Les figures du compromis dans les sociétés islamiques. Perspectives historiques et socio-anthropolog
Nachi Mohamed
KARTHALA
28,01 €
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EAN :9782811105761
L'intérêt d'un ouvrage sur la place du compromis dans lessociétés islamiques a été renforcé depuis 2011 par le "réveilarabe" (Egypte, Tunisie, Libye?) et par la grande résonancequ'il a eue dans les pays arabo-musulmans et dans le reste dumonde. L'élan démocratique, la liberté d'expression retrouvée,les désordres salutaires qui s'en sont suivi rendent plusqu'actuel un dialogue raisonné, générateur de compromis. Enréalité, comme le montrent d'emblée plusieurs auteurs de celivre, l'islam est un espace pluriel dans ses textes fondateurs etdans les pratiques de sa grande tradition. Brigitte Foulon etMohamed Nachi nous indiquent ainsi que le concept d'ikhtilâf(la possibilité de divergences d'opinions entre les autorités dudroit religieux) fut très tôt admis comme légitime dans lesunnisme. Pour Yadh Ben Achour, la civilisation islamiquen'est pas étrangère à ce concept. Il y apparaît sous des formesmultiples: celle de la transaction, celle de l'arbitrage, celle dupardon et celle de la tolérance. Pour la période plus récente,l'ouvrage traite de cas éclairants comme les compromisméditerranéens de l'époque moderne (XVIe-XVIIe siècles) (J.Dakhlia), l'exemple andalou (E. Tixière de Mesnil), laradiographie d'un compromis manqué, le projet degouvernement d'union nationale en Palestine (2006-2007) (B.Botiveau), la Ligue tunisienne des droits de l'homme àl'épreuve des compromis (L. Chouikha et E. Gobe)? Dansl'histoire des sociétés islamiques, les situations de violence, derépression et de censure sont là pour nous rappeler que lecompromis n'est pas toujours une réalité immédiate. Il n'estnullement question de l'ériger en figure idyllique. Tout aucontraire, c'est dans une perspective pragmatique que desspécialistes de renommée internationale cherchent ici àinscrire une réflexion sur les dynamiques et les processus deconstruction des figures de compromis. Cet ouvragereprésente les actes d'un colloque organisé par MohamedNachi dans le cadre du laboratoire DIRASET ? étudesmaghrébines, intitulé "Les sociétés islamiques sont-elleshostiles au compromis? Perspectives historiques et socio-anthropologiques", tenu à Tunis les 15, 16 et 17 mars 2010. Lamanifestation a bénéficié du soutien de la Fondation HannsSeidel, de l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporainde Tunis et du Ministère tunisien de l'enseignement supérieuret de la recherche scientifique. DIRASET, études maghrébinesest un laboratoire des sciences sociales de l'Université deTunis. Sa vocation se décline en objets d'étude maghrébins,mais également dans une manière spécifique de faire larecherche, à travers des programmes collectifi mobilisant deschercheurs issus du Maghreb et d'Europe. Tout en optant pourune "indigénisation" de ses objets ainsi que de la manière deles analyser, le laboratoire tend à inscrire ses perspectives derecherche plutôt dans l'international.
Nombre de pages
300
Date de parution
03/12/2011
Poids
490g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811105761
Auteur
Nachi Mohamed
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
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20111203
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300,00 €
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Cet ouvrage inaugure une réflexion nouvelle sur la place du compromis dans les sociétés démocratiques. Celles-ci sont de plus en plus confrontées au défi du pluralisme et des revendications de différences politiques, religieuses, culturelles, ethniques etc. Pour relever ce défi, elles doivent inventer des formes de régulation permettant de construire un monde commun, apaisant les conflits, les tensions et les violences ; ce qui passe immanquablement par la mise en place d'une multitude de figures de compromis. Cela ne peut se faire sans une construction politique de la différence basée sur le respect de l'Autre et la reconnaissance mutuelle. Le compromis apparaît à cet égard comme une réponse juste pour l'édification d'un monde commun permettant aux individus et groupes de cohabiter dans la différence, mais sans indifférence. Il véhicule une certaine utopie qui se révèle à travers la volonté d'un vivre-ensemble dans un monde pluriel, mais commun. Cet ouvrage a l'ambition de jeter les bases d'une philosophie sociale et politique adaptée à cette diversité. Il vise à repenser les fondements d'un pacte politique, d'un contrat social approprié aux sociétés pluralistes. Les contributions des meilleurs spécialistes, de renommée internationale, sont réunies dans cet ouvrage innovant et unique qui propose une perspective singulière pour penser le compromis.
Mohamed Nachi est juriste, anthropologue et sociologue ; ses domaines de recherche portent sur la sociologie politique et morale et la sociologie des cultures et de la pensée islamique. Après avoir enseigné à l'Université catholique de Louvain (Belgique) et à l'Université de Sfax (Tunisie), est à présent Professeur de sociologie à la Faculté des Sciences Sociales de l'Université de Liège. Parmi ses publications : - Ethique de la promesse. L'agir responsable, Paris, PUF, 2003 ; - Introduction à la sociologie pragmatique, Paris, A. Colin, 2006 ; - Actualité du compromis. La construction politique de la différence, Paris, A. Colin, 2011 ; - Les Figures du compromis dans les sociétés islamiques, Paris, Karthala, 2012. - Révolution et compromis. Invention d'une solution aux incertitudes de la transition démocratique en Tunisie, Tunis, Nirvana, 2017.
L'enjeu de cet ouvrage collectif est de tenter de reprendre à nouveaux frais les questions d'émancipations et de révolutions. Les auteurs du " Sud " et du " Nord ", venant d'horizons différents et se réclamant de disciplines diverses – sociologie ; anthropologie, économie, histoire, philosophie – partagent une même ambition : appréhender les nouveaux enjeux de l'émancipation et des révolutions en partant des expériences révolutionnaires récentes et des nouvelles formes de contestation sociale et " nouveaux mouvements sociaux " qui, au cours des dernières années, ont marqué et même transformé les espaces sociaux et politiques de nos sociétés. En mobilisant les outils théorétiques et méthodologiques des sciences sociales, les auteurs esquissent des analyses nouvelles et mettent en chantier des perspectives novatrices pour penser autrement les émancipations et des révolutions.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.