Des saints laïques. Figures exemplaires dans la littérature du XIXe siècle
Myoupo Magalie
PU LYON
20,00 €
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EAN :9782729714277
Jean Valjean, bagnard injustement condamné et sauveur de Cosette, évoque la figure du martyr autant que celle du saint. Pourtant, Victor Hugo, fervent républicain, fut l'un des grands défenseurs de la laïcité dès 1850. Alors pourquoi s'inspirer de l'imaginaire des saints catholiques pour façonner l'un de ses plus beaux personnages ? Le christianisme et l'Eglise sont les ennemis principaux contre lesquels s'érigent peu à peu les auteurs du xixe siècle. Pourtant, la figure du saint ne disparaît pas. Bien au contraire, elle est omniprésente dans les ouvrages d'histoire comme dans les oeuvres de fiction. Au cours du xixe siècle, l'écrivain endosse en effet un nouveau rôle : réhabiliter les plus humbles, un peuple qui s'est fait entendre lors de la Révolution française et à travers plusieurs mouvements révolutionnaires au cours du siècle. Par cette réhabilitation, l'objectif est de recréer une société plus unie. Or, rien de tel que les mythes et les religions pour réunir. Sauf que la République introduit peu à peu la notion de laïcité et que les figures religieuses doivent être passées au crible de la sécularisation. 'est ce que s'emploient à faire Michelet, Esquiros, Dumesnil ou Lamartine dans leurs légendes et autres vies historiques. C'est ce qu'Hugo, Dumas, Sand, Sue, Zola ou les frères Goncourt réussissent remarquablement dans leurs oeuvres de fiction. Et c'est finalement à une redécouverte de la littérature du xixe siècle que nous invite Magalie Myoupo.
Nombre de pages
251
Date de parution
07/12/2023
Poids
440g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729714277
Titre
Des saints laïques. Figures exemplaires dans la littérature du XIXe siècle
Auteur
Myoupo Magalie
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
440
Date de parution
20231207
Nombre de pages
251,00 €
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Un voyage littéraire à travers des oeuvres explorant les formes de l'ascétisme aux 19e et 20e siècles. Cet ouvrage aborde l'influence de la notion d'ascétisme dans la littérature française des 19 e et 20 e siècles. Il s'attache à inscrire la réflexion dans l'histoire des idées et des représentations spirituelles, de l'Antiquité à nos jours. Ainsi, les contributions qu'il rassemble permettent de suivre, à travers l'esthétisation d'une notion au départ essentiellement philosophique (relevant principalement du stoïcisme) ou religieuse (en contexte francophone, avec la pensée judéo-chrétienne), les héritages d'une forme de littérature spirituelle en contexte sécularisé. A travers les transformations de l'idéal ascétique tant du point de vue de la poétique - des romantiques aux oeuvres d'Henri Michaux, de Jacques Roubaud ou de Philippe Jaccottet - que du point de vue idéologique, l'histoire des liens entre littérature et spiritualité s'en trouve enrichie. Stéphanie Bertrand est maîtresse de conférences en langue et littérature françaises et membre du laboratoire Ecritures (Université de Lorraine). Ses recherches portent notamment sur la spiritualité du style dans la littérature des 20e et 21 e siècles. Magalie Myoupo est maîtresse de conférences en langue et littérature françaises et membre du laboratoire Ecritures (Université de Lorraine). Ses recherches portent principalement sur les liens entre la littérature du 19e siècle, la spiritualité et les phénomènes de sécularisation.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Ce bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.