Il faut mettre à part Les Trois amours de Benigno Reyes qui nous montre Nau dans toute la richesse de son génie de romancier et qui me parait un véritable chef-d'oeuvre. C'est l'histoire sentimentale (mais écrite sans aucun sentimentalisme) d'un Canarien qui vit dans un petit port de la côte du Chili, Toboadango, lequel, nous dit Nau dans une note, "n'existe pas et est un mélange d'Iquique, de Pisagua et d'Antofogasta". Il aurait pu le présenter comme une traduction de l'espagnol et l'attribuer à un écrivain sud-américain : toutes les conversations entre les personnages semblent avoir été pensées en espagnol (et avec des nuances "insulaires"), - chose qui se voyait pour la première fois dans notre littérature dans laquelle abondent les "espagnolades" invraisemblables. Il y a aussi une connaissance extraordinaire des conditions dans lesquelles vivent et pensent les personnages. Les petits détails qui révèlent que l'écrivain connaît bien les choses dont il parle et qu'il sait les utiliser, abondent. L'histoire de Benigno Reyes ne peut se raconter : elle est trop subtile, elle atteint trop profondément les mystères du coeur. Elle est d'un pessimisme presque hallucinatoire, et cependant on y remarque l'idéal de Nau, son aspiration, son hymne à la femme. Les Trois amours de Benigno Reyes est un roman sud-américain et il faut espérer qu'un jour il sera traduit en espagnol et publié en Amérique. Car John-Antoine Nau fut un des rares écrivains qui ont annoncé la littérature des temps futurs, lorsque le poète pourra visiter facilement toute la planète, se faisant citoyen de tous les pays qu'il préférera, les chantant, expliquant un peuple aux autres peuples, unifiant la conscience de l'humanité."
Nombre de pages
94
Date de parution
19/09/2000
Poids
85g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782841421312
Titre
Les trois amours de Benigno Reyes
Auteur
Nau John-Antoine
Editeur
OMBRES
Largeur
120
Poids
85
Date de parution
20000919
Nombre de pages
94,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Redécouvrez le premier prix Goncourt. En 1903 J.K.Huysmans, Octave Mirbeau, Léon Daudet, décernent à ce roman le premier des prix Goncourt. Peut-être était-ce l'un des meilleurs romans du siècle entier. Par sa force visionnaire, son lyrisme violent et son style révolutionnaire, Force ennemie a sa place inaliénable à côté du Journal d'un fou de Gogol, du Maître et Marguerite, de Boulgakov, du Voyage au bout de la nuit, de Céline. Un homme est enfermé dans un asile d'aliénés. Est-il fou? Ou bien sont-ce les aliénistes qu'il faudrait mettre à sa place? Il se croit habité par un esprit d'une autre planète et tombe passionnément, follement, désespérément amoureux d'une femme, Irène, internée comme lui dans le même établissement. Il s'enfuit, elle sort de l'asile, disparaît...Il court jusqu'au bout du monde pour la retrouver...
Hiers Bleus" de John-Antoine Nau est une oeuvre poétique qui transporte le lecteur dans un univers de rêves et de réflexions intérieures. À travers une série de poèmes, Nau explore des paysages imaginaires et des émotions complexes, mêlant la beauté de la nature à des sentiments de nostalgie et de mélancolie. Les poèmes sont imprégnés d'une atmosphère onirique, où les éléments naturels tels que les jacinthes, les lagunes et les îles deviennent des métaphores des états d'âme humains. Nau utilise un langage suggestif et évocateur pour décrire des scènes où la réalité et le rêve se confondent, créant une expérience immersive pour le lecteur. Les thèmes récurrents incluent la quête de l'inaccessible, la beauté éphémère de la nature, et la tension entre le désir et la résignation. Les poèmes évoquent également des souvenirs d'enfance et des moments de contemplation, où le passé et le présent se rencontrent dans une harmonie fragile. Nau joue avec les contrastes entre la lumière et l'ombre, le calme et la tempête, pour illustrer la dualité de l'existence humaine. À travers "Hiers Bleus", Nau invite le lecteur à une introspection poétique, où chaque vers devient une fenêtre ouverte sur l'âme. L'oeuvre est un hommage à la puissance de l'imagination et à la capacité de la poésie à capturer l'essence fugace de la vie.
Il me la faut, dussé-je la broyer, l'éventrer ! Ah ! je t'aurai ! Je rauque des paroles infâmes, des ordures qui me réjouissent douloureusement. Je m'approche d'elle ; elle dort profondément. Le pis est fait ! Comme l'Espagnol de la nouvelle de Richepin, j'ai commis le péché des yeux, le crime des yeux ! Elle est nue ! Et c'est moi qui l'ai découverte ! Et, penché, je les soûle, mes yeux ! " Face à l'oeuvre de John-Antoine Nau, premier lauréat du prix Goncourt et sujet de dilection de Joris-Karl Huysmans, deux questions taraudent : comment une telle virtuosité mise au service de la révolution des formes a-t-elle pu voir sa trace colossale se perdre dans les temps ? Comment l'Américain francophone exilé volontaire en terre et en langue de poésie peut-il dépasser de tant de têtes esthétiques la plupart de ses contemporains français en écriture ? Ce qui fascine devant l'oeuvre entier de Maître Nau fascine devant Force ennemie, roman coruscant, munificent, où les êtres et les langues, "fous" et "folles" les uns et les unes des autres, s'affrontent en une flamboyante et irrésistible émulation !
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
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