Mystique, mysticisme et modernité en Allemagne autour de 1900. [actes du colloque franco-allemand, S
Châtellier Hildegard ; Bassler Moritz ; Faivre Ant
PU STRASBOURG
18,29 €
Epuisé
EAN :9782868200044
Stratégie de compensation , réaction de défense, catalyseur de l'innovation, le discours mystique et paramystique a joué un rôle décisif dans la genèse de la modernité autour de 1900. Artistes et écrivains de l'avant-garde, représentants de nouveaux mouvements religieux et idéologiques se sont inspirés d'un savoir à l'écart de la science reconnue comme telle - ésotérisme, occultisme, spiritisme - et ont tiré profit du commerce avec l'incompréhensible, l'étrange et l'inquiétant. Les auteurs du présent volume redécouvrent des sources oubliées et mettent en lumière des aspects nouveaux, surprenants, y compris dans les oeuvres de la modernité classique. Ils fournissent ainsi une contribution à un domaine de recherche trop longtemps négligé : l'étude des rapports inattendus et complexes entre mysticisme et modernité.
Nombre de pages
328
Date de parution
02/11/1998
Poids
630g
Largeur
165mm
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EAN
9782868200044
Auteur
Châtellier Hildegard ; Bassler Moritz ; Faivre Ant
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Date de parution
19981102
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'approche du mouvement religieux au XVIe siècle réalisée par L. Febvre a conduit les historiens à prendre leurs distances à l'égard d'une étude réduite à l'opposition entre réforme et contre-réforme. En fait, le catholicisme moderne apparaît de plus en plus comme l'aboutissement d'une succession de réformes plus ou moins réussies dont l'étape la plus importante fut sans doute celle du concile de Trente (1545-1563). A côté d'une partie doctrinale où se trouvait fixée la Foi catholique, le concile se préoccupait aussi de l'amélioration spirituelle et intellectuelle du clergé et de l'instruction des fidèles. Mais dans quelle mesure cette ?uvre de renouvellement de l'Eglise fut-elle appliquée en France ? On sait combien la doctrine gallicane, solidement implantée dans le Royaume, s'opposa aux idées et aux décrets qui venaient de Rome, surtout lorsque leur plus zélé propagateur était un ordre directement soumis au pape, la Compagnie de Jésus. On peut aussi s'interroger sur les conséquences de telles mesures sur les comportements individuels et familiaux des simples fidèles. Cette réforme de l'Eglise n'était-elle pas une affaire de clercs, voire même d'une élite spirituelle avec des hommes comme François de Sales, Pierre de Bérulle, Vincent de Paul, des femmes comme Jeanne de Chantal, Louise de Marillac ou Angélique Arnauld ? Pourtant, on ne cessa de construire des églises. Au cours de la première moitié du XVIIe siècle, on érigea de multiples congrégations et confréries où les laics, hommes et femmes, entraient en foule. Les problèmes de doctrine étaient l'objet de discussions passionnées entre les fidèles, comme le révèlent les Provinciales de Pascal. Il faut donc s'en convaincre : de même qu'une société protestante était en convaincre : de même qu'une société protestante était en train de naître avec ses traits spécifiques (thèse de M. Weber), une société catholique, en France comme dans le reste de l'Europe, était en voie de constitution.