Monde commun : des anthropologues dans la cité N° 5, janvier 2021 : Un monde toxique. Monde commun :
Naepels Michel ; Müller Birgit ; Malchiodi Antonin
PUF
17,00 €
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EAN :9782130826606
Nos vies avec la pollutionLes objets convoités de la « croissance » économique produisent la pollution qui envahit nos corps et nos vies et finissent en déchets. Pour comprendre les expériences intimes que les hommes et les femmes ont des produits toxiques et des pollutions au quotidien, nous avons mené des enquêtes locales, en situation. Le nucléaire, les pesticides, les projets miniers, les produits chimiques du quotidien, les plastiques sont pris ici par leurs effets sur les corps et la manière dont ils reflètent et accentuent des inégalités sociales, de genre, de classe, de race. Les déchets toxiques issus des procédés industriels sont ignorés et tolérés par ceux qui continuent à vivre le « progrès » et « la croissance », tandis qu'ils occasionnent des souffrances quotidiennes à d'autres. Ce volume de Monde commun s'attache aux différentes formes de déni chez les régulateurs, les industriels et les victimes de la pollution, et à l'invisibilisation des conséquences matérielles dans notre système économique et technique. Questionner la chimie de notre monde toxique, c'est aussi imaginer d'autres mondes possibles, en suivant celles et ceux qui ont ouvert des alternatives vécues et vivantes.
Nombre de pages
171
Date de parution
20/01/2021
Poids
260g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782130826606
Titre
Monde commun : des anthropologues dans la cité N° 5, janvier 2021 : Un monde toxique. Monde commun :
Auteur
Naepels Michel ; Müller Birgit ; Malchiodi Antonin
Editeur
PUF
Largeur
170
Poids
260
Date de parution
20210120
Nombre de pages
171,00 €
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Directeur d'études à l'EHESS, directeur de recherche au CNRS, Michel Naepels réalise une anthropologie politique de la violence et de ses effets différés, à partir de deux terrains d'enquête ethnographique, en Nouvelle-Calédonie et au Katanga (dans l'est de la République démocratique du Congo).
Les sciences sociales peuvent-elles décrire la vulnérabilité, l'incertitude, la solitude ? Pour répondre à cette question, Michel Naepels, assumant sa position d'auteur, adopte dans ce livre une approche pragmatique et s'interroge sur le rôle du chercheur et le statut du témoignage qu'il suscite, à partir d'enquêtes menées dans des zones de conflits et de troubles, et de lectures à la fois anthropologiques, philosophiques et littéraires. Au lecteur qui se demande quelle est la place de celui ou celle qui enquête dans des situations de détresse, cet essai propose une anthropologie politique renouvelée de la violence, de la prédation, du capitalisme. Il endosse un point de vue, celui de la vulnérabilité et de l'exposition à la violence, en prêtant attention aux subjectivités, aux émotions et aux pensées des personnes qui y sont confrontées. Il s'agit d'articuler l'exploitation de l'homme et de la nature avec la construction de soi, de penser dans le sensible, avec la douleur, malgré tout.
Ces Histoires de terres kanakes nous proposent une description anthropologique et historique de la Nouvelle-Calédonie contemporaine, et plus précisément de la région de Houailou. Elles nous éclairent sur l'importance sociale et politique de la terre pour les Kanaks. L'affirmation indépendantiste kanake s'est enracinée sur la revendication de lieux socialement valorisés, témoins de l'ancienneté des familles kanakes qui les habitèrent jadis - des spoliations foncières massives ayant accompagné la colonisation de la Nouvelle-Calédonie par la France. La réforme foncière mise en place par l'Etat après les événements de 1984-88 a conduit à la restitution aux Kanaks d'un certain nombre de terres mais a aussi donné naissance à des conflits au sein de cette communauté. L'auteur montre sur quels principes s'appuient ces revendications divergentes et explique que les conflits actuels sont plus affaires d'histoire que de droit, de vérité que de norme.
Comment vivre dans une incertitude aiguë ? Pendant cinq ans, Michel Naepels a mené plusieurs enquêtes de terrain dans la riche région minière du Katanga, en République démocratique du Congo, dans une zone rurale où se reformait un groupe armé paysan. Le livre qu'il en a tiré est une chronique des troubles et des transformations sociales suscitées par la présence d'hommes en armes. Car comment faire durablement avec la violence, sans refuge ? De quels recours disposent les personnes les plus exposées pour retrouver des protections et des soutiens, pour redéfinir un avenir viable, face à la brutalité de l'exercice du pouvoir et des rapports de prédation ? Pour le comprendre, l'auteur s'intéresse à ce que traversent ces personnes, à leurs formes de vie, leurs capacités d'agir, leurs points de vue, tout en interrogeant sa place de chercheur.Michel Naepels déploie ainsi une anthropologie politique de la violence, de la prédation, du capitalisme. Il analyse la manière dont des logiques historiques (coloniales), économiques (extractivistes) et politiques façonnent des vies au bord de la vie. Il témoigne surtout d'un temps, notre temps, où l'on peut voir s'étendre la précarité, la violence et la vulnérabilité, et vaciller le futur. Un temps où nous affrontons, intranquilles, avec des protections sociales qui s'amenuisent et des ressources économiques et subjectives très inégales, un monde de plus en plus inhabitable.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.