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L'invention de l'art roman à l'époque moderne (XVIIIe-XIXe siècles)
Nayrolles Jean
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753500921
Pour les Modernes, les faits et objets du passé n'acquièrent d'existence véritable qu'en s'inscrivant dans le discours sélectif de l'histoire. Or, de la Renaissance au siècle des Lumières, l'art du Moyen Age a longtemps été tenu aux marges de l'histoire car il semblait porter la marque rédhibitoire de ses origines barbares. Sur l'art roman, plus proche de cet obscur chaos des débuts que le gothique, pesait un oubli naturellement plus lourd. La présente étude entend montrer comment l'art roman est peu à peu devenu un objet de connaissance - et l'un des plus riches que le passé pouvait offrir à l'investigation moderne. Quand vint le temps, au XIXe siècle. de toutes les redécouvertes historiques. l'invention du roman devint un laboratoire sans équivalent pour l'archéologue comme pour l'historien. Plus neuf que l'art grec ou romain, plus complexe que le gothique. le roman exigeait de tout inventer, à commencer par sa désignation même que l'on associa longtemps à une très longue période allant de la fin de l'Antiquité à l'avènement du gothique. Pour cerner cette notion, ouverte s'il en fut. il fallut mettre au point de nombreuses stratégies du savoir qui. le plus souvent. consistèrent à adopter le paradigme des sciences contemporaines. Depuis la classification des espèces jusqu'à l'anthropologie. Ce sont bien les grands modèles scientifiques qui façonnèrent l'archéologie médiévale. La volonté de fonder une nouvelle catégorie de connaissances historiques sur des bases normatives tourna peut-être à l'illusion scientiste tandis que certaines dérives idéologiques purent entraîner le savoir très loin de ses préoccupations premières. Mais en fin de compte, l'aventure cognitive que représenta la redécouverte de l'art roman doit être considérée comme un moment capital dans le rapport que l'homme occidental entretient avec son passé, sa culture et son art. L'ouvrage que voici est donc conçu à la fois comme une enquête épistémologique et comme un fragment d'histoire culturelle de l'art.
Nombre de pages
402
Date de parution
01/12/2005
Poids
1 225g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753500921
Titre
L'invention de l'art roman à l'époque moderne (XVIIIe-XIXe siècles)
Auteur
Nayrolles Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
1225
Date de parution
20051201
Nombre de pages
402,00 €
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Un lien s'est noué, à l'origine, entre art et violence. Mais de quelle origine, de quel art et de quelle violence s'agit-il ? Parmi ces trois termes, seul le dernier désigne une réalité transcendante à l'intérieur de l'univers humain. Les deux autres ne s'appliquent à aucune essence fixe, mais, au contraire, sont toujours pris dans le mouvement d'une histoire. En l'occurrence, c'est l'histoire de la culture occidentale qui est explorée ici, dans une perspective à la fois anthropologique et historique, depuis la formation du monde grec jusqu'au seuil de notre modernité. Dans la genèse des formes artistiques de la Grèce, la réalisation plastique d'une anatomie humaine apparaît et s'impose comme l'axe même de la beauté du visible en se substituant à un corps réel voué à la mort. La violence sacrificielle s'est inversée en production d'images. Un nombre impressionnant de mythes conservent le souvenir à peine voilé de ce phénomène pourtant demeuré inaperçu. De la contre-violence primordiale qui s'y dessine, les ressorts seront oubliés mais n'en demeureront pas moins inscrits dans le devenir de l'art à travers les siècles. C'est à suivre les recompositions successives de ce lien noué aux origines que s'attache ce livre. Les huit chapitres qui le composent forment donc un récit, mais, considérés séparément, ils peuvent aussi être abordés comme autant d'essais autonomes, chacun décrivant une nouvelle configuration du sacrificiel dans l'art.
Résumé : Pourquoi ce livre ? Cet ouvrage Pour étudier un poème ne propose ni une méthode d'explication de texte poétique, ni une étude thématique, mais il offre au lecteur les connaissances préalables nécessaires à toute explication de poésie. Il lui permet de reconnaître, d'observer et d'apprécier une page de poésie dans toutes ses caractéristiques : - la construction précise, - la musique des rimes, des sonorités et du rythme, - le tissu d'images, - le langage particulier, - la mise en forme : formes fixes et formes libres.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
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