaissances. Il s'adresse à toute personne intéressée par les finances publiques : étudiant, enseignant, journaliste, fonctionnaire, activiste de la société civile, etc.
La problématique de l'existence d'une philosophie africaine a vu le jour dans un contexte historique bien particulier. Durant les siècles où il commerçait avec l'Afrique, l'Occident considérait les Africains à leur juste valeur. Dès que la soif de coloniser a vu le jour, les Africains sont devenus de simples sauvages et des primitifs, l'idéal de civilisation étant l'Angleterre du XIXe siècle. C'est dans ce contexte que le R.P. Placide Tempels émettra l'hypothèse de l'existence d'une philosophie bantoue, en 1945. L'abbé A. Kagame cherchera à confirmer ou infirmer cette hypothèse, dès 1955, avec sa thèse de doctorat intitulée "La philosophie bantu-rwandaise de l'être", puis, dix-sept ans plus tard, avec une étude complémentaire portant sur l'ensemble des zones bantu : La philosophie bantu comparée. Trente ans durant, l'oeuvre philosophique d'A. Kagame a été dépréciée et qualifiée d'ethnophilosophie, terme sous lequel on a cru dénoncer une présentation sommaire des mythes, des croyances et du langage africain, en vue de les muer en philosophie. L'auteur de cet essai, pour sa part, en suivant les arcanes de la pensée de Kagame et en s'inspirant de l'histoire générale de la philosophie du langage, démontre ici que l'oeuvre philosophique d'A. Kagame est bel et bien une philosophie du langage. Ainsi que le relève Nkombe Oleko dans sa préface, ce point de vue "éclaire cette oeuvre d'une lumière nouvelle" en redonnant toute son importance à l'élément linguistique, négligé jusqu'ici dans le travail d'Alexis Kagame aussi bien que dans les réflexions qui ont trait au processus du développement.