L'âge d'or de la peinture anglaise. De Reynolds à Turner, Exposition présentée au Musée du Luxembour
Myrone Martin ; Maisonneuve Cécile
RMN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711874347
Les années 1760, au début du règne de George III, ont marqué un tournant pour l'art britannique, avec l'ascension triomphante de Joshua Reynolds (1723-1792) et de Thomas Gainsborough (1727-1788), ainsi que la fondation, en 1768, de la Royal Academy of Arts. Reconnus comme les maîtres du portrait, Reynolds et Gainsborough ont rivalisé pour élever le genre à des niveaux d'innovation visuelle et intellectuelle inédits. Ces deux artistes ont redéfini l'art britannique et ont hissé toute une génération vers de nouveaux sommets en réinventant les règles et les conventions de la peinture sur des thèmes récurrents comme la lignée, la famille et le foyer dans les portraits, la peinture de genre et d'histoire, le paysage... Les artistes britanniques ont fait également évoluer la figuration narrative pour tendre vers le sublime. Les travaux d'Henry Fuseli, de John Martin et de Philippe Jacques de Loutherbourg, ainsi que l'oeuvre de Joseph Mallord William Turner, ont ouvert la voie à une nouvelle conception de l'art comme support de l'imaginaire. Soutenue par le roi, mais aussi et surtout par les acteurs du commerce et de l'industrie, la peinture britannique s'épanouissait dans une diversité de styles, qui fut alors perçue par les contemporains comme le signe d'un âge d'or artistique.
Au XIXe siècle, Paris est en pleine métamorphose. Marquée tant par les bouleversements politiques et sociaux que par l'essor industriel et les grands travaux du préfet Haussmann, la capitale s'impose aussi comme un lieu de divertissement sans égal. Tour à tour majestueuse et populaire, monumentale et pittoresque, elle fascine les architectes, les peintres, les photographes et les poètes. Cet ouvrage explore les multiples visages de Paris à travers les chefs-d'oeuvre des collections du musée d'Orsay, signés Jacques Ignace Hittorff, Johan Barthold Jongkind, Charles Marville, Claude Monet, Berthe Morisot, Henri Rivière, Henri de Toulouse-Lautrec ou Eugène Viollet-le-Duc... Un voyage sensible et inédit au coeur de la Ville lumière, miroir d'un siècle en perpétuel mouvement.
Par sa longévité, Gilbert Du Motier de Lafayette (1757-1834) traverse un demi-siècle de bouleversements et de révolutions. De part et d'autre de l'Atlantique, il joue dans la vie politique un râle de premier plan, entrecoupé d'éclipses. Engagé dans une défense constante des libertés individuelles et collectives, il s'illustre dans la guerre d'indépendance américaine (1777-1781), dans les premiers élans de la Révolution française (1789-1792) et lors de la chute de Napoléon 1er (1815). Attentif aux destinées des Etats-Unis où, sur le tard, il effectue un retour triomphal (1824-1825), il revient sur le devant de la scène française à l'avènement de la monarchie de Juillet (1830). Tout au long de sa vie, Lafayette crée un pont entre deux mondes, entre deux cultures politiques. Pour transmettre ses idées et son image, Lafayette a rédigé des mémoires et fait la commande de nombreux portraits. De son vivant déjà, tout un ensemble de discours et de représentations circulent à son sujet, en France et aux Etats-Unis. En faisant l'actualité, en suscitant la curiosité du public, il accède à la célébrité. L'émergence de cette forme de notoriété, moderne et ambivalente, qui apparaît entre les Lumières et l'âge romantique, s'appuie sur une massification de l'imprimé et de la gravure, sur un attachement plus affectif aux personnalités publiques, enfin sur l'apparition de l'opinion publique dans le jeu politique. Lafayette a sans cesse été l'objet de jugements de ses contemporains, de témoignages de reconnaissance, de rapports de police, de chansons ou d'articles à son effigie fabriqués en série. La connaissance de celles et ceux qui les ont produits, diffusés et reçus, permet de mettre en lumière les mécanismes qui ont fait de Lafayette une figure publique internationale.
Résumé : Si Johannes Vermeer, surnommé le "Sphinx de Delft" par le Français Théophile Thoré-Bürger, est aujourd'hui la figure de proue du Siècle d'or hollandais, il ne fut pas le seul à avoir donné ses lettres de noblesse à la peinture de genre. "Représenter ce qui est" fut le leitmotiv de tout un groupe de peintres des Provinces-Unies au XVIIe siècle : Rembrandt, Gerard Dou, Jan Steen, Gerard Ter Borch, Pieter De Hooch et Gabriel Metsu -, pour ne citer que les plus grands de ce courant artistique à part entière. Avec des portraits, scènes de genre, paysages et natures mortes, c'est la simple réalité du quotidien qui s'invita sur les toiles de ces nouveaux maîtres. Grâce à des rapprochements entre les chefs-d'oeuvre des différents artistes du Siècle d'or hollandais, cet album vous invite à découvrir à travers plusieurs thématiques (le portrait, le clair-obscur, la lettre, la musique...) à quel point ces peintres s'inspiraient mutuellement. Le style, le sujet, la technique et la composition se répondent d'un maître à l'autre, mais la virtuosité et la profondeur poétique des tableaux de Vermeer dépassent le talent de ses confrères.
Peintre courtisan, peintre des corps, peintre de l'insolence, peintre du regard? Arrivé à Rome à la fin du xvie siècle, Caravage se fait tout de suite remarquer, subjuguant par ses figures de musiciens ou de tricheurs, et bientôt par ses images sacrées qui sidèrent par leurs mises en scène renversantes et l'efficacité de leur clair obscur. En une vingtaine d'années, il bouleverse les codes, impose ses visions profanes et religieuses et devient l'artiste le plus connu et le mieux payé de son temps. Et si sa réputation de mauvais garçon de la peinture baroque, voyou et irascible, qui est encore la sienne, n?était qu'une légende, nous empêchant d'appréhender la force créatrice et novatrice qui réside en ses euvres ...La forme originale de ce coffret permet de plonger au ceur de l'art de Caravage : accompagné d'un livret explicatif comprenant une introduction générale et des commentaires détaillés, il contient un livre «en accordéon» tout en images, qui déploie près d'une cinquantaine d'euvres, tableaux de chevalet et compositions monumentales, dont les gros plans révèlent et magnifient la puissance dramatique.Notes Biographiques : Historienne de l'art, Valérie Mettais est l'auteure de plusieurs ouvrages sur la peinture et les écrits d'artistes. Aux Éditions Hazan, elle a publié une Histoire vivante de l'impressionnisme (2021), ainsi que les coffrets de la collection « L'essentiel » Klimt, Turner, Van Gogh, Bosch, L'Impressionnisme, Caravage et Bonnard.