
Mélancolie
Nadas Péter ; Martin Marc
BRUIT DU TEMPS
15,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :
9782358730679
Mais quand la tension des forces humaines génère une bulle qui éclate, et qu'un vide, alors, se donne à sentir ; quand nous souhaitons ensuite nommer ce vide surgissant qui, tout à l'heure encore, manifestait sa présence par son absence effective, les mots de notre langue finissent par aspirer à un espace infini, immensurable à l'aune de l'expérience ou de l'imaginaire. Tout mot y tend. Jamais aucun n'y a encore accédé. Il est un tableau de Caspar David Friedrich où l'on peut regarder, interdit, l'espace interdit." Péter Nádas, Mélancolie, 1986.
| Nombre de pages | 80 |
|---|---|
| Date de parution | 17/03/2015 |
| Poids | 86g |
| Largeur | 115mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782358730679 |
|---|---|
| Titre | Mélancolie |
| Auteur | Nadas Péter ; Martin Marc |
| Editeur | BRUIT DU TEMPS |
| Largeur | 115 |
| Poids | 86 |
| Date de parution | 20150317 |
| Nombre de pages | 80,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

Le livre des mémoires
Nadas PéterRésumé : Dès sa publication à Budapest en 1986, puis en Allemagne, en Hollande, en Amérique et en Angleterre, Le Livre des mémoires a été reconnu comme un chef-d'?uvre, un immense roman à la structure élégante, d'une profondeur stupéfiante. Il est une exploration subtile des étapes sociale, physique, sexuelle et politique qui jalonnent l'existence des personnages et de toute notre époque. La première narration de cette ?uvre à trois voix alternées est celle d'un jeune écrivain hongrois animé d'une passion violente pour un poète allemand, alors qu'il est lui-même aimé par une actrice célèbre. Les souvenirs de son enfance, ses premiers émois, ses premières amours pour des filles et des garçons sont une admirable évocation de l'ambivalence d'un adolescent pris dans la tourmente de l'Histoire à travers les terribles années staliniennes et les événements de 1956. La deuxième voix est celle de l'écrivain en cours d'écriture, et ce roman-dans-le-roman se métamorphose en une parodie fin XIXe de ses souvenirs troublés et de ses incertitudes sexuelles. Enfin, la brève et dernière narration qui survient après la mort du narrateur principal tente de rendre compte avec exactitude des liens affectifs qui unirent autrefois celui-ci à son ami d'enfance. Sincère jusqu'à la cruauté dans sa vision de la condition humaine, des sentiments amoureux et de la sexualité, Le Livre des mémoires célèbre dans une langue sensuelle la trinité de notre siècle : le sexe, la politique et la famille. Péter Nàdas est né à Budapest en 1942. Romancier, essayiste, auteur de pièces de théâtre, il jouit d'une très grande réputation littéraire sur le plan international. Il a reçu en 1995 le Prix de Littérature Européenne (attribué précédemment à des auteurs tels que Doris Lessing, Milan Kundera, Marguerite Duras). Son précédent roman, La fin d'un roman de famille (collection Feux Croisés), a été publié chez Plon en 1991. "Le plus important des romans contemporains et l'un des plus grands du siècle." (Susan Sontag). "Sans aucun doute un chef-d'?uvre." (Stanislas Baranczak, The New Republic). "Ses digressions sont aussi divertissantes que celles de Proust, ses ironies rap, pellent : Thomas Mann, ses thèmes suggèrent Robert Musil, et son humour Italo Svevo. Mais Nàdas n'est influencé par personne, fi appartient totalement à notre époque et il redonne de la dignité au roman." (Daniel Johnson, The Times, Londres). "Ce roman de Nàdas prend place à côté des grandes ?uvres de notre siècle." (Freitag, Berlin). "Une superbe réussite, par un écrivain de classe mondiale." (Susan Robin Soleiman, Village Voice). "Cette Education sentimentale d'Europe de l'Est laisse derrière elle les tabous encore présents chez Mann et chez Proust, tout en prolongeant et en approfondissant leur héritage." (Neue Zuercher Zeitung).ÉPUISÉVOIR PRODUIT27,50 €
Du même éditeur
-

La mort à Venise
Mann Thomas ; Jaccottet PhilippeCe volume reproduit la traduction de La Mort à Venise commandée en 1946 à Philippe Jaccottet par l'éditeur Henry-Louis Mermod avec l'approbation de l'auteur, et publiée en Suisse l'année suivante. Miroir et statue ! Il embrassait du regard la noble figure debout là-bas au seuil de l'azur et, exalté par son ravissement, il croyait dans ce seul regard saisir le Beau en soi, la Forme en tant que pensée divine, la pleine et pure perfection qui n'existe que dans l'esprit et dont s'élevait ici, pour qu'on l'adorât, légère et pleine de grâce, une copie, une image humaine. C'était l'invasion de l'ivresse ; et l'artiste vieillissant l'accueillait sans hésitation, avidement. Il sentait son esprit tournoyer en vastes cercles, sa culture s'émouvoir, sa mémoire brasser des mythes immémoriaux appris au temps de sa jeunesse et que nulle personnelle chaleur n'avait jusqu'alors ravivés. Thomas Mann, La Mort à Venise - chapitre IV, 1912.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Six nuits sur l'acropole
Séféris Georges ; Ortlieb GillesUnique roman de l'auteur, Six Nuits sur l'Acropole est un livre de jeunesse, esquissé dans les années 1920, mais réécrit dans la fièvre vingt-cinq ans plus tard par Séféris alors qu'il était en poste au Liban dans les années 1950 et qu'il ne se sera jamais résolu à publier de son vivant, peut-être parce qu'il craignait d'y avoir révélé trop de lui-même. Sept jeunes gens, parmi lesquels Stratis, l'alter ego de l'auteur, s'y cherchent, perpétuellement tiraillés entre la grandeur passée de la Grèce et leur refus de la réalité présente d'Athènes, entre leurs rêves d'absolu et l'omniprésente sensualité à laquelle les invitent, en ce début de 1928, la grande ville et leur " croyance à la toute-puissance du corps " (comme il est dit dans un poème de 1941). Ils forment le projet de se réunir chaque nuit de pleine lune sur l'Acropole, avec l'espoir – illusoire dans l'Athènes " rétrécie " des années vingt – d'y puiser " la force de leurs ancêtres immortels ". Le projet échouera, bien sûr, mais nul besoin de connaître déjà l'oeuvre poétique de Séféris, pour être séduit par ce portrait hachuré d'une poignée de jeunes gens en quête de cohésion et s'ébrouant dans une bohême qui nous semble encore assez neuve. Comme l'écrit le traducteur : " On peut lire ces Six Nuits sur l'Acropole comme un divertissement romanesque et moins juvénile qu'il n'y paraît, y chercher le portrait d'une ville et d'une génération où affleureraient aussi les réalités de l'époque, ou encore prêter à ce livre, sous le patronage de Dante qui introduit ce récit d'une jeunesse revisitée et l'éclaire de nouveau à la toute fin, des significations insoupçonnées. On y retrouvera dans tous les cas cette manière propre à l'auteur de s'attacher à tous les aspects du réel, jusqu'aux plus prosaïques, pour tâcher d'en entendre et d'en dégager le sens ".EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Le Bruit du temps
Mandelstam Ossip ; Schneider Jean-ClaudeJe n'ai pas envie de parler de moi, mais d'épier les pas du siècle, le bruit et la germination du temps..." Même s'il s'en défend, avec Le Bruit du temps, publié en 1925 et rédigé en Crimée dès 1923, Mandelstam signe son livre le plus autobiogaphique et donc la meilleure introduction qui soit à son oeuvre. Il y évoque le Pétersbourg d'avant la révolution et sa formation de poète: de la bibliothèque (russe et juive) de son enfance à l'étonnant professeur de lettres, V. V. Gippius, qui lui a enseigné et transmis la "rage littéraire". Mais le livre est aussi une éblouissante prose de poète, qui annonce Le Timbre égyptien. Une prose où le monde sonore du temps (concerts publics, mais aussi intonations d'acteurs, chuintements de la langue russe) constitue la base du récit, une prose qui jaillit d'un regard à travers lequel le monde semble vu pour la première fois, avec une étonnante intensité. Mandelstam compose ainsi une suite de tableaux d'une exposition sur la préhistoire de la révolution. Le livre s'achève au présent sous une chape d'hiver et de nuit ("le terrible édifice de l'Etat est comme un poële d'où s'exhale de la glace"), face à quoi la littérature apparaît "parée d'un je ne sais quoi de seigneurial" dont Mandelstam affirme crânement, à contre-courant, qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte ni de se sentir coupable. Pourquoi traduire une nouvelle fois Le Bruit du temps alors qu'il existe déjà deux traductions en français, l'une, médiocre, dans une anthologie de proses de Mandelstam intitulée La Rage littéraire chez Gallimard, jamais rééditée; l'autre, extrêmement précise, par Edith Scherer, à L'Age d'homme, reprise dans la collection "Titres" chez Christian Bourgois? Sans doute parce qu'il fallait faire appel à un poète pour donner à entendre dans une langue d'une grande richesse, la musique et l'éclat si particuliers de cette prose. Nous avons commandé cette traduction nouvelle à Jean-Claude Schneider, admiré de poètes allemands comme Hölderlin, Trakl, Bobrowski, qui avait déjà traduit de Mandelstam, à La Dogana, des poèmes de Simple promesse et surtout le magnifique Entretien sur Dante, précédé de La Pelisse.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Le timbre égyptien
Mandelstam Ossip ; Limbour Georges ; Mirsky D-S ;II est terrible de penser que notre vie est un roman, sans intrigue et sans héros, fait de vide et de verre, du chaud balbutiement des seules digressions et du délire de l'influenza pétersbourgeoise. L'Aurore aux doigts de rose a cassé ses crayons de couleur. Ils gisent aujourd'hui comme de jeunes oiseaux, avec des becs béants et vides. Cependant, tout absolument me semble contenir les arrhes de mon délire favori en prose."Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER11,20 €



