En l'année 1522, l'annonce de la prise de Rhodes par l'armée de Soliman le Magnifique éclata comme un coup de tonnerre qui retentit de l'Europe du nord aux confins de l'empire ottoman. Ce fut à la suite de cette bataille perdue que l'Ordre des Hospitaliers, contraint de quitter Rhodes, reçut l'île de Malte et devint l'Ordre de Malte. Cet ouvrage rassemble des documents dont les premiers (textes français, espagnols et turcs) sont des témoignages directs de la prise de Rhodes elle-même. Les textes italiens et anglais, beaucoup plus littéraires et postérieurs d'un siècle environ à l'événement, montrent comment s'opère le passage de l'histoire au mythe. Chaque texte est introduit par une analyse historique qui lui est propre; ainsi le lecteur pourra-t-il juger des causes de l'événement, des enjeux, mais également des conséquences de la défaite, dont il est à peu près certain qu'elles influencent encore de nos jours, dans certains pays, même de manière inconsciente, bien des prises de position relatives à la Turquie. Enfin, chaque auteur, spécialiste dans sa discipline de la période étudiée, a rejoint le souhait commun d'offrir au lecteur des textes indisponibles en français, voire tout à fait inédits pour certains d'entre eux. Et, afin que l'éclairage soit complet, il a été jugé essentiel d'inclure également dans cette publication plusieurs textes ottomans, pour donner aussi la parole à "l'autre", à l'ennemi, à celui dont on parle ou que l'on fait parler sans jamais vraiment l'écouter.
Nombre de pages
494
Date de parution
24/11/2010
Poids
600g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782916488394
Titre
La prise de Rhodes par Soliman le magnifique
Auteur
Nardone Jean-Luc
Editeur
LA LOUVE
Largeur
141
Poids
600
Date de parution
20101124
Nombre de pages
494,00 €
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A l'origine, une source, unique, précise. Le pétrarquisme jaillit de l'oeuvre et du nom de Pétrarque. Philosophe, linguiste, homme d'Eglise et de pouvoir, humaniste, le Toscan est aussi un des plus grands poètes occidentaux. Son oeuvre se propage partout en Italie dès le XVe siècle : dans chaque ville, de nombreux poètes y puisent avant d'en renforcer le cours par de multiples productions qui rendent hommage au modèle imité, une imitation si diffuse qu'il est délicat parfois de savoir si les nouveaux poètes s'inspirent du Florentin ou des pétrarquistes locaux. Il en va bientôt de même en France où d'aucuns renient leur source d'inspiration première, forgent des courants nationaux, pour ne pas dire nationalistes. L'oeuvre de Pétrarque atteint l'Espagne, le Portugal, les rives de l'Angleterre, puis remonte, au XVIIe siècle, le cours des fleuves vers l'Allemagne. La vague de la mode pétrarquiste n'est pas une onde régulière, et tandis qu'elle apparaît ici, elle est ailleurs au plus bas ; puis resurgit plus loin, dans le temps. Quelles sont ces voies suivies par les multiples courants pétrarquistes ? Quels poètes les empruntent ? Que reste-t-il, si loin de leur source, des vers du poète toscan ? Le volume tente de répondre à ces interrogations pour souligner, dans le même temps, la dimension pluriculturelle et évolutive de la poésie d'amour de la Renaissance — au sens large du terme —, dans une Europe en quête de langues nationales reconnues, de formes poétiques nouvelles, mais aussi, plus largement, d'identités politiques et religieuses affermies.
Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l'histoire de l'Occident médiéval. En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les juifs d'Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse. Derrière ces événements dramatiques, l'auteur s'interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l'égard des Juifs. Quelle est l'origine de l'antijudaïsme en terre d'Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ? C'est au moment où se déroulent les grands procès d'Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d'ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire. En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente... et tout aussi sombre.