Le présent ouvrage est un "manifeste raisonné d'une certaine manière de faire de la recherche" en Sciences humaines et sociales (SHS) et en Sciences de l'information et de la communication (SIC). L'originalité de cette recherche tient au fait que l'Esprit public, les publics des dépositaires des savoirs locaux traditionnels ancestraux, l'Afrique et sa diaspora, la pensée complexe et l'éthique complexe participent à 'l'élargissement" et à "l'opérationnalisation" du processus de repenser la communication pour le développement. Elargissement dans le sens où ils s'enrichissent, s'amplifient, au contact d'autres champs ; opérationnalisation dans la mesure exacte où un ensemble de travaux doit être rendu opératoire pour ceux qui en ont besoin.
Nombre de pages
140
Date de parution
20/11/2025
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336564913
Auteur
Nacoulma Jacques Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20251120
Nombre de pages
140,00 €
Disponibilité
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Le CNRS et le ministère de la Recherche ont signé un " Contrat d'action pluriannuel " qualifiant l'interdisciplinarité d'" ardente obligation ". L'objectif est de " dépasser le cloisonnement et la structuration en champs disciplinaires ". L'information, la communication et la connaissance sont identifiées comme l'un des cinq domaines dans lesquels l'interdisciplinarité sera favorisée (LE HIR P., Le Monde, 24/25 mars 2002, p. 24). Le CNRS a par ailleurs créé le Département des sciences et techniques de l'information et de la communication le 5 octobre 2000. Cet ouvrage s'intéresse à ces enjeux, en proposant une approche sociologique critique des acteurs qui ont été en lien avec les télécommunications au Burkina Faso de 1958 à 2018 : les enseignants-chercheurs, les journalistes, les ingénieurs télécoms, les informaticiens, les commerçants du secteur informel, les agents commerciaux du secteur formel, les étudiants, mais aussi les réparateurs et les bricoleurs de téléphones et d'ordinateurs. Les recherches ont été menées dans les villes de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso, de Banfora et de Dédougou. Les résultats obtenus présentent les enjeux et les défis stratégiques, monétaires et économiques des technologies de l'information et de la communication.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...