Un détournement. Nicolas Sarkozy et la "politique de civilisation"
Naïr Sami
GALLIMARD
7,65 €
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EAN :9782070121687
Décembre 2008. Au soir des v?ux télévisés, Nicolas Sarkozy promet aux Français de placer sa présidence sous le signe d'une "politique de civilisation". Coauteur avec Edgar Morin du livre dans lequel le président prétend avoir trouvé son inspiration (Une politique de civilisation), Sami Naïr rappelle ici le sens de cette formule, et l'oppose point à point à l'idéologie conservatrice, au confessionnalisme occidentaliste, à la pratique libérale inégalitaire incarnés par le président Sarkozy. Soulignant nombre de désaccords fondamentaux - sur les notions de laïcité et d'universalité, sur la politique sociale, la politique internationale, la politique d'immigration -, Sami Naïr s'interroge sur la signification du "sarkozysme", conception postmoderniste de style américain qui rompt avec l'héritage gaulliste comme avec la tradition républicaine. On ne saurait fonder une politique de civilisation sur ce qui est, en réalité, une opération de privatisation du lien social. Biographie: Philosophe et sociologue, Sami Naïr est professeur de sciences politiques à l'université de Paris-VIII. Auteur de nombreux ouvrages, notamment sur l'immigration, il a été délégué interministériel au codéveloppement et aux migrations internationales de 1998 à 1999 et a siégé avec la gauche au parlement européen de 1999 à 2004.
Nombre de pages
134
Date de parution
22/05/2008
Poids
204g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070121687
Titre
Un détournement. Nicolas Sarkozy et la "politique de civilisation"
Auteur
Naïr Sami
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
204
Date de parution
20080522
Nombre de pages
134,00 €
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Encore un petit traité d'explication pédagogique, pourrait-on penser. Il est vrai que la mode est à la leçon d'éducation civique sous forme de dialogue socratique transposé entre parents et enfants. Mais, en ce qui concerne l'immigration, on dépasse le simple cadre de la leçon de choses pour être forcé d'ouvrir les yeux sur une réalité sociale et politique protéiforme. Qu'est-ce qu'un immigré ? Comment le différencier d'un étranger ? Pourquoi l'immigration clandestine perdure et quelle est la situation précise du code juridique en matière d'accession à la nationalité française ? Pour tous ceux que ces questions intéressent, Sami Naïr reprend point par point l'histoire de l'immigration sans omettre d'évoquer les difficultés liées aux processus d'intégration ou d'assimilation, ni l'entrechoquement qui peut opposer les valeurs républicaines aux particularismes religieux. "Ni du côté du manche, ni du côté de la lame", l'auteur voudrait qu'"on arrête de jouer au couteau avec l'immigration". Qu'on prenne enfin le temps d'expliquer et d'éduquer, à défaut de trancher. --Denis Gombert
Mondialisation ", " globalisation ", " Empire américain " : sésames pour les uns, épouvantails pour les autres, ces mots finissent par ne plus signifier grand-chose. A rebours de ces lieux communs, Sami Naïr nous propose une lecture originale de ce qu'il définit comme un système-monde, un " Empire universel marchand ", au sein duquel les Etats-Unis incarnent le pouvoir dirigeant. Privilégiant les intérêts des multinationales et des Etats les plus riches, cet Empire à nul autre pareil dans l'histoire est servi par les principales organisations financières internationales (OMC, FMI, Banque mondiale). Prenant appui sur la captation des ressources énergétiques, construit au mépris de la plus grande partie de l'humanité - le Sud - il est paradoxalement miné par les conflits incessants entre les blocs économiques qui le constituent. Porteuse d'un modèle de civilisation qui ne se réduit pas à la seule " marchandisation " des rapports humains, l'Europe pourrait être une alternative à cet Empire. Encore faut-il qu'elle le veuille... Au fil d'analyses théoriques et géopolitiques nourries de l'actualité comme de l'histoire, cet essai propose non seulement une contribution à une meilleure interprétation du monde, mais aussi une réflexion pour le changer.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.