Les moniales chartreuses appartiennent à l'un des plus anciens ordres monastiques, celui des chartreux qui a vu le jour en 1084 à la suite de l'appel que reçut saint Bruno (1030 - 1101) à vivre dans une plus grande solitude avec quelques compagnons dans le désert de Chartreuse situé dans la région de Grenoble. C'est vers 1150 sous le priorat de saint Anthelme de Chignin, septième prieur de Chartreuse que les moniales de Prébayon en Provence demandèrent à embrasser la Règle de vie des Chartreux. Suivant le charisme de solitude de saint Bruno tout adonné à l'écoute de l'Esprit Saint, elles vivent depuis ce temps en petites communautés érémitiques constituées de moniales du cloître, menant une vie strictement contemplative et de moniales converses ou données partageant leur temps entre les occupations matérielles de la Maison et la vie de recueillement, loin des bruits du monde, dans le silence, la pauvreté et la prière continue. Les moniales chartreuses, souvent confondues par erreur avec la congrégation des s urs de Bethléem, réalisent ainsi pleinement par leur présence discrète et leur vie cachée la vocation à la solitude et à l'oubli en Dieu pour l'amour de Dieu pensée par saint Bruno. Ecrit par l'une des meilleures spécialistes de la spiritualité cartusienne, accompagné de nombreuses photos, ainsi de citations puisées dans les écrits de moines ou de moniales chartreux, ce livre exceptionnel permet de découvrir la branche féminine de l'Ordre de saint Bruno et d'ajouter ainsi d'autres visages d'éternité à ceux qu'a révélé « Le Grand Silence ».
Nombre de pages
119
Date de parution
29/01/2009
Poids
560g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782940402328
Titre
Les moniales chartreuses
Auteur
Nabert Nathalie ; Rotival Bruno
Editeur
AD SOLEM
Largeur
190
Poids
560
Date de parution
20090129
Nombre de pages
119,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Natholie Nabert est poète, écrivain, professeur de littérature médiévale à l'Institut catholique de Paris, spécialiste des Chartreux, fondatrice du CRESC (Centre de recherches et d'études de spirituolité cartusienne), doyen honoraire de la Faculté des lettres de l'ICP. Elle a reçu en 2005 le Prix des écrivains croyants pour Liturgie intérieure, éditions Ad Solem, Genève, 2005.
Murmurée depuis des siècles dans le secret du silence et de la cellule, la prière des chartreux est un don rare et précieux qui nous remet, à chaque instant de notre vie, face à Dieu, face à nous-mêmes, à la fidélité, à l'amour, à la confiance, à l'espérance.
Les monastères sont des lieux de jouissance paisible pour peu qu'on y ait acquis la douceur du coeur et la nudité du regard. On y goûte les instants et les jours dans le retour saisonnier des fêtes liturgiques des fruits de printemps et d'automne. On y mange avec parcimonie la nourriture des hommes pour mieux goûter celle de Dieu. On y respire l'humilité des fleurs de clôture pour demeurer dans la fraîcheur de l'onction baptismale. On y écoute le Verbe pour en faire son miel. Le paradis est dans le brin d'herbe comme dans la somme théologique de toute une vie. Les cinq sens ont donc leur place dans la vie monastique. C'est ce que montre ici Nathalie Nabert avec l'élégance de style et l'érudition toujours d'une extrême précision qu'on lui connaît, dévoilant toute la dimension « civilisationnelle » de l'aventure monastique européenne.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.