La langue de Jean Rouaud. "C'est mon art, ces miroitements de la langue"
Narjoux Cécile ; Salvan Geneviève
EUD
18,00 €
Epuisé
EAN :9782364411548
Quelles sont les caractéristiques de l'écriture de Jean Rouaud ? Comment se construit "cette longue phrase comme un filet à la mer", ces phrases "dérivantes, attrapant tout sur leur passage", cette "phrase processionnaire du pèlerin" qui semble plus répondre à un "libre jeu des associations" qu'à un ordonnancement préétabli du monde par la syntaxe ? Comment s'échafaude cette "écriture buissonnière" qui échappe aux catégories traditionnelles et renoue par ailleurs avec une certaine souplesse classique ? A quelle filiation ou à quel renouvellement des formes cet "étrange désir de devenir écrivain", comme un "complot intérieur", a-t-il conduit Jean Rouaud ? En bref, comment caractériser cette écriture et son lien à la pensée et à l'histoire ? C'est l'objet de ce recueil : rassembler des contributions intéressées par l'art d'écrire de Jean Rouaud, à travers ses choix syntaxiques, lexicologiques, énonciatifs, narratologiques, stylistiques, mis en rapport avec son projet littéraire.
Nombre de pages
212
Date de parution
04/12/2015
Poids
346g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411548
Titre
La langue de Jean Rouaud. "C'est mon art, ces miroitements de la langue"
Auteur
Narjoux Cécile ; Salvan Geneviève
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
346
Date de parution
20151204
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cécile Narjoux est professeur agrégée de Lettres modernes et docteur ès Lettres. Elle enseigne la linguistique et la stylistique à l'université de Bourgogne. Ses recherches et ses publications, en littérature comme en langue, portent sur l'?uvre romanesque d'Aragon et sur la littérature féminine contemporaine.
Cécile Narjoux propose ici une étude novatrice de toute l'?uvre romanesque d'Aragon qu'il s'agisse de proses poétiques, de roman ou de théâtre-roman. La " fabulation magico-romanesque " d'Aragon, selon l'expression de Breton, est ainsi envisagée comme une écriture essentiellement polyphonique, faisant dialoguer les mythes de l'Antiquité et ceux de l'imaginaire aragonien.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.