Nous sommes devenus une société soucieuse. De nos données à nos enfants, nous nous évertuons à maximiser notre contrôle sur une existence que nous ne cessons de numériser pour mieux la gérer de notre smartphone. La cause ? Un XXIe siècle plombé par la fin des grandes utopies, la suspicion généralisée et la conscience aiguë d'un avenir climatique funeste comme d'un présent en proie à toutes les crises. Alors que chaque jour révèle une nouvelle catastrophe et que l'on nous promet un futur cataclysmique, l'insouciance et l'ignorance bienheureuses ne sont plus permises. Le citoyen contemporain se doit à présent d'être en état d'alerte permanent. Un désir toujours plus accru de maîtrise qui nous pousse également à ne plus nous contenter d'un réel que nous nous acharnons à augmenter pour le rendre toujours plus intelligible et malléable dans une logique néolibérale où même l'intime devient une marchandise à faire fructifier et à gérer comme un véritable entrepreneur. Dès lors, l'innocence semble être devenue aujourd'hui impossible. Tout comme l'émerveillement est relégué à un passé révolu, celui d'un temps où l'on pouvait encore croire en un happy end. Un désenchantement et un cynisme généralisés que ce livre entend interroger pour redonner sa chance à une nouvelle naiveté militante et combattre la morosité actuelle par la recherche et l'édification de nouveaux possibles.
Nombre de pages
174
Date de parution
11/06/2021
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343234540
Titre
Vivre à l'heure de l'innocence impossible
Auteur
Naivin Bertrand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20210611
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Du succès de la saga Moi, moche et méchant au #chubby sur Instagram, du selfie au photo-dumping, du désormais incontournable pull moche arboré à Noël à l'improbable design de la Citroën AMI, il semble qu'aujourd'hui, la Beauté avec un grand B ne soit plus en vogue. Normatif et dictatorial, artificiel et trompeur, prompt à l'asservissement et au rejet du différent, le Beau est alors à présent accusé d'intolérance et de propagandisme. Dès lors, la Laideur est devenue en art une source intarissable de liberté esthétique et une critique de la culture du Surhomme des dictatures du XXe siècle avant que le moche ne soit considéré comme une réponse à l'hyperesthétisme impersonnel et deshumanisant des mass media. Depuis, l'heure semble désormais à l'élaboration d'une esthétique de l'inesthétique et à la banalisation comme à la valorisation de nos penchants les plus abjects. De cette tendance émerge une nouvelle valeur qui ne prétend plus à la transcendance du Beau ni au choc cathartique du Laid, mais revendique une mocheté assumée et militante. Un moche qui entend déconstruire les anciennes hiérarchies esthétiques et morales au profit d'une vision résolument inclusive. Un néo-moche que nous qualifions d'imbeau, et dont ce livre propose d'analyser la genèse artistique autant que sociétale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...