À l'heure des confusions volontairement entretenues entre l'identité juive et le soutien inconditionnel à l'État d'Israël, 22 personnalités juives ont accepté, à la demande de l'Union juive française pour la paix, de faire retour sur leur histoire personnelle, familiale et politique et de réfléchir sur les moments de leur parcours qui leur ont fait prendre conscience de leur désaccord profond avec la politique de l'État israélien. Ces parcours partent de l'Argentine ou du Canada, des terres autrefois colonisées du Maghreb, de la Pologne, de la Roumanie ou encore de la France. Ce sont des histoires humaines qui se croisent, avec ce point commun qu'elles ont été, un jour ou l'autre, confrontées au sionisme qui domine dans la communauté juive d'après 1945. Ashkénazes ou Séfarades, Juif·ves de culture ou d'éducation, athées souvent, Juif·ves profondément marqué·es par le génocide ou par le colonialisme, tous et toutes ont vécu un choc moral ou politique qui les a conduits à se démarquer de l'idéologie sioniste. Cela s'est parfois passé en Israël même, pour ces jeunes Juif·ves attiré·es par le mirage du «?socialisme du kibboutz?». Ils ont vécu une contradiction douloureuse entre des principes prétendument élevés et une réalité raciste, un mépris des Arabes et des crimes de guerre. D'une façon très personnelle, ils racontent. «Il m'est devenu évident qu'autant par fidélité à mes convictions personnelles que pour honorer mes grands-parents paternels et les soeurs de mon père, je ne pouvais plus rester silencieuse quand Israël commet en permanence des crimes contre les Palestiniens.»
Nombre de pages
120
Date de parution
07/09/2022
Poids
256g
Largeur
208mm
Plus d'informations
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EAN
9791039900249
Titre
Parcours de Juifs antisionistes en France
Auteur
NATANSON DOMINIQUE
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
208
Poids
256
Date de parution
20220907
Nombre de pages
120,00 €
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A Soissons, l'étude des noms de rues révèle des strates d'histoire, autant de couches et de sédiments mémoriels semblables aux couches sédimentaires superposées, qui constituent les plateaux et les replats du Soissonnais. Chaque génération ajoute les noms de ses "héros" du moment et cela aboutit à une stratification réactionnaire, raciste, sexiste, mêlant des noms dus à l'histoire locale à ces "gloires" discutables du récit républicain, au temps de l'empire colonial. Mais la ville a changé? ! Les horreurs du colonialisme ne recueillent plus l'assentiment presque général, comme au temps où les Soissonnais prenaient le train pour aller visiter les "zoos humains" de l'Exposition coloniale. Notre ville appartient à tout le monde et pas à une clique de nostalgiques de généraux et de maréchaux colonialistes. Oui, le général Mangin, le "libérateur de Soissons" en 1918, était un massacreur, théoricien de l'utilisation des troupes coloniales, la "force noire" , pour mener une guerre où les colonisés, sans droits, n'avaient rien à gagner.
Natanson Dominique ; Berthou Marc ; Caron Guillaum
La Problématique de l'évaluation est récurrente. De grandes réflexions et initiatives nationales sont régulièrement lancées afin que l'évaluation prenne davantage en compte les progrès des élèves et soit au service de l'acquisition des compétences par tous. De même, la pédagogie institutionnelle, présente surtout dans les années 1965-1980 autour de Fernand Oury et Jacques Pain, connaît actuellement un regain d'intérêt : mise en place de "conseils d'élèves" pour lutter contre la violence scolaire, utilisation des ceintures... C'est dans ce contexte que paraît cet ouvrage unique et actuel sur le sujet. Les auteurs, forts de leurs précédentes publications, dont Jouer en classe aux éditions Fabert, présentent ici des récits, des fiches en couleur et des aides pour les enseignants des collèges et lycées. Des outils pour des pratiques alternatives à la notation traditionnelle, trop souvent inefficace et démotivante.
Le présent livre est de ceux à la lecture desquels on se dit : "Comme c'est juste ! Comme c'est vrai ! Comme c'est écrit ! " A l'allure et l'humour du récit, à la précision des faits, à l'attendrissement mélancolique et surtout au refus d'embellir ou de salir, le lecteur pressent, dès les premières lignes, une entreprise étrangère à la pression des circonstances et des logiques éditoriales. Au soir d'une existence unique, Thadée Natanson, critique d'art, collectionneur, mais surtout cofondateur de La Revue blanche, s'est surpassé. Fouillant le trésor de sa mémoire, il ressuscite Lautrec, un inclassable comme lui, croquant l'homme et l'artiste à égalité, persuadé qu'un grand peintre ne peut se réaliser qu'en accord avec un comportement exemplaire dans la vie même... ? Stéphane Guégan
Biographie de l'auteur Jacques Natanson, philosophe, a enseigné aux universités de Rouen et de Paris X Nanterre. Madeleine Natanson, psychanalyste, anime des groupes de réflexion pour des enseignants et des travailleurs sociaux.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.