Approches contingentes de la gouvernance des systèmes éducatifs en Afrique
Ndjebakal Souck Emmanuel ; Etoua Remy Magloire ; M
L'HARMATTAN
40,00 €
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EAN :9782336634678
Pendant des décennies, les systèmes éducatifs africains ont été régis par des réformes universelles, souvent conçues loin des réalités des classes surpeuplées de Douala, des salles sans électricité du Nord, ou des écoles menacées par les crises à l'Ouest. Le résultat est connu : des prescriptions brillantes, mais des mises en oeuvre douloureuses. En s'appuyant sur la théorie de la contingence, les auteurs démontrent qu'il n'existe pas de "one best way" (une seule bonne manière de gérer). L'efficacité d'une école, d'une université ou d'une politique éducative ne se mesure pas à sa conformité à un standard international, mais à sa capacité à s'adapter à son environnement immédiat. De la gestion des crises aux fractures numériques, de l'inclusion scolaire à l'intelligence artificielle, ce livre explore comment les managers éducatifs inventent chaque jour des gouvernances hybrides, résilientes... et sur mesure. Un outil précieux pour les décideurs, chercheurs et praticiens qui refusent de choisir entre la rigueur académique et les urgences du terrain.
Nombre de pages
388
Date de parution
30/07/2026
Poids
590g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336634678
Auteur
Ndjebakal Souck Emmanuel ; Etoua Remy Magloire ; M
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260730
Nombre de pages
388,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...