CONNAISSANCE ET LANGAGE DES ANGES SELON THOMAS D'AQUIN ET GILLES DE ROME
NANI-SUAREZ
VRIN
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EAN :9782711615728
Depuis ses origines grecques et jusqu'à nos jours la philosophie occidentale a voué une attention particulière aux thèmes de la connaissance et du langage. Au Moyen Age ceux-ci connaissent un développement spéculatif remarquable dans un contexte doctrinal trop longtemps négligé: la théorie relative à la nature des anges. Poursuivant ses recherches centrées sur Les anges et la philosophie (dans un ouvrage publié dans cette même collection), l'auteur étudie ici les doctrines angélologiques médiévales pour autant qu'elles proposent un modèle spéculatif, celui des "intelligences séparées" ou "intellects célestes" qui permet aux philosophes d'expliquer la nature et la fonction des rapports cognitifs liés à la communication.Sur cette voie Thomas d'Aquin (1224/25-1274) et Gilles de Rome (1244/47-1316) se seront engagés très loin: la figure de l'ange leur permet en effet d'aborder le statut de l'intellectualité en tant que telle et de cerner ainsi un paradigme de connaissance parfaite. Leurs analyses des formes de communication des substances séparées, axées sur l'intentionnalité et sur le choix du langage, aboutissent à l'élaboration d'un modèle de communication caractérisé par la transparence et la gratuité.Dans le présent ouvrage, l'auteur se propose donc de réévaluer l'apport des théories angélologiques médiévales jusque dans leurs conséquences anthropologiques: dans ces théories où l'homme et l'ange sont images du même principe, "l'humanité dans l'ange" et "l'angélicité dans l'homme" s'éclairent mutuellement pour signifier une certaine idée d'humanité. Biographie de l'auteur Tiziana Suarez-Nani est chargée de cours et chercheur en histoire de la pensée médiévale auprès de l'Université de Fribourg (Suisse).
Date de parution
09/10/2003
Poids
550g
Largeur
240mm
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EAN
9782711615728
Titre
CONNAISSANCE ET LANGAGE DES ANGES SELON THOMAS D'AQUIN ET GILLES DE ROME
ISBN
2711615723
Auteur
NANI-SUAREZ
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
550
Date de parution
20031009
Nombre de pages
0,00 €
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Jusqu'ici la plupart des historiens de la pensée ont considéré la figure de l'ange principalement sous l'angle de sa signification religieuse et de ses dimensions théologiques. De la sorte, les théories philosophiques médiévales sur la nature et la fonction des anges ont été longtemps négligée. La présente étude entend combler cette lacune en opérant un décloisonnement des doctrines angélologiques de Thomas d'Aquin (1224/1225-1274). Et de Thierry de Freiberg (1240-1318/1302). L'analyse de ces doctrines révèle la pertinence philosophique des problèmes posés par la conception des anges en tant que " substances séparées ". Qu'est-ce que l'ange ? Quelle est la nature de son individualité ? Quelles sont ses positions et fonctions par rapports aux autres êtres ? Comment s'intègre-t-il dans l'architecture cosmologique et dans la structure métaphysique de l'univers ? Voilà les questions auxquelles les penseurs médiévaux répondent par l'élaboration de théories philosophiques qui apparaissent comme de véritables laboratoires de la pensée : ici, le travail conceptuel est d'une rigueur radicale. La figure philosophique de l'ange qui en résulte fournit non seulement une médiation métaphysique qui permet d'expliquer la structure et le sens de l'ordo rerum, mais aussi et surtout un puissant paradigme théorique de la subjectivité. Tiziana Suarez-Nani montre ainsi que, par le biais de ce paradigme, l'ange se révèle comme " l'autre soi-même de l'être humain " : une figure où l'homme retrouve le meilleur, le plus profond et le plus élevé de sa propre humanité.
Résumé : Avignon, printemps 1328. Suite au conflit sur la pauvreté qui oppose les Spirituels au pape Jean XXII, François de la Marche (env. 1290-1344) fuit la ville en compagnie de ses confrères Michel de Césène, Bonagrazia da Bergamo et Guillaume d'Ockham. Ils se réfugient auprès de l'empereur Louis de Bavière à Munich, où François va rencontrer Marsile de Padoue et rédiger l'Improbatio, un important ouvrage polémique à l'encontre du pape. Connu pour son engagement sur le front de la pauvreté, c'est par son commentaire des Sentences et ses thèses novatrices en philosophie de la nature que François de la Marche est remarqué dès le milieu du XXe siècle. Ce volume analyse pour la première fois sa conception de la matière et de la forme, des créatures spirituelles, de l'âme humaine et de ses facultés. Cette reconstruction révèle la richesse d'une pensée qui fait de François de la Marche une des figures marquantes de la philosophie du XIVe siècle.
Il y a quelques jours, son message sur mon téléphone. Je rappelai, surpris de l'entendre après des mois sans un signe de vie. Ce fut court. Très court. Elle me demanda si je venais ? - Oui, la semaine prochaine. - Peut-on se voir ? - Si vous voulez. Pour moi, parfait en fin de semaine. - Vendredi ? Je vous prends en voiture au conservatoire. - Très bien. - Vers 8 heures ? - Du soir ou du matin ? - Mieux le soir !
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.