CONNAISSANCE ET LANGAGE DES ANGES SELON THOMAS D'AQUIN ET GILLES DE ROME
NANI-SUAREZ
VRIN
34,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782711615728
Depuis ses origines grecques et jusqu'à nos jours la philosophie occidentale a voué une attention particulière aux thèmes de la connaissance et du langage. Au Moyen Age ceux-ci connaissent un développement spéculatif remarquable dans un contexte doctrinal trop longtemps négligé: la théorie relative à la nature des anges. Poursuivant ses recherches centrées sur Les anges et la philosophie (dans un ouvrage publié dans cette même collection), l'auteur étudie ici les doctrines angélologiques médiévales pour autant qu'elles proposent un modèle spéculatif, celui des "intelligences séparées" ou "intellects célestes" qui permet aux philosophes d'expliquer la nature et la fonction des rapports cognitifs liés à la communication.Sur cette voie Thomas d'Aquin (1224/25-1274) et Gilles de Rome (1244/47-1316) se seront engagés très loin: la figure de l'ange leur permet en effet d'aborder le statut de l'intellectualité en tant que telle et de cerner ainsi un paradigme de connaissance parfaite. Leurs analyses des formes de communication des substances séparées, axées sur l'intentionnalité et sur le choix du langage, aboutissent à l'élaboration d'un modèle de communication caractérisé par la transparence et la gratuité.Dans le présent ouvrage, l'auteur se propose donc de réévaluer l'apport des théories angélologiques médiévales jusque dans leurs conséquences anthropologiques: dans ces théories où l'homme et l'ange sont images du même principe, "l'humanité dans l'ange" et "l'angélicité dans l'homme" s'éclairent mutuellement pour signifier une certaine idée d'humanité. Biographie de l'auteur Tiziana Suarez-Nani est chargée de cours et chercheur en histoire de la pensée médiévale auprès de l'Université de Fribourg (Suisse).
Date de parution
09/10/2003
Poids
550g
Largeur
240mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711615728
Titre
CONNAISSANCE ET LANGAGE DES ANGES SELON THOMAS D'AQUIN ET GILLES DE ROME
ISBN
2711615723
Auteur
NANI-SUAREZ
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
550
Date de parution
20031009
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Jusqu'ici la plupart des historiens de la pensée ont considéré la figure de l'ange principalement sous l'angle de sa signification religieuse et de ses dimensions théologiques. De la sorte, les théories philosophiques médiévales sur la nature et la fonction des anges ont été longtemps négligée. La présente étude entend combler cette lacune en opérant un décloisonnement des doctrines angélologiques de Thomas d'Aquin (1224/1225-1274). Et de Thierry de Freiberg (1240-1318/1302). L'analyse de ces doctrines révèle la pertinence philosophique des problèmes posés par la conception des anges en tant que " substances séparées ". Qu'est-ce que l'ange ? Quelle est la nature de son individualité ? Quelles sont ses positions et fonctions par rapports aux autres êtres ? Comment s'intègre-t-il dans l'architecture cosmologique et dans la structure métaphysique de l'univers ? Voilà les questions auxquelles les penseurs médiévaux répondent par l'élaboration de théories philosophiques qui apparaissent comme de véritables laboratoires de la pensée : ici, le travail conceptuel est d'une rigueur radicale. La figure philosophique de l'ange qui en résulte fournit non seulement une médiation métaphysique qui permet d'expliquer la structure et le sens de l'ordo rerum, mais aussi et surtout un puissant paradigme théorique de la subjectivité. Tiziana Suarez-Nani montre ainsi que, par le biais de ce paradigme, l'ange se révèle comme " l'autre soi-même de l'être humain " : une figure où l'homme retrouve le meilleur, le plus profond et le plus élevé de sa propre humanité.
Avignon, printemps 1328. Suite au conflit sur la pauvreté qui oppose les Spirituels au pape Jean XXII, François de la Marche (env. 1290-1344) fuit la ville en compagnie de ses confrères Michel de Césène, Bonagrazia da Bergamo et Guillaume d'Ockham. Ils se réfugient auprès de l'empereur Louis de Bavière à Munich, où François va rencontrer Marsile de Padoue et rédiger l'Improbatio, un important ouvrage polémique à l'encontre du pape. Connu pour son engagement sur le front de la pauvreté, c'est par son commentaire des Sentences et ses thèses novatrices en philosophie de la nature que François de la Marche est remarqué dès le milieu du XXe siècle. Ce volume analyse pour la première fois sa conception de la matière et de la forme, des créatures spirituelles, de l'âme humaine et de ses facultés. Cette reconstruction révèle la richesse d'une pensée qui fait de François de la Marche une des figures marquantes de la philosophie du XIVe siècle.
Il y a quelques jours, son message sur mon téléphone. Je rappelai, surpris de l'entendre après des mois sans un signe de vie. Ce fut court. Très court. Elle me demanda si je venais ? - Oui, la semaine prochaine. - Peut-on se voir ? - Si vous voulez. Pour moi, parfait en fin de semaine. - Vendredi ? Je vous prends en voiture au conservatoire. - Très bien. - Vers 8 heures ? - Du soir ou du matin ? - Mieux le soir !
Dans cet album sans texte, une simple divergence d'opinion entre deux êtres vire à un cataclysme d'émotions quand d'autres personnages s'en mêlent et prennent parti. À mesure que la mésentente gronde, les paroles incarnées par des essaims de couleur enflent, jusqu'à former un formidable monstre. Ce dernier happe les personnages et les voilà plongés dans un univers de sombre grisaille?Qui a gagné ? Qui a perdu ? Impossible à dire. Les couleurs comme le sujet de discorde ont disparu. Ne reste qu'un angoissant sentiment de gâchis. Les acteurs de cette terrible bisbille réussiront-ils à trouver une issue ? L'illustratrice brésilienne Nani Brunini élabore une véritable poétique visuelle pour nous rappeler l'essentiel : l'importance de maintenir le dialogue comme espace d'échange et de partage.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.