Olwen Grwrigrwallt, réchappé des mouches et de l'incendie de sa Tour de Per-Ankh, avait erré dans les dédales d'Oryx-la-Verte à la recherche de son fils disparu. Il n'avait trouvé qu'un chien, Ichtyos, au regard plein d'amour. Et voilà qu'à son tour Olwen disparut. Pour de bon. A l'heure où les cloches de Saint-Triskel sonnent Complies. Tous les moines des Kédrons se recueillirent, tendus, soucieux, affligés. Car Olwen est mort, exécuté et enterré. Selon la coutume. Voici le récit, le rapport documenté et parfois censuré, de ses derniers jours. De son arrivée aux portes de la Prison des Sans-Nom, Ichtyos à ses talons, de sa séquestration dans une cellule digne du plus grand crime, la rébellion, de son exécution, propre. Et de son inhumation, discrète. Car les rebelles, les Sans-Nom, ultimes exclus de la société, doivent s'effacer des mémoires. Et des stèles. C'est tout juste si le messager du Prince, chargé du rapport des derniers jours d'Olwen, ose citer ce nom dans sa compilation de preuves, de fiches signalétiques, de courrier censuré. Il préfère de loin user de l'immatriculation 3.14.116. Ou encore du nom de code, Pythagore. Le cimetière des Sans-Nom est un roman inquiétant : fable politique sur l'enfermement et la solitude, mais aussi livre-objet construit comme un jeu de l'oie en 63 chapitres, voilà le texte hors-normes d'un auteur surprenant. Roland Nadaus a un véritable projet d'écriture, formidablement bien servi par le style soigné qui lui est propre.
Nombre de pages
338
Date de parution
13/01/1999
Poids
465g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782910030476
Titre
Le cimetière des sans-nom
Auteur
Nadaus Roland
Editeur
GAIA
Largeur
132
Poids
465
Date de parution
19990113
Nombre de pages
338,00 €
Disponibilité
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En 1944, Olivier Messiaen a composé vingt pièces pour piano seul qu'il a intitulées : Vingt regards sur l'Enfant-Jésus. A l'occasion d'un concert au cours duquel la pianiste Marielle Le Monnier a repris quelques-unes de ces pièces, Roland Nadaus a composé vingt poèmes inspirés par les titres donnés à son oeuvre par Messiaen lui-même. Le résultat est saisissant. Entraînés par la poésie de Roland Nadaus, nous ne sommes plus de simples spectateurs de l'histoire un peu surannée de la crèche de Noël, mais nous devenons acteurs de la vie nouvelle que Dieu donne au monde au travers de la fragilité de cet enfant - qui est une forme de provocation.
Ce livre n'est pas un cinquième évangile mais une fiction, un roman qui donne la parole à d'autres témoins; nous sommes-nous déjà demandés ce qu'ont pu vraiment ressentir les bergers de Bethléem, la femme adultère, le bon larron, ou les gardiens du tombeau? A travers leurs supposées dépositions, Roland Nadaus partage sa propre lecture de la Bonne Nouvelle, où la rencontre de l'Amour est racontée avec force, justesse et vérité.
Olwen, un scribe au passé sulfureux, est chargé de la rédaction d'un semainier. Son labeur est tourmenté et entaché par les mouches, interdites dans le royaume. Mais voilà : à compter de combien de mouches y a-t-il infraction? Une parabole cynique et bourdonnante sur l'humanité.
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Attachée de presse au Parlement européen de Strasbourg, Julia entre à l'hôpital pour un examen crucial et en ressort avec la sensation de commencer une nouvelle vie. Toute à sa joie, elle bouscule un inconnu dans la rue, un curieux petit homme à l'accent indéfinissable et qui semble doué pour les langues. Elle le retrouve une semaine plus tard devant le siège de l'institution, où il cherche une place de traducteur. Mais il est suivi par deux agents du Bureau, obscur service de contre-espionnage qui le suspecte de visées terroristes. Il faut dire que l'homme circule clandestinement en Europe depuis des années, use de fausses identités et refuse de révéler sa véritable origine. Elle aussi placée sous surveillance, Julia protège le migrant tout en se demandant ce que cachent les vieux cahiers d'écolier enfouis dans sa valise, pour lesquels se battent les barbouzes du Bureau et des espions russes.. . À l'ombre de la tour de Babel chancelante, les flingues vont sortir des poches. Et se heurter à plus forts qu'eux : des mots. Après Bons baisers d'Europe (Gaïa, 2023), Philippe Mouche revient sur la jeunesse de son héros hyperpolyglotte, Fergus Bond, dans un roman facétieux et profond qui fait de l'Europe le royaume des mots et du désir.
Résumé : En 1970 dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et rêve de devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. Velibor fait l'inventaire de ses souvenirs, une enfance sous une bonne étoile, rouge, et une adolescence rock'n roll. Avec une mère catho et un père partisan, ce sera Jésus contre Tito, le match rejoué chaque soir à la maison. Entre Jack London et Pelé, The Clash et Bukowski, le poète en devenir sera maudit, assurément.
1982. Rasmus vient d'avoir son bac et quitte sa campagne. A Stockholm, il va pouvoir être enfin lui-même. Loin de ceux qui le traitent de sale pédé. Benjamin est Témoin de Jéhovah et vit selon les préceptes religieux de ses parents. Sa conviction vacille le jour où un homme lui lance avec humour : " Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? " Rasmus et Benjamin vont s'aimer. Autour d'eux, une bande de jeunes gens, pleins de vie, qui se sont choisis comme vraie famille. Ils sont libres, insouciants. Or, arrive le sida. Certains n'ont plus que quelques mois, d'autres quelques années à vivre.
Kaminer Wladimir ; Kaminer Olga ; Stadler Max ; Cl
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