L'Essai sur le mal n'est pas seulement l'exposé d'une doctrine parmi d'autres relatives au "problèmes du mal". Il introduit une autre manière de philosopher. Si la réflexion prend d'emblée l'allure d'une méditation sur le mal, sur l'injustifiable, c'est que l'auteur est convaincu qu'il n'y a pas de "salut par la connaissance", qu'il n'y a pas de lieu privilégié d'où le philosophe, qui contemplerait de haut la condition de l'homme en découvrant son essence, serait en mesure de révéler au sujet concret de l'expérience la vérité de ce qui existe. Il ne va vers le vrai qu'en payant de sa personne. Par une réflexion immanente à l'expérience, il se livre tout entier aux questions qu'elle fait surgir. Et c'est par la fidélité à la vérité de la question elle-même que s'enfante de celle-ci, dans le sujet qui la porte et qui accepte de se laisser transformer par le progrès de la réflexion, la certitude de la réponse. Jean Nabert n'est pas un philosophe du commentaire indéfini de l'"errance" ou de la finitude. Il veut une réponse.
Nombre de pages
188
Date de parution
05/03/1997
Poids
501g
Plus d'informations
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EAN
9782204056588
Titre
Essai sur le mal
Auteur
Nabert Jean
Editeur
CERF
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
19970305
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En 1955 Jean Nabert publiait son « Essai sur le mal » où il affrontait la question du mal radical. Il publia ensuite « Le Divin et Dieu », un article extrait d'une étude que sa mort en 1960 l'empêcha d'achever. Les nombreuses pages retrouvées furent publiées sous le titre « Le Désir de Dieu », préfacées par Paul Ricoeur. C'est cette oeuvre importante qui est publiée à nouveau aujourd'hui. Fondée sur une affirmation « qui s'affirme en moi, par moi, sans être de moi », la recherche de Nabert a porté principalement sur trois domaines : une critique résolue de l'ontothéologie (à l'absolu comme être, Nabert oppose l'absolu comme acte) une « critériologie du divin » une « herméneutique de l'absolu » (une philosophie de l'expérience de foi appuyée à la fois sur le désir d'être et sur l'ouverture au témoignage absolu). Centré sur la recherche des conditions de possibilité d'une « herméneutique du divin », « Le Désir de Dieu » anticipe, en fait, bien des travaux contemporains.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...