Parenté, noblesse et Etats dynastiques, 15e-16e siècles
Nassiet Michel
EHESS
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EAN :9782713213717
La parenté est au coeur du phénomène nobiliaire et son observation fournit des clefs pour la compréhension des systèmes politiques et des cultures de l'Europe moderne. En s'attachant à relier des terrains souvent disjoints - parenté et régime démographique, représentations et pratiques de la parenté, ordre social et système politique, structure et événement - cet ouvrage donne à lire les profils complexes des familles nobles. Qui épouse qui, et comment ? Afin de répondre à cette question, Michel Nassiet propose d'abord un inventaire des modalités vécues des relations de parenté. Il analyse, ensuite, l'alliance matrimoniale en combinant trois dimensions fondamentales : le statut d'héritière ou de cadette, le caractère égalitaire ou non du mariage, les modes de l'échange entre patrilignages. Il tire enfin les conséquences du fait que, dans les Etats monarchiques, le principe de légitimité lui-même prenait une forme familiale et montre comment les structures sociales propres à la noblesse ont encadré, et partiellement déterminé, l'histoire politique du royaume et des principautés aux XVe-XVIe siècles.
Nombre de pages
590
Date de parution
12/10/2000
Poids
800g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713213717
Titre
Parenté, noblesse et Etats dynastiques, 15e-16e siècles
Auteur
Nassiet Michel
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
800
Date de parution
20001012
Nombre de pages
590,00 €
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Ce livre couvre la période de la France de 1594 à 1715. C'est une refonte de deux ouvrages : - La France du premier XVIIème siècle (1594 à 1661), Robert Descimon/Christian Jouhaud - code 001499 - La France du second XVIIème siècle (1661 à 1715), Michel Nassiet - code 001541
La France violente étudie la question criminelle et plus particulièrement la violence homicide entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Empruntant les outils conceptuels de la sociologie, l auteur explique la diminution progressive de cette violence, tout particulièrement du duel, par le déclin à l attachement aux groupes, spécialement aux groupes de parenté du type des communautés confessionnelles, attachement qui justifiait auparavant une solidarité indéfectible de l individu et un intransigeant devoir de défense d un honneur perçu comme collectif. L ouvrage montre ainsi l affaiblissement des liens de parenté et le resserrement concomitant du lien conjugal, ainsi que la relativisation et l individuation de l honneur, portées par une aspiration nouvelle à l épanouissement individuel et au bonheur.
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Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.